04/10/2018 10:00

Les députés ont voté en commission la fin d'une discrimination dans les dons du sang touchant les homosexuels

Les députés ont voté en commission la fin d'une discrimination dans les dons du sang touchant les homosexuels, à l'occasion de l'examen d'une proposition de loi LR.

La commission des Affaires sociales a adopté un amendement des socialistes, Hervé Saulignac en tête, alignant pour le don la durée d'abstinence des homosexuels sur celle s'appliquant aux hétérosexuels (quatre mois d'absence de relations avec plusieurs partenaires).

"Pour tout homme donneur et toute femme donneuse, aucune distinction ne doit être faite en fonction du genre et sexe du ou des partenaires avec qui il ou elle aurait entretenu des relations sexuelles", stipule l'amendement adopté, similaire à un amendement LFI.

Depuis juillet 2016, les hommes homosexuels peuvent théoriquement donner leur sang, geste qui leur était interdit depuis 1983 en raison des risques de transmission du sida. Mais cette possibilité est soumise à des conditions fixées par un arrêté du 5 avril 2016, notamment l'abstinence d'un an, qui doit être déclarée lors d'un entretien préalable.

La proposition de loi "visant à la consolidation du modèle français du don du sang", portée par Damien Abad, prévoit aussi d'abaisser l’âge légal ouvrant droit au don du sang de 18 à 17 ans, âge fixé en commission pour s'aligner sur le droit européen.

Le texte entendait en outre inciter davantage les dons en entreprise par les salariés, rappeler dans la loi les principes de sécurité, d'éthique et de gratuité du don du sang, et encore permettre de pouvoir inscrire sur la carte d'identité les éléments sur le groupe sanguin de la personne.

Mais la majorité a rejeté toutes ces autres mesures. La proposition de loi réduite à deux articles sera examinée dans l'hémicycle le 11 octobre.

Deux autres propositions LR, au menu de la même "niche", ont été rejetées par la même commission: l'une sur la création d'un répertoire des maladies rares ou orphelines, l'autre sur l'avenir de la santé.

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Vos réactions

Portrait de Catalan
4/octobre/2018 - 12h21
sensei a écrit :

Nous avons la mémoire courte et le scandale du sang contaminé.......    

D'après ce qu'il de raconte il n'y aurait pas que la mémoire que vous auriez courte

Portrait de Mosquitox.
4/octobre/2018 - 12h12
blue92 a écrit :

Je n’ai jamais compris cette discrimination des hétérosexuels pouvaient être contaminés aussi sans le savoir...et les poches de sang sont testées après....

Il suffit juste de remettre les choses dans leur contexte pour comprendre.

 

Quelques dates clés:

 

 

L'histoire retiendra la date du 5 juin 1981 comme point de départ de l'épidémie de Sida. En effet, c'est en ce vendredi que les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains ont publié dans leur revue Morbidity and Mortality Weekly Report les premières conclusions marquantes au sujet de la maladie.

 

Dans un premier temps, les malades sont tous des homosexuels ayant eu de nombreux rapports. Ainsi est née l'hypothèse d'une infection sexuellement transmissible, qui ne sera confirmée que quelque temps plus tard. D'abord baptisée gay-related immunodeficiency disease (Grid), ce trouble immunitaire change de nom quand des personnes hétérosexuelles en présentent aussi les symptômes. La maladie devient alors acquired immunodeficiency syndrome (Aids). Traduit en français, l'acronyme deviendra Sida, pour syndrome d'immunodéficience acquise.

Le virus responsable est décrit pour la première fois dans le numéro de la revue Science daté du 20 mai 1983, après une première observation microscopique réalisée le 4 février de la même année par l'équipe de Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi.

 

 

Conclusion: Prendre cette mesure envers les homosexuels en 1983 avait bel et bien tout son sens.