10/02/2018 12:00

Le tabloïd britannique de gauche "Daily Mirror", favorable à l'Union Européenne, achète son concurrent, le journal de droite pro-Brexit, le "Daily Express"

L'éditeur du tabloïd britannique de gauche "Daily Mirror" a annoncé vendredi l'achat de plusieurs titres dont son concurrent de droite "Daily Express" pour 126,7 millions de livres (143 millions d'euros), en pleine consolidation d'un secteur confronté à la baisse des ventes et recettes publicitaires.

Les deux journaux, les plus vendus au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ont connu un déclin continu de leur diffusion.

En décembre 2017, le "Daily Mirror" affichait un tirage quotidien de 580.000 exemplaires, un chiffre en recul de 18,84% par rapport à décembre 2016 tandis que le "Daily Express" a enregistré de son côté un recul de 6,82% à 364.000 exemplaires.

Le directeur général de l'éditeur du "Daily Mirror", le "Trinity Mirror", a expliqué sur la BBC que cet achat allait permettre aux deux journaux concernés de faire des économies d'échelle mais affirmé qu'ils garderaient chacun leur identité propre. "Le "Daily Express" ne va pas se gauchiser et le Mirror ne va pas se droitiser", a affirmé Simon Fox.

Outre le spectre politique, les deux journaux ont une vision totalement opposée sur l'Union européenne: le "Daily Express" est fermement pro-Brexit tandis que le Mirror avait appelé les Britanniques à voter pour rester dans l'UE lors du référendum du 23 juin 2016.

Le rachat comprend aussi d'autres titres du groupe Northern & Shell, commele Sunday Express, le Daily Star et le Daily Star Sunday ainsi que les trois magazines people OK!, New! et Star.

L'action Trinity Mirror bondissait de 7,45% à 75 pence vers 12H00 GMT à la Bourse de Londres.
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Vos réactions

Portrait de Dragon75
10/février/2018 - 15h16 - depuis l'application mobile
.legay a écrit :

 

Journal Le Monde, le 1er Fevrier 2018:

"Les Britanniques ne regrettent pas le Brexit !"

 

Analyse. Les Britanniques sont-ils en train de changer d’avis sur le Brexit ?

Bien des Français, ahuris par la décision de larguer les amarres avec l’Union européenne (UE) et l’absence de vision d’avenir du gouvernement May, veulent le croire.

Pour l’heure, il n’en est rien, et le clivage profond ouvert par le référendum du 23 juin 2016 bouleverse durablement le paysage politique. Un groupe d’éminents universitaires britanniques a posé ce diagnostic, mercredi 31 janvier, en publiant une passionnante synthèse de leurs travaux qui contrarie quelques vœux pieux...

@.legay les effets du Brexit ne se ressent pas encore, attendant les résultats d’ici 3 à 4 ans