28/11/2014 12:30

Marie-Claude Pietragalla réagit à la polémique: "Je suis blessée dans ce que j'ai de plus intime par la violence des propos"

Marie-Claude Pietragalla a décidé de répondre à la polémique dont elle fait l'objet, à propos du loyers de ses locaux.

A Bagnolet, en Seine-saint-Denis, la danseuse occupe en effet depuis six ans avec sa compagnie des locaux de la ville de Bagnolet pour une somme modique de 1.000 euros par mois pour 400m2.

Le problème soulevé par plusieurs médias est qu'elle les sous-loue à différentes compagnies et écoles de danse, or la compagnie de Marie-Claude Pietragalla est effectivement une société privée, commerciale qui a fait plusieurs dizaines de milliers d'euros de bénéfices.

La compagnie du Théâtre du corps, créée par Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault il y a près de 10 ans, a décidé de répondre à cette polémique.

La danseuse explique:"Je suis profondément blessée dans ce que j’ai de plus intime, en lisant la violence des propos à mon égard. Je suis une mère et comprends la problématique des parents d’élèves de l’école Jules Ferry mais pense que l’on se trompe de cible en pointant du doigt une compagnie indépendante, des artistes, des professeurs, des élèves qui travaillent, créent de l’emploi, diffusent des spectacles, réinventent notre monde et enseignent aux plus jeunes."
De son côté, la compagnie dit être "surprise de la polémique concernant les conditions de l'occupation de ces locaux.
En effet, les conditions de la venue de la compagnie ont été discutées à l'époque avec les services de la mairie de l'équipe précédente qui souhaitait développer une pratique culturelle d'excellence et de grande renommée sur son territoire."

Et d'ajouter qu'elle a "engagé des frais significatifs, en accord avec les collectivités publiques et leur soutien, dans la rénovation, l'aménagement et l'entretien des lieux. Le propos était d'y établir un espace dédié à la danse et à l’art de manière générale, portée par la renommée de Marie-Claude Pietragalla, ouvert à des professeurs, associations et compagnie de danse et de théâtre.
Les faits tels qu'ils sont décrits ne tiennent absolument pas compte de ce contexte, de cette initiative, de la globalité et de la réalité économique de la situation ainsi que des conditions de l'occupation des lieux."
Et d'ajouter que "La nouvelle équipe municipale a été reçue à plusieurs reprises par la compagnie pour évoquer de nouveaux partenariats afin d’amplifier les échanges avec les associations de quartier ainsi que les actions de sensibilisation culturelle auprès de la population, poursuivant ainsi leur démarche régulière de démocratisation de la culture et de transmission des savoirs."
Quant à Julien Derouault , il évoque le problème soulevé par les parents d’élèves de l’école Jules Ferry : " Nous comprenons tout à fait la préoccupation des parents en tant que parents nous-mêmes et du fait que notre enfant ait fréquenté une école maternelle à Bagnolet. Il me semble néanmoins qu'une étude de faisabilité doit être menée par la Mairie en ce qui concerne l’extension de l’école mais il ne nous incombe ni de la mener, ni d’interférer d’aucune sorte dans ce dossier. C’est de la responsabilité des pouvoirs publics. Nous réitérons cependant notre disponibilité pour tout échange constructif dans le cadre de ce dossier ".
"La compagnie n'est à cet égard pas opposée à envisager toute solution pertinente dans le respect des droits et obligations de chaque partie.
Marie Claude Pietragalla précise enfin : "Nous sommes tous collectivement engagés dans un processus où la place des artistes dans la cité n’est jamais acquise. Je demande donc aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités et de permettre non seulement aux enfants de bénéficier d’une école digne de ce nom mais également à une entreprise culturelle de vivre à Bagnolet en Seine Saint-Denis."

 

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Vos réactions

Portrait de wamport
28/novembre/2014 - 17h14

Bonjour l'éthique des journalistes qui ont monté cette affaire pour augmenter leur CA

Portrait de TARLEG
28/novembre/2014 - 15h08

Personne ne semble s'offusquer que des profits soient faits en sous louant.