Des polémiques sur Charlie Hebdo jusqu'au JT de TF1 tourné devant les hélicoptères crashés lors du tournage de "Dropped", de nombreux "bad buzz", ou rumeurs négatives, ont visé le secteur des médias en 2015, souligne un rapport publié mardi par Visibrain.
Nicolas Vanderbiest, chercheur de l'Université Catholique de Louvain, a analysé une centaine de ces polémiques qui naissent sur les réseaux sociaux, ne retenant que celles qui ont été également relayées par la presse francophone.
Plusieurs unes ont suscité des "bad buzz" l'an dernier : celle de Charlie Hebdo titrant "Morano, fille trisomique cachée de De Gaulle", celle du magazine marocain Maroc Hebdo s'interrogeant "Faut-il brûler les homos?" ou celle du magazine américain Newsweek sur la Silicon Valley et les femmes, dont l'illustration a été jugée sexiste.
"L'an dernier, plusieurs médias se sont fait attaquer sur leurs unes, que pratiquement tous les magazines et les journaux publient sur Twitter avant leur parution" et qui sont souvent interprétées hors contexte, a expliqué Nicolas Vanderbiest lors d'une présentation presse.
Côté contenus, une chronique sur "la femme voilée du métro" dans Libération ou un papier sur "le stagiaire roi : ce monstre de la génération Y" dans le Figaro Madame ont suscité l'ire des internautes, selon le chercheur, qui s'est notamment appuyé sur les données de Visibrain, plateforme de veille Twitter.
"Vivement critiqués, les médias ont vécu une année difficile.
Les attentats qui ont jalonné 2015 ont fait d'eux un symbole de liberté et d'expression dont le public attend beaucoup", note l'étude, ajoutant que ces "bad buzz" restaient toutefois "de simple rappels à l'ordre".
Tous domaines confondus, les plus gros "bad buzz" de 2015 ont été créés par l'événement "Tel-Aviv-sur-Seine" de Paris-Plage, le plagiat d'un logo belge par l'agence de communication des Jeux Olympiques de Tokyo, le logiciel espion caché dans les ordinateurs Lenovo, les employés du Thalys réfugiés dans un wagon après l'attaque avortée fin août et le direct du JT de TF1 sur le site du crash d'hélicoptères de l'émission Dropped.
Côté entreprises, c'est McDonald's qui décroche la palme avec trois bad buzz dans trois pays différents: au Mexique et en Italie à cause d'une publicité, et en France après un message de la direction d'un restaurant interdisant de donner à manger aux SDF.
L'étude souligne par ailleurs qu'un certain nombre de marques orchestrent elles-mêmes les bad buzz pour gagner en visibilité, une stratégie dont le manque d'éthique peut affecter leur crédibilité même si elle peut gonfler leurs ventes.
Est citée notamment une fausse campagne de publicité de Mikado, annonçant la sortie de biscuits sans chocolat.
Vos réactions
Que tu n'aimes pas Charlie c'est ton droit le plus stricte maisb Ta dernière phrase est plutôt limite. Plutôt vaudrait il mieux que tu précises ta pensée
Quand au dessin sur l'enfant trisomique tu l'as malheureusement mal compris
il ne se moquait en rien des trisomiques ou de leurs parents
Humour douteux....
Je me suis abonnée à charlie hebdo suite aux événements je n ouvre même pas ça part direct à la poubelle. Je ne renouvelerai pas l abonnement c est mauvais et vulgaire tout ce que je déteste.
Je vous suggere de vous abonner à "Perlin Pinpin" ou à "Fripounet et Marisette", les dessins vous conviendront certainement !!!
Sans rancune
Je me suis abonnée à charlie hebdo suite aux événements je n ouvre même pas ça part direct à la poubelle. Je ne renouvelerai pas l abonnement c est mauvais et vulgaire tout ce que je déteste.
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