26/03/2014 10:13

Libération: Pas d'augmentation de capital dans l'immédiat

La direction de Libération, à la recherche d'investissements pour faire repartir le journal au bord de la faillite, pourrait pour l'instant se contenter d'un prêt, sans annoncer d'augmentation de capital dans l'immédiat, selon plusieurs sources internes.

"Tout ne sera pas fini à la fin du mois. Il faudra probablement procéder en plusieurs étapes", a indiqué une source proche de la direction à l'AFP.

"Il y a une échéance de fin de mois", a-t-elle ajouté. Pour la fin mars, "ce qui est sûr, c'est que ce ne sera pas une augmentation de capital, parce qu'on ne peut pas régler tous les problèmes techniques en si peu de temps".

Une réunion du conseil de surveillance de Libération aura lieu jeudi après-midi, à deux semaines de la fin de la période de conciliation avec le tribunal de commerce, qui se termine le 9 avril.

Lors de cette réunion, "on va faire un point sur la situation", a indiqué à l'AFP le président du directoire François Moulias. "On continue à avancer et il est un peu tôt pour faire des annonces", a-t-il ajouté, démentant des informations de la lettre d'information spécialisée Pressenews, selon laquelle le patron de Libération Bruno Ledoux pourrait annoncer jeudi l'arrivée de nouveaux investisseurs.

Ceux-ci injecteraient 18 millions d'euros dans le cadre d'une augmentation de capital réalisée avant l'été, et Bruno Ledoux pourrait d'ici là débourser lui-même à court terme 4 millions d'euros sous forme d'une avance remboursable, selon Pressnews.

Selon des sources au sein du journal, François Moulias aurait effectivement évoqué en interne des investissements de 18 millions d'euros dont 4 millions sous forme de prêts dans l'immédiat.

La direction de Libération avait estimé fin février qu'il fallait 12 millions d'euros pour faire repartir le journal au bord de la faillite.

Début mars, François Moulias aurait indiqué lors d'une rencontre avec les élus du personnel qu'il y avait "deux options possibles" d'ici la fin de la période de conciliation avec le tribunal de commerce: soit prouver au tribunal avant fin mars que l'arrivée de nouveaux investisseurs permettrait de pérenniser l'entreprise, soit s'orienter vers un dépôt de bilan.

Déficitaire et endetté, sans trésorerie, Libération est plongé depuis plusieurs semaines dans une crise grave qui met sa survie en jeu.

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Vos réactions

Portrait de Flivia44
26/mars/2014 - 10h29

la solution de sauvetage de libé c'est juste faire des articles honnêtes smiley