20/06/2014 12:02

Des intermittents occupent le toit de la Direction régionale des affaires culturelles à Lille

Une dizaine d'intermittents du spectacle ont grimpé vendredi matin sur le toit de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) du Nord/Pas-de-Calais, à Lille, après avoir été délogés de la cour du bâtiment par la police.

Les forces de l'ordre sont arrivées peu après 07H00 pour déloger la vingtaine d'intermittents, qui occupent la cour de la Drac depuis mardi, dans le Vieux-Lille, a expliqué Camille, l'un des membres de la coordination des Interluttants 59-62.

Une dizaine de manifestants a été chassée des lieux, tandis qu'une dizaine d'autres est montée sur le toit, a-t-il poursuivi.

"On était dans la cour, maintenant on est sur le toit. On monte d'un cran. On déconseille à la police de nous déloger car c'est très dangereux. On est au bord du gouffre, au bord du précipice", a-t-il déclaré, alors que la rue était bloquée par des policiers.

En milieu de matinée, une quarantaine de personnes, venues soutenir les intermittents, se sont allongées coude à coude dans la rue, à proximité de la Drac, devant un camion de pompiers présent pour sécuriser la zone, avant d'être délogés un par un par les forces de l'ordre, selon un photographe .

Les manifestants, rejoints par des cheminots en grève, étaient contenus derrière un cordon de CRS, tenant à la main des affichettes affirmant "Rebsamen à rien - Non à l'accord Unedic" ou "La précarité, c'est pas du cinéma".

"Ceux qui sont sur le toit ne descendront pas tant que les accords Unedic ne seront pas renégociés", a déclaré un autre membre de la coordination des Interluttants 59-62, également prénommé Camille.

Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé jeudi la signature de l'agrément de la nouvelle convention d'assurance-chômage et le financement par l'Etat de manière transitoire du manque à gagner pour l'Unedic de la mesure la plus contestée par les intermittents du spectacle, le différé d'indemnisation qui ne s'appliquera donc pas au 1er juillet.

"Pour nous, c'est pire que tout car c'est la solution que voulait le Medef. C'est une remise en cause de la solidarité interprofessionnelle. Ce que n'a pas compris Manuel Valls, c'est qu'on ne se bat pas que pour nous. C'est l'ensemble des accords qu'on remet en cause, on demande le retrait total du texte", a souligné la coordination, qui réclame que "la presse puisse accéder à la zone".

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Vos réactions

Portrait de bruno.13
20/juin/2014 - 18h36

Qu'ils jouent donc "la mouette" de Tchekov sur le toit

Avec un peu de chance ils essaieront de s'envoler du toit.....et PAF!

Portrait de knicks
20/juin/2014 - 15h04

Fondamentalement , quelle différence entre un intermittent et un interimaire qui va de boite en boite au grés des contrats ..........

Portrait de laulau13
20/juin/2014 - 13h22
rackam92 a écrit :

La CGT, faut de pouvoir attiser d'autres personnels, met le feu sur les conditions générales de l'accord UNEDIC négocié entre syndicats patronaux et salariés, au pretexte des dispositions relatives à l'intermittence, que le gouvernement dit ne vouloir pas modifier en compensant ses conséquences. Stop au gauchistes entristes !

Pour la CGT seule la CGT est représentative et détient la solution et le droit (irréfragable (fini)) de défendre les salariés. 

Ils ont obtenu ce qu'ils veulent les intermittents, alors c'est quoi la revendication maintenant ? 

Cher Rackam,

Renseignez vous mieux ! Les intermittents n'ont rien obtenus. Les accords seront signés et appliqués dès janvier 2015. Le gouvernement tente de différer de six mois la réforme pour sauver les festivals qui génèrent un enorme pactole pour les commercants, artisans, salariés du privé, etc. Hé oui , la culture représente 57,8 Milliard d'euro de Valeur Ajoutée soi autant que l'industrie agro alimentaire . Donc les intermittents continuent à se battre et c'est légitime.  

Portrait de paulau
20/juin/2014 - 12h36

Quand j ' entends le mot "culture" , je sors ma demande de subvention.

Portrait de mieuvoentendsa
20/juin/2014 - 12h22
Et pourquoi ce serait plus à la solidarité interprofessionnel qu'à l'état de payer la création artistique (les répétitions pas déclarées, le temps de la diffusion jamais pris en compte, le temps de la pré production jamais pris financé par les aides publiques) ?
Portrait de mieuvoentendsa
20/juin/2014 - 12h14
Insensé ! L'accord est paritaire et dépend donc des syndicats ! Les intermittents demandent à l'état d'intervenir. (ce qui finalement n'est pas son rôle), l'Etat intervient en prenant sur son budget (ce qui soit dit en passant fait aussi parti de la solidarité nationale, dixit nos impots)...et les intermittents ne veulent pas que l'Etat à qui il s'adresse, se substitue...IN-SEN-SE !
Portrait de kevin du 93
20/juin/2014 - 12h13 - depuis l'application mobile

Étudiant dian dian
Étudiant dian dian