14/02/2015 14:02

Un tiers des chômeurs affirme être victime de discriminations à l'embauche

Un tiers des demandeurs d'emploi affirme avoir été victime de discriminations à l'embauche et plus de la moitié d'entre eux de façon répétée, selon un baromètre Ifop publié vendredi.

L'enquête sur la perception des discriminations dans l'emploi, réalisée pour le Défenseur des droits et l'Organisation internationale du travail (OIT) pour la huitième édition, montre que 34% des demandeurs d'emploi estiment avoir été discriminés dans le cadre de leur recherche d'emploi, 19% de façon répétée.

Le baromètre fai un focus sur les demandeurs d'emploi d'origine étrangère non européenne. Ils se disent autant discriminés que l'échantillon global (32%). Mais ceux d'entre eux qui n'ont pas été victimes sont deux fois plus nombreux (14% contre 7%) à être certains qu'ils seront un jour discriminés.

Les chômeurs d'origine étrangère sont aussi plus enclins à dire avoir subi une inégalité de traitement lors d'un entretien d'embauche (74%, +10 points par rapport aux autres demandeurs d'emploi), après réception ou examen de leur CV (54%, +26 points) ou encore pour accéder à une formation (42%, + 21 points).

Les deux tiers des victimes d'origine étrangère (64%) déclarent aussi que la discrimination était fondée sur leur origine, soit trois fois plus qu'au sein de l'échantillon global (20%), où l'âge est le premier critère cité.

Ils mentionnent également plus souvent les convictions religieuses (32% contre 6%) et le lieu de résidence (21% contre 16%)

Globalement, plus de huit demandeurs d'emplois sur dix (85%) jugent que le risque de discrimination à l'embauche est accru par le contexte de crise économique et de chômage.

Ils sont quasi unanimes (93%) à dire qu'il est important de lutter contre les discriminations.

Les facteurs perçus comme les plus discriminants sont le fait d'avoir plus de 55 ans (88%), le fait d'être enceinte (85%), le style (81%) ou l'obésité (75%).

Sont aussi cités comme un frein pour l'accès à l'emploi le handicap visible (77%) ou invisible (68%) et pour environ six personnes sur dix le fait d'avoir un nom à consonance étrangère, une autre nationalité ou un accent étranger.

A la suite d'une discrimination à l'embauche, un peu plus de quatre personnes sur dix ont abandonné leur recherche d'emploi(43%). Seuls 15% ont entrepris des démarches pour faire reconnaître la discrimination.

L'enquête a été réalisée en ligne du 27 octobre au 18 novembre 2014 auprès d'un échantillon de 1.002 personnes, représentatif des demandeurs d'emploi âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Le volet sur les demandeurs d'emploi d'origine étrangère a été réalisé par téléphone du 27 octobre au 25 novembre auprès d'un échantillon de 500 personnes ayant déclaré avoir au moins un ascendant d’origine non européenne (un des deux parents ou grands-parents).

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Vos réactions

Portrait de phix
15/février/2015 - 10h16
achille XVI a écrit :

Je suis totalement POUR la discrimination. Car sauf à être faux-cul, on préfère bosser avec un mec rigolo et sympa qu'avec un tristounet qui pue de la gueule. On préfère une femme ou un homme. On préfère un grand ou un petit, un beau ou un moche, et c'est juste NORMAL. Si j'ai envie d'embaucher, j'embauche qui je veux, tout comme je mange dans le restaurant qui me plaît ou je pars en week-end où j'ai envie, si j'en ai les moyens. Et on ne m'obligera pas à embaucher un mec dont je ne veux pas, c'est ma décision et c'est moi qui paye, avec le racket de charges en plus.

Cela parait évident mais qu'est ce qu'on fait des moches, tristes, vieux, jeunes, gros...? La société n'apporte pas de solution, et c'est pourquoi elle est malade aujourd'hui: la société de consommation/compétition montre ses limites, parce qu'on préfère mettre des gens de coté plutôt que les faire participer à la production de richesse, et, accessoirement,  on rackette les gens qui bossent pour financer cette stupidité.

Portrait de Gabydu29
15/février/2015 - 00h13
1aboqphiéqbc a écrit :

déja vous confondez réseau et piston....

oui il faut faire fonctionner lé réseau: 70 % des postes sont pourvus par réseau...

seuls 30% font l'objet d'une annonce sous une  forme ou une autre,

donc répondre à des annonces ne permet que de toucher une très large minorité des postes à pourvoir

Faire travailler son réseau, ça se rapproche du piston! maintenant dans un monde individualiste où personne ne veut se mouiller! Utiliser son réseau? ??? Profiter de ses connaissances dans un but intéressé,  ça me laisse sans voix. Les 70/30... j'entends ça partout. ... si c'était si vrai il n'y aurait pas tant de chômeurs. On chasse des têtes qui sont déjà en poste. .. arrêtons l'hypocrisie! !! Le blabla. Etc etc. ..

Portrait de babyriton
14/février/2015 - 22h23

Pour ma part je suis à la recherche d'un emploi d'assistante commerciale et administrative sur le bassin d'Arcachon et Bordeaux. Avis à tout employeur intéressé par une personne dynamique et motivée avec 15 ans d'expérience. 

Portrait de babyriton
14/février/2015 - 22h18

Je ne souhaite à personne de perdre son travail ou de le quitter pour suivre son conjoint car aujourd'hui pour trouver un travail, on vous fait comprendre que seul le piston fonctionne.  Et oui. .. il faut faire appel à son réseau. .. et vos compétences, là dedans. . Et bien ça passe au second plan. Pour ma part je travaille sur mes recherches d'emploi 6 à 7 heures par jour. Je ne me gratte pas la couture en attendant mon indemnité en fin de mois. Je ne demande qu'à retrouver un emploi . travailler c'est un lien social important. 1 place pour 150 cv... allez maintenant à vous de jouer. Alors à tous ceux qui ont la joie de se lever le matin pour gagner leur pain. "Aujourd'hui vous avez un job, mais de quoi sera fait demain. .?" Pensez à ça : 1 cv sur 150.  Marche ou crève! !!

Portrait de Diwaa75
14/février/2015 - 17h30 - depuis l'application mobile
goodasyou a écrit :

d'accord avec Marie89, combien cherchent un taff ? Moi je cherche un(e) chargé(e) d'accueil sur Paris 15 depuis décembre. UNE seule candidature sur 3 500 000 demandeurs d'emploi. Y a comme un souci non ???

Je ne peux que réagir : Je ne sais pas comment sont traitées les annonces pole emploi mais ils ont créés des codes références emploi abracadabrante de telle manière que les offres et les demandes ne peuvent se connecter si vous voyez ce que je veux dire, je suis moi-même assistante de direction avec beaucoup d'expérience bientôt 53 ans (plutôt bien conservée) au chômage à cause d'une divorce, je bossais avec mon mari qui se tapait la secrétaire (cliché mais vrai) En 3 ans aucune proposition à part un stage de pâtissier chocolatier j'ai cru a une blague... je pense que pôle emploi doit garder les bonnes annonces pour leur connaissance, pour ma part j'ai répondu à une dizaine d'annonces sérieuses aucune réponse des employeurs, n'étant pas indemnisée je suis sortie du système je suis écœurée du système à devoir mendier un emploi... A bon entendeur

Portrait de ernois
14/février/2015 - 17h18

on leur demande d'être travailleurs et compétents ?? c'est effectivement honteux  smiley

Portrait de LePenophage
14/février/2015 - 16h09
goodasyou a écrit :

d'accord avec Marie89, combien cherchent un taff ? Moi je cherche un(e) chargé(e) d'accueil sur Paris 15 depuis décembre. UNE seule candidature sur 3 500 000 demandeurs d'emploi. Y a comme un souci non ???

ça doit être trop bien payé   smiley    mais c'est bien connu les chômeurs sont des gens qui ne veulent pas bosser , les vilains 3 500 000 qui ne veulent pas aller à paris 15 !!!

Portrait de Marie89
14/février/2015 - 15h00

Un tiers des chômeurs !!!!!

Je suis totalement contre les discriminations évidemment mais un tiers de ceux qui cherchent vraiment du boulot......ça fait combien ?