Avec 113 assassinats de journalistes, 2009 aura été l'une des pires années
pour la presse, a affirmé mercredi la Fédération Internationale des
Journalistes (FIJ), appelant l'ONU à agir pour les protéger.
"2009 a
été l'une des pires années pour les meurtres ciblés de journalistes" et la
"FIJ appelle aujourd'hui à ce que les gouvernements et les Nations unies
agissent davantage pour protéger les journalistes", a-t-elle indiqué dans un
communiqué. Le "terrible bilan" est en effet "de 137 journalistes et
travailleurs des médias tués en 2009", dont "113 assassinats ciblés, l'un
des nombres les plus élevés jamais enregistrés, et 24 morts accidentelles",
selon cette organisation basée à Bruxelles.
La FIJ a dénoncé
l'inaction des Etats, auxquels l'ONU avaient pourtant demandé en 2006,
a-t-elle rappelé, "de prendre des mesures pour protéger les journalistes et
les médias dans les zones de conflit". Les Philippines, le Mexique et la
Somalie sont "les pays les plus dangereux pour les journalistes", a affirmé
la FIJ, évoquant "l'effroyable massacre de 31 journalistes et travailleurs
des médias aux Philippines en novembre et les récentes violences à
l'encontre de nos collègues au Mexique et en Somalie".
La baisse du
nombre d'assassinats de journalistes enregistrée dans le monde en 2008 -soit
109- "n'aura pas duré longtemps", a déclaré Jim Boumelha, le président de la
FIJ cité dans ce communiqué.
Pour la seconde année consécutive, la région
Asie-Pacifique est la plus meurtrière, avec 51 journalistes et travailleurs
des médias tués, en raison notamment du score philippin (38 sur
l'année). Derrière les Philippines, les quatre pays les plus dangereux ont
été le Mexique (13), la Somalie (9), le Pakistan (7) et la Russie, qui
rejoint cette année le peloton de tête avec six morts.
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