Le syndicat national des journalistes (SNJ) a dénoncé samedi l'audition de
deux journalistes par la police dans l'enquête sur la cavale de Jean-Pierre
Treiber, estimant que la loi sur la protection des sources des journalistes
avait été "scandaleusement bafouée".
Il demande dans un communiqué un
rendez-vous au ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, pour "demander des
explications".
Les journalistes Stéphane Munka et Christophe Gautier ont
été entendus jeudi par la brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF)
à Nanterre (Hauts-de-Seine), qui enquête sur les dernières lettres de
Treiber qui avaient été publiées en novembre 2009 par l'hebdomadaire
Paris-Match. Le domicile parisien de Stéphane Munka a également été
perquisitionné.
"Au cours de ces deux interrogatoires, les confères ont
découvert qu'ils étaient suivis, pistés et écoutés depuis des semaines. L'un
comme l'autre font état de véritables pressions psychologiques et
d'intimidations exercées sur eux", écrit le SNJ dans un communiqué.
"Selon eux, le but des enquêteurs était de savoir comment les textes et les
photos de Jean-Pierre Treiber avaient pu être obtenues et publiées. Les
fonctionnaires voulaient également qu'ils +balancent+ leurs confrères",
poursuit le premier syndicat de la profession. Le SNJ se dit
"scandalisé à peine trois semaines après l'adoption" par le Parlement de la
loi sur la protection des sources des journalistes.
Vos réactions
La loi dit qu'on protège les sources .. pas les journalistes ! :mrgreen:
en plus pour les protéger il faut les connaitre! d'où l'insistance des fonctionnaires :mrgreen:
Oh les pauvres journalistes!!!!
ls ont voulus jouer ils ont gagné pendant la cavale de TREIBER , il faut qu'il assument maintenant
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