10/12/2015 07:08

Le CSA pointe des déséquilibres importants dans l'application du temps de parole en raison des attentats

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a pointé des "déséquilibres importants" dans l'application du temps de parole des candidats aux élections régionales dans les médias pendant la campagne du premier tour, raccourcie à cause des attentats.

Ces "déséquilibres" observés entre le 26 octobre et le 4 décembre ne constituent pas "de graves manquements" car ils sont liés à la couverture des attaques à Paris et Saint-Denis, qui a fortement perturbé et raccourci la campagne des régionales, explique-t-on du côté du CSA.

"Aucune liste à forte représentativité n'a été fortement impactée", a précisé le gendarme de l'audiovisuel.

Certaines petites listes ont cependant souffert d'une moindre exposition dans cette campagne qui n'a duré finalement que quelques jours. Le gendarme de l'audiovisuel avait déjà souligné fin novembre la persistance de "déséquilibres" dans le temps de parole, tout en reconnaissant que les médias avaient dû privilégier la couverture des attentats.

Il leur avait demandé de "ne pas privilégier" les têtes de liste aux régionales interrogées sur les attentats.

Le CSA oppose par ailleurs "des réseaux locaux du service public et de nombreuses radios et télévisions locales" qui ont bien rendu compte de la campagne électorale sur leurs antennes à "certaines chaînes nationales" qui ont couvert "très insuffisamment" la campagne.

Les médias doivent respecter un principe d'équité entre les listes candidates, dans chaque circonscription, et entre les partis politiques au niveau national, a rappelé le CSA.

Le Conseil a également rappelé que ces règles restaient valables pour la dernière semaine de campagne jusqu'au second tour de dimanche, et que la "propagande électorale, la diffusion de sondages et la divulgation anticipée des résultats" étaient prohibées la veille et le jour du scrutin.

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