10/01/2018 08:39

Cent femmes, dont Catherine Deneuve, dénoncent "la campagne de délation déclenchée par #balance ton porc et "la haine des hommes"

Dans une tribune publiée par Le Monde, ce matin, cent femmes signataires prennent la défense de la "liberté d'importuner", après ce qu'elles qualifient de "campagne de délation" visant des hommes accusés de harcèlement sexuel dans la foulée de l'affaire Weinstein.

Le texte a été écrit par cinq auteures reconnues, parmi lesquelles Catherine Millet et Catherine Robbe-Grillet, et signé par des personnalités comme l'actrice Catherine Deneuve et la journaliste Elisabeth Lévy.

"Cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire", écrivent-elles, comparant au "puritanisme" et à une "campagne de délation" la dénonciation du comportement d'un certain nombre de personnalités accusées publiquement de harcèlement, notamment lors des campagnes #balancetonporc et #metoo sur les réseaux sociaux.

"Cette justice expéditive a déjà ses victimes", des hommes dénoncés et sanctionnés "lorsqu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses 'intimes' lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque".

Le texte dénonce enfin ce qu'il considère comme un enfermement des femmes dans un statut de victimes : une femme "peut veiller à ce que son salaire soit égal à celui d’un homme", mais "ne pas se sentir traumatisée à jamais par un frotteur dans le métro" voire l'envisage comme "l’expression d’une grande misère sexuelle" ou "un non-événement".

"Nous pensons que la liberté de dire non à une proposition sexuelle ne va pas sans la liberté d’importuner", concluent ces femmes, qui débutent leur texte en estimant que "la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste".

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Vos réactions

Portrait de Brainwashin'
10/janvier/2018 - 20h24

Enfin le bon sens reprends son droit.

Cette campagne "Balance Ton Porc" a tourné en un vulgaire objet de représailles dont les féminazies enragées se servent pour casser les hommes.

Bien content d'être gay et ne de pas avoir à draguer des femmes car ça doit être très compliqué d'être hétéro en ce moment avec ces furies.

Portrait de izza
10/janvier/2018 - 16h07

Depuis le début de cette affaire , je pense aussi qu'il y a des dames qui ont été contentes de le trouver donc c'est un peu facile de se plaindre 10 ans après , elles se font photographier en train de minauder, l'embrassant sur la joue ou penchée sur son épaule,  donc je trouve cela étrange sans pour autant soutenir ce type. Et c'est vrai que les hommes ne vont plus savoir quelle attitude adopter envers les femmes comme certains n'osent plus faire la toilette à leur filles quand elles sont petites sous peine de passer pour des agresseurs . Les femmes doivent se laisse séduire et courtiser sans pour autant dénoncer un rapprochement comme une atteinte, sinon on ne s'en sort plus . Mais ce n'est que mon avis

Portrait de cmoixp
10/janvier/2018 - 12h45
DVT a écrit :

Désolé, mais un mot graveleux ou une caresse dans l’entrecuisse c'est grave et c'est le début des agressions, alors qu'elles arrêtent de crier contre "balancetonporc" qui est le début de la justice. 

Une caresse dans l'entrecuisse c'est grave !! même très grave .... un mot graveleux ce n'est pas grave .... c'est juste con et impoli

2.5.0.0
Portrait de cmoixp
10/janvier/2018 - 12h38
nina83 a écrit :

Elles n'ont jamais été violées, tant mieux pour elles, ni subi d'attouchements non consentis.... elles sont surtout d'un autre âge, et parlent de ce qui se faisait au 20ème siècle. Elles combattent les jeunes générations qui elles justement en ont marre des non-dits.

Rien n'a voir ... Elles ne parlent pas des femmes violées bien évidement. Elles parlent du fait qu'aujourd'hui on a plus le droit de dire à une femme que l'on croise dans l'ascenseur du bureau, qu'on la trouve ravissante aujourd'hui sans prendre le risque que ce soit pris par cette dernière comme, si ce n'est une agression sexuelle, tout au moins comme une agression vis à vis de sa condition de femme, sous prétexte  qu'une femme ne se permettrai pas de faire la même réflexion à un homme. Elle disent simplement : Mesdames si vous voulez que les hommes continue de vous draguer, acceptez que parfois ils vous importunent .... rien a voir avec le viol !!

2.5.0.0
Portrait de peppino
10/janvier/2018 - 12h18

les aide-ménagères à domicile  sont souvent harcelées par les vieux bonhommes alors ... faut gérer puisque l'on doit respecter la personne ,le matériel à nous de se faire respecter la peur au ventre ,mais en général avec un peu de psychologie çà ne va pas plus loin .

Portrait de DVT
10/janvier/2018 - 11h27

Désolé, mais un mot graveleux ou une caresse dans l’entrecuisse c'est grave et c'est le début des agressions, alors qu'elles arrêtent de crier contre "balancetonporc" qui est le début de la justice. 

Portrait de Lapin
10/janvier/2018 - 11h21

Dans la ville moyenne où j'habite je n'ai jamais vu d'hommes en train d'harceler des femmes dans la rue. Je n'ai pas non plus vu d'hommes dans le tramway en profiter pour se frotter contre des femmes. Mais peut-être que je n'ai jamais été présent à ces moments là.

Portrait de OneStarOnly
10/janvier/2018 - 09h38

Je suis d accord avec elle hormis sur l’histoire des frotteurs dans le métro ...

Comment elle peut comparer ça avec des avances lourdes ? Ça va se retourner contre elle

Portrait de memoirevive
10/janvier/2018 - 09h15 - depuis l'application mobile

Décidément j'aime beaucoup cette femme qui va souvent à l'encontre de la vague. Je me souviens de son soutien à Hollande lorsqu'il était au bas des sondages. C'est pas tjrs facile de faire ce quelle fait. Marie

Portrait de nina83
10/janvier/2018 - 08h52

Elles n'ont jamais été violées, tant mieux pour elles, ni subi d'attouchements non consentis.... elles sont surtout d'un autre âge, et parlent de ce qui se faisait au 20ème siècle. Elles combattent les jeunes générations qui elles justement en ont marre des non-dits.