
21h42: Le Premier ministre estime vendredi soir, sur son compte Facebook, que l'ordonnance du Conseil d'Etat "n'épuise pas le débat".
Il annonce aussi que le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve fera des propositions lundi sur la "construction de l'islam de France".
"Toute décision d’interdiction doit effectivement établir le risque d’atteinte à l’ordre public et être appliquée avec discernement (...)
Mais le Conseil d’Etat ne prive pas les maires de ce pouvoir ; il en rappelle à nouveau les conditions de son exercice, dans un cadre juridique conforme aux principes constitutionnels", écrit le chef du gouvernement.
Manuel Valls avait soutenu les maires ayant promulgué des arrêtés prohibant le port du burkini sur les plages.
Pour Manuel Valls, "l'ordonnance du Conseil d’Etat n’épuise pas le débat qui s’est ouvert dans notre société sur la question du burkini".
"Dénoncer le burkini, ce n’est en aucun cas mettre en cause une liberté individuelle.
Il n’y a pas de liberté qui enferme les femmes !
C'est dénoncer un islamisme mortifère, rétrograde.
Une vision que je n'accepte pas au nom même de la place que l'islam doit trouver dans notre société."
Le Premier ministre estime que ce n'est pas "un débat anodin", mais un débat de fond".
Après avoir dénoncé un "islamisme politique (...) qui est le fait d’une minorité", le Premier ministre affirme :
"Les Français (...) attendent qu’un islam de son temps, revendiquant pleinement les valeurs de la République, l’emporte.
20h06: Plusieurs maires, dont ceux de Nice et Fréjus, annoncent ce soir, maintenir leurs arrêtés « anti-burkini », malgré la décision du Conseil d’Etat de suspendre l’arrêté similaire de Villeneuve-Loubet.
17h33: Le maire de Villeneuve-Loubet, maintient son arrêté, Lionnel Luca, s'exprime face à la presse
"Cette décision, loin d'apaiser, ne peut qu'attiser les passions et les tensions"
"Seule une loi peut désormais prévenir. Je m'y attacherai dès la rentrée en tant que parlementaire"
Le maire dénonce l'action "d'associations communautaristes"
17h23: Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a appelé aujourd'hui à "l'apaisement" après que le Conseil d'Etat a suspendu un arrêté anti-burkini de la commune de Villeneuve-Loubet, sur la Côte d'Azur.
"Il appartient désormais à chacun de rechercher dans la responsabilité l'apaisement, qui seul est de nature à éviter les troubles à l'ordre public et à conforter le vivre-ensemble", a affirmé le ministre dans un communiqué, en prenant "acte" de la décision de la haute juridiction administrative.
17h03: Ange-Pierre Vivoni, le maire socialiste de Sisco (Haute-Corse), maintient son arrêté "anti-burkini", pris au lendemain d'une violente rixe entre des Marocains de Furiani et des villageois dans sa commune mi-août, malgré la suspension par le Conseil d'Etat d'un texte similaire.
"Je ne me sens pas concerné par la décision du Conseil d'Etat", a déclaré le maire.
"Mon arrêté n'était pas de la prévention, je l'ai pris pour la sécurité des biens et personnes de ma commune, je risquais d'avoir des morts !", a-t-il expliqué.
Ange-Pierre Vivoni a rappelé avoir pris cet arrêté "pour protéger toute la population, y compris les musulmans".
Il estime que dans le contexte actuel, "il ne peut y avoir aucune provocation, de qui que ce soit".
"Des musulmans m'ont remercié d'avoir pris cet arrêté, car leur religion prône la paix et l'entente des peuples", a-t-il ajouté.
15h56: Invité sur BFMTV, Jean-François Copé réagit: "Le burkini, pas un habit comme un autre. C'est une provocation !"
15h51: Invité sur France Info, Florian Philippot s'exprime après la suspension de l'arrêté "Anti-Burkini":
"Je trouve cette décision dommage, je pense que c'est une mauvaise nouvelle pour les femmes et pour notre laïcité.(...) Nous ne souhaitons plus voir de voile dans les rues de France (...) Pour voter des lois la France devrait quitter la DDHC "
15h27: On ne peut pas laisser un maire décider tout seul" (avocat au Conseil d'État), rapporte i>Télé
15h26: Les maires ne peuvent restreindre les libertés qu'en cas de "risques avérés" pour l'ordre public selon le Conseil d'État
15h14: L’arrêté anti-burkini "a porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales", explique le Conseil d’Etat.
15h07: Le Conseil d’Etat suspend l’arrêté « anti-burkini » de Villeneuve-Loubet
15h01: S'exprimant jeudi pour la première fois sur le sujet, le président François Hollande a appelé à ne céder ni à la "provocation" ni à la "stigmatisation", mettant en avant le "grand enjeu" de "la vie en commun" dans le pays qui compte la plus importante communauté musulmane d'Europe.
15h00: La décision fera date pour la trentaine de communes françaises ayant pris des arrêtés similaires, mais aussi pour l'exécutif.
Le gouvernement compte en effet sur le Conseil d'Etat pour trancher, au moins juridiquement, un débat qui n'en finit pas de s'envenimer et de diviser jusqu'en son sein.
Mais la décision de la haute juridiction administrative sera aussi regardée avec intérêt au niveau international, où la polémique française sur ces tenues de bain islamiques, couvrant le corps des cheveux aux chevilles, est suivie avec une certaine consternation.
La justice française a "l'occasion d'annuler une interdiction discriminatoire qui se fonde sur, et qui nourrit, les préjugés et l'intolérance", a estimé dans un communiqué John Dalhuisen, directeur du programme Europe d'Amnesty International.
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Vos réactions
Peut être qu'un jour les sages ou certains hommes politiques seront jugés pour collaboration avec l'ennemi ! Le burkini n'a rien à voir avec l'islam, c'est juste de la provoc...Encore une belle décision des sages qui ne va conduire qu'à une chose : des tensions supplémentaires, des provocations et encore quelques votes en sus pour le FN !
Pendant que des femmes meurent pour défendre leur droit à la liberté, leurs sœurs occidentales crachent sur leurs tombes en se masquant derrière le voile de la honte...
Une nouvelle fois , ils ont gagné .
Mille fois d'accord avec Carle
C'est très bien !!!
Très satisfait de la décision meme si le suspense était moindre quand on connaît la loi
Bravo, on va n'avoir que des enrubannées sur nos plages maintenant, c'est une honte !
Il faudra qu'il y ait des cadavres ?
Alors maintenant on peut être quasi certains qu'il y aura des troubles à l'ordre public.
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