09/10/2016 13:31

Yahoo! se défend d'espionner les courriels de ses clients

Yahoo! s'est défend de seu livrer à une surveillance généralisée des courriels des utilisateurs de sa messagerie, après des informations de presse selon lesquelles il aurait donné suite à une telle demande des services de renseignement américains.

Un article de l'agence Reuters, selon lequel le groupe internet américain avait secrètement scanné des millions de courriels, était "trompeur", a affirmé Yahoo! dans un communiqué.

"Nous interprétons de manière restrictive chaque demande du gouvernement pour obtenir des données d'utilisateurs, afin de minimiser les divulgations", écrit Yahoo!. "Le scannage de courriels décrit dans l'article n'existe pas dans nos systèmes".

Dans une première réaction mardi, le groupe s'était contenté d'indiquer qu'il était "une entreprise qui respecte la loi et se conforme aux lois des Etats-Unis".

Selon Reuters, qui citait mardi comme sources d'ex-salariés de Yahoo!, le groupe aurait construit un programme sur mesure en 2015 qui scannait tous les courriels pour aider les services de renseignement et la police fédérale (FBI) américains.

Le New York Times a rapporté mercredi une version légèrement différente, en citant un haut-responsable gouvernemental anonyme: un juge fédéral aurait ordonné à Yahoo! de rechercher une "signature" numérique dans ses courriels, dans le cadre d'une enquête sur une entité sponsorisée par un Etat et liée à des attentats.

Yahoo! aurait pour cela eu besoin de modifier le logiciel qu'il utilise pour repérer les spams et la pédopornographie, et de scanner de manière systématique tous les courriels de ses utilisateurs.

"Nous ne discutons pas des techniques spécifiques que la communauté du renseignement utilise pour collecter des renseignements étrangers", a réagi pour sa part mercredi la direction nationale du renseignement américain (ODNI) dans un communiqué.

Elle rappelle que la loi sur la surveillance extérieure "Fisa" permet seulement une surveillance "étroitement concentrée sur des cibles étrangères spécifiques et n'impliquant pas de collecte de masse ou l'utilisation de mots ou phrases clés", et que les Etats-Unis n'interceptent des communications que "pour des raisons de sécurité nationale, et pas pour examiner sans discrimination les courriels ou les appels téléphoniques des gens ordinaires".

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Vos réactions

Portrait de Caramella
16/octobre/2016 - 10h15
On y croit vachement