31/03/2014 09:39

Elections municipales: L'UMP estime avoir gagné son pari

L'UMP se félicitait dimanche soir d'avoir réussi son pari de gagner les municipales, première étape vers la "reconquête" espérée dans la perspective de 2017, renforçant la position de Jean-François Copé, fragilisé depuis son élection contestée à la présidence du parti fin 2012.

"Le premier parti de France, c'est l'UMP, de très, très loin, en nombre de voix comme en nombre d'élus", a lancé M. Copé sur TF1. "Le message des municipales va bien au-delà d'une élection locale", a ajouté celui qui n'a cessé de dire que "pour gagner" la prochaine présidentielle, il fallait "d'abord gagner 2014".

Tout au long des derniers mois, M. Copé avait, comme les autres ténors du parti, sillonné la France pour soutenir les candidats UMP, s'efforçant de "nationaliser" ces élections, répétant que la politique conduite par les socialistes menait le pays à "la catastrophe".

Au siège du parti, rue de Vaugirard (Paris XVè), l'ambiance était à la fête. Dès 20h00 et l'annonce des résultats, la petite foule des sympathisants rassemblée pour l'occasion autour de la plupart des grandes figures, ovationnait les noms des vainqueurs.

Ceux de Bar-le-Duc, Nevers, Anglet, Belfort, Saint-Etienne, Reims, Angoulême, Tours, et même Limoges, socialiste depuis 1912, La Roche-sur-Yon, elle aussi socialiste depuis 37 ans, Chambéry (socialiste depuis 25 ans) ou encore Caen ont fait basculer leur ville à droite. Nîmes et Perpignan restent à droite. A Toulouse, Jean-Luc Moudenc, qui avait été battu en 2008 par le PS Pierre Cohen, prend sa revanche en regagnant la "ville rose"...

"Promis, demain, j'arrête de sourire", lançait, hilare, Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de M. Copé, résolument à ses côtés fin 2012, lors de son élection controversée à la présidence du parti et lors de la féroce bataille qui s'en était suivie entre copéistes et fillonistes.

L'objectif premier de Jean-François Copé était d'inverser la tendance dans les villes de plus de 9.000 habitants (chiffre à partir duquel les comptes de campagne sont obligatoires), jusqu'à présent détenues à 55% par la gauche et à 45% par la droite.

Objectif atteint. "Il est clair que l'UMP va remporter plus de la moitié" de ces villes, a dit M. Copé.

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Vos réactions

Portrait de bzh079
31/mars/2014 - 11h16
petit chose a écrit :

Tout un chacun sait que la France est un pays dans lequel les français votent à droite. Et ne chosissent la gauche que lorsque le représentant de la droite leur est insupportable. En 81, la fausse noblesse d'un parvenu croqueur de diamants, en 2012, contre un camelot arriviste et agité. Ainsi, si ce dernier, animé par un méchant esprit de revanche, revient pour se faire élire en 2017, le sursaut de l'UMP peut s'inverser à nouveau... Oui à Lemaire, Wauquiez, Juppé, Fillon l'ancien premier ministre mutique, et quelques autres. Mais Sarkozy et Copé: fichez nous la paix, s'il vous plaît!

Depuis plus de 10 ans, je vote à gauche, et si par exemple en 2012, Sarkozy avait été face à un candidat FN ou un autre candidat de droite, j'aurais voté blanc ou pas voté du tout.

Là où je me suis planté, c'est d'avoir fait confiance à Hollande. Je suis resté 1 an sans le juger, maintenant je n'y arrive plus. S'il se représente en 2017, face à un candidat droite ou FN, je voterai blanc.

De là à voter à droite pour autant, en ce qui me concerne...c'est pas demain la veille, et surtout pas l'UMP. Hier, j'ai voté pour un DVG...je reste fidèle à mes convictions.

Portrait de paulau
31/mars/2014 - 10h23

Les musulmans comprennent que le P.S. les a roulés dans la farine , les a instrumentalisés.Les musulmans ont des principes , et des enfants qu'ils veulent préserver de la corruption induite par le mariage gay et la théorie du genre dans les écoles.Le P.S. va avoir de moins en moins de succès au sein de cet électorat.