07/04/2018 15:31

L'ancien directeur général du groupe Altice, Michel Combes, a quitté le groupe avec une prime de six millions d'euros

L'ancien directeur général du groupe de télécoms et médias Altice, Michel Combes, a quitté le groupe avec une prime de six millions d'euros qui est venue 'ajouter à sa rémunération de dirigeant du groupe, selon le rapport annuel du groupe. Le dirigeant avait démissionné le 9 novembre après plusieurs séances de 

dégringolade boursière à la suite de résultats trimestriels décevants. L'action avait perdu plus d'un tiers de sa valeur en une semaine.

Cette prime vient s'ajouter à un montant de 6,64 millions d'euros, correspondant à son salaire avec primes, pour 3,42 millions d'euros et une rémunération en actions d'un montant équivalent à 3,22 millions d'euros. "Il s'agit d'une partie des conditions prévues contractuellement incluant notamment une part variable réduite par rapport aux conditions initiales", a précisé Altice, interrogé par l'AFP.

Le groupe a été repris en main par Patrick Drahi, son fondateur, et organisé la séparation de ses activités américaines et européennes en deux entreprises: Altice USA et Altice Europe. Michel Combes a rejoint début janvier l'opérateur américain Sprint en tant que directeur financier et président, ce qui traditionnellement aux Etats-Unis correspond à être "numéro 2" de l'entreprise et place le titulaire du titre en bonne place pour succéder au PDG.

Selon des documents publiés par la SEC, l'autorité des marchés financiers américaine, Michel Combes dispose chez l'opérateur américain d'un salaire annuel d'1,5 million de dollars, qui peut être multiplié par deux selon les performances, de diverses primes à la performance ainsi que de 3 millions d'actions gratuites, d'une valeur de 15,15 millions de dollars au cours du jour (5,05 dollars à la clôture mercredi).

Il avait déjà créé une polémique lorsque le conseil d'administration d'Alcatel-Lucent avait voté une prime de départ de près de 14 millions d'euros lors de sa démission après la vente de l'équipementier télécoms franco-américain à son concurrent Nokia en 2015, un montant réduit à 7,9 millions d'euros après intervention du gouvernement d'alors.

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Vos réactions

Portrait de Députéhonnête-mdr
7/avril/2018 - 20h50

Révoltant !!!!!!!!!!!!!