viol
Une campagne rappelant que "près de 80% des agresseurs sont des proches" sera diffusée à partir du 27 janvier sur une douzaine de chaînes de télévision, visant à inciter les femmes victimes de viol à ne pas rester murées dans le silence.
Présenté mardi par le Collectif féministe contre le viol, le clip de 30 secondes montre une fête entre amis.
Un homme y est chaleureusement accueilli par tous, à l'exception d'une jeune femme qui se fige alors qu'il l'approche et lui fait une bise sur la joue: le meilleur ami de tous est aussi l'homme qui l'a violée.
"Dans huit cas sur dix, l'auteur du viol fait partie de l'entourage", conclut le clip, incitant les victimes à appeler le numéro gratuit 0800 05 95 95 géré par le CFCV.
Cette campagne veut "montrer à quel point il est important pour une victime de pouvoir parler, de pouvoir être aidée et accompagnée", souligne le Dr Gilles Lazimi, coordinateur des campagnes du collectif.
"Pour aider ces personnes à se reconstruire, il faut qu'on les reconnaisse comme victimes", souligne-t-il.
Il s'agit de "faire changer la honte de camp" en leur montrant la stratégie de l'agresseur et en les aidant à se déculpabiliser, explique-t-il.
Alors que le nombre de femmes adultes subissant un viol ou une tentative de viol est estimé à 86.000 chaque année.
Seulement 13% des victimes portent plainte et 1% des plaintes conduisent à une condamnation, souligne-t-il.
Avant d'ajouter : "On les aide à avoir un récit clair de ce qui leur est arrivé".
Ensuite, le Collectif donne 'des renseignements juridiques exacts" et "les accompagne dans ce qu'elles veulent", porter plainte ou non.
Parmi les revendications du CFCV figurent une enquête systématique à la suite des plaintes, le jugement des viols exclusivement par les cours d'assises (alors que les viols sont souvent requalifiés en agressions sexuelles), la prise en charge des soins à 100% pour les victimes et la formation des médecins à la prise en charge des psycho-traumatismes.
Regardez le clip :
Vos réactions
Bonjour,
J'ai déjà entendu ce type de défense "pression psychologique" mais je ne comprends pas cet exemple - un exemple à me donner ? - puisque logiquement, c'est le violeur qui a plus à perdre que la victime, c'est lui qui est en situation de faiblesse même s'il fait croire le contraire à sa victime.
Si quelqu'un essaye de me violer, si je suis en possession de mes capacités physiques et mentales (non droguée), je vais me défendre physiquement même sous la contrainte - si un violeur exerce une pression sur moi avec une arme, le rapport sera forcément violent puisqu'il est difficile de pénétrer un corps terrorisé qui ne veut pas, le vagin sous la peur se contracte naturellement et rend le rapport difficile voire impossible et donc de grandes chances d'avoir des traces physiques pour prouver qu'il y a eu un rapport de force même avec un préservatif lubrifié puisque le vagin va se serrer un max.. Ce n'est pas compliqué de griffer pour avoir des traces d'ADN sous les ongles, dans le feu de l'action, il ne s'en rendrait même pas compte, et ce n'est vraiment pas compliqué de mordre un sexe en cas de fellation forcée qui le mettrait dans l'incapacité de se défendre et laisserait le temps à la victime de partir mais ne pas mordre, c'est pour moi avoir peur de lui faire du mal alors que vous êtres en situation où vous devriez vous défendre . Pour moi, les personnes qui ne se défendent pas du tout mais vraiment pas du tout que ce soit avant, pendant ou après avaient peut-être inconsciemment envie d'être la victime passive, aussi cruels que mes propos puissent paraître.
Maintenant avoir peur d'une pression psychologique telle que "tu parles, je te bute" "tu parles, je tue X, Y, Z" est irrationnel et c'est sur ce point que les campagnes devraient insister en investissant dans la protection des victimes, un genre "n'ayez pas peur de dénoncer un crime, vous serez soutenue / protégée" parce qu'une fois qu'une victime dénonce, c'est le violeur qui a tout à perdre (famille, emploi, position sociale) pas la victime à moins d'être entourée d'un entourage incompréhensif dans lequel cas autant virer tout cet entourage malsain.
Tu ne te rend surement pas compte, mais tes arguments sont remplis de culture du viol:
Tu blâmes les victimes si elles n'ont pas su réagir,
Tu minimises la violence que peut être une agression sexuelle ou un viol,
Tu sembles persuader que le violeur est facile a contrer et a dénoncer,
Tu penses que l'entourage va forcement croire la victime...
Malheureusement, les victimes ont souvent honte et ont peur de ne pas être crus, toi même tu as accusé celles qui ne se défendent pas d'avoir "inconsciemment envie" d’être violé...
Beaucoup de personne face a une agression, et pas seulement sexuelle sont totalement sidérés sur le coup, et n'arrivent plus a bouger ou même a crier. Le cerveau se déconnecte pendant l'agression, car c'est trop dur pour la victime de vivre ça au moment ou ça arrive.
Enfin, les violeurs n'ont pas grand chose a perdre, dans une société machiste comme la notre, ou on dira a la victime qu'elle a peut être exagérer, ou bien qu'elle l'a peut être un peu cherché, ou que après tout, elle aurait pas du mettre une jupe, car les hommes ne peuvent pas se retenir c'est pas leur faute les pauvres s'il y a des allumeuses...
Sache que je te dis tout ça car tu es loin d’être la seule personne a véhiculer ce genre de "mythe" sur le viol, c'est aussi a ça que sert ce genre de campagne, a dénoncer ces mythes et casser les idées reçus sur le viol.
Une victime peut se défendre oui mais en cas de pression psychologique...il peut ne pas y avoir signe physique de violence
Bonjour,
J'ai déjà entendu ce type de défense "pression psychologique" mais je ne comprends pas cet exemple - un exemple à me donner ? - puisque logiquement, c'est le violeur qui a plus à perdre que la victime, c'est lui qui est en situation de faiblesse même s'il fait croire le contraire à sa victime.
Si quelqu'un essaye de me violer, si je suis en possession de mes capacités physiques et mentales (non droguée), je vais me défendre physiquement même sous la contrainte - si un violeur exerce une pression sur moi avec une arme, le rapport sera forcément violent puisqu'il est difficile de pénétrer un corps terrorisé qui ne veut pas, le vagin sous la peur se contracte naturellement et rend le rapport difficile voire impossible et donc de grandes chances d'avoir des traces physiques pour prouver qu'il y a eu un rapport de force même avec un préservatif lubrifié puisque le vagin va se serrer un max.. Ce n'est pas compliqué de griffer pour avoir des traces d'ADN sous les ongles, dans le feu de l'action, il ne s'en rendrait même pas compte, et ce n'est vraiment pas compliqué de mordre un sexe en cas de fellation forcée qui le mettrait dans l'incapacité de se défendre et laisserait le temps à la victime de partir mais ne pas mordre, c'est pour moi avoir peur de lui faire du mal alors que vous êtres en situation où vous devriez vous défendre . Pour moi, les personnes qui ne se défendent pas du tout mais vraiment pas du tout que ce soit avant, pendant ou après avaient peut-être inconsciemment envie d'être la victime passive, aussi cruels que mes propos puissent paraître.
Maintenant avoir peur d'une pression psychologique telle que "tu parles, je te bute" "tu parles, je tue X, Y, Z" est irrationnel et c'est sur ce point que les campagnes devraient insister en investissant dans la protection des victimes, un genre "n'ayez pas peur de dénoncer un crime, vous serez soutenue / protégée" parce qu'une fois qu'une victime dénonce, c'est le violeur qui a tout à perdre (famille, emploi, position sociale) pas la victime à moins d'être entourée d'un entourage incompréhensif dans lequel cas autant virer tout cet entourage malsain.
pour l'avoir vécu, je peux vous dire que cette campagne est plus que nécessaire, surtout quand votre propre famille vous tourne le dos, car derrière le sourire du gentil oncle se cache une véritable ordure parfois
Cette campagne n'est pas CHOC du tout - si au moins l'actrice qui joue la victime avait l'air sous le choc d'être face à son violeur, ce serait peut-être crédible mais elle exprime juste l'étonnement, pas la peur liée au traumatisme d'un viol.
Les campagnes devraient mettre l'accent qu'en cas de viol, il ne faut pas avoir peur d'aller à l’hôpital et d’appeler la police plutôt qu'un numéro d'écoute qui n'a aucune autorité; un numéro qui vous conseillera sûrement d'en parler à la police mais sans constat rapide d'agression physique (une victime se défend au minimum pour ne pas se faire violer) ou un bilan sanguin pour rechercher toute trace de drogue qui aurait pu rendre la victime "consentante", la police ne pourra rien faire sans preuve et s'il n'y a pas d'aveu de la part du violeur, la justice étant de son côté jusqu'à preuve du contraire.
Une victime peut se défendre oui mais en cas de pression psychologique...il peut ne pas y avoir signe physique de violence
Cette campagne n'est pas CHOC du tout - si au moins l'actrice qui joue la victime avait l'air sous le choc d'être face à son violeur, ce serait peut-être crédible mais elle exprime juste l'étonnement, pas la peur liée au traumatisme d'un viol.
Les campagnes devraient mettre l'accent qu'en cas de viol, il ne faut pas avoir peur d'aller à l’hôpital et d’appeler la police plutôt qu'un numéro d'écoute qui n'a aucune autorité; un numéro qui vous conseillera sûrement d'en parler à la police mais sans constat rapide d'agression physique (une victime se défend au minimum pour ne pas se faire violer) ou un bilan sanguin pour rechercher toute trace de drogue qui aurait pu rendre la victime "consentante", la police ne pourra rien faire sans preuve et s'il n'y a pas d'aveu de la part du violeur, la justice étant de son côté jusqu'à preuve du contraire.
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?