08/02/2014 15:49

Colère de l'un des actionnaires de Libération: "Si les salariés refusent notre projet, Libé n'a pas d'avenir. C'est la mort."

"Notre projet est la seule solution viable pour Libération. Si les salariés refusent, Libération n'a pas d'avenir", avertit Bruno Ledoux, gros actionnaire du journal, sur son projet de le transformer en réseau social et son siège en espace culturel.

Les actionnaires de Libération ont publié samedi dans le journal ce projet surprise, déclenchant la colère des salariés qui l'ont découvert la veille au soir.

Ils ont répliqué en titrant en "Une":

"Nous sommes un journal".

Bruno Ledoux, qui détient 26% du journal, à parité avec Édouard de Rothschild, et possède l'immeuble loué par le journal, rue Béranger à Paris, critique les "fortes résistances" des salariés qui l'ont poussé, explique-t-l, à annoncer son projet de cette manière "cash".

"Il y a un moment où il faut que les choses soient dites. Les salariés voulaient un projet, ils l'ont. Le papier restera au coeur du système mais ne sera plus le système lui-même.

Nous allons créer un espace culturel : c'est une idée novatrice, à l'heure où tous les médias cherchent des relais de croissance, chacun avec leur propre ADN.

Ce lieu apportera des ressources complémentaires qui aideront au développement du journal".

"Il fallait faire un peu violence car à Libération, tout est toujours conflictuel", ajoute-t-il.

"La manière dont les journalistes ont réagi avec la "Une" est symptomatique : c'est toujours un +niet+ de principe.

Alors j'ai eu envie de dire les choses cash. Notre projet redonne une nouvelle perspective, les gens sont libres d'y adhérer ou non. C'est le contraire de ce qu'imaginent les salariés : c'"est un moyen de faire vivre leur journal."

"Cela ne veut plus dire pas de papier, car tout repose sur la production de contenus de qualité qui légitime tout le système".

"Toutes les tentatives de réforme ont été jusqu'ici vouées à l'échec, malgré les millions investis. Ce projet, économiquement viable, ouvre des perspectives de nouveaux partenariats et les actionnaires actuels pourraient intervenir, au lieu d'investir à perte. Mais quand on évoque ces perspectives en interne, il y a un refus de principe.

Donc l'idée m'est venue de mettre notre projet sur la table, devant tous les Français, car comme les journaux sont subventionnés, les Français sont concernés. Il ne faut pas attendre que l'Etat arrête de les soutenir, il faut imaginer les médias dans 5 ou 10 ans. On verra si on a le soutien des gens ou pas".

"Si les salariés refusent, Libération n'a pas d'avenir. L'enjeu, c'est la mort", avertit-il.

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Vos réactions

Portrait de maxibibi
9/février/2014 - 09h25 - depuis l'application mobile

Vous vous en moquez que le journal ferme ok, mais au lieu de penser que cette lecture ne vous intéresse pas pensez plutôt au personne qui risque de se retrouver au chômage encore une fois.

Portrait de RS Siebzehn
8/février/2014 - 19h41
Bachi-bouzouks a écrit :

Si c'était Le Figaro que je ne le lis pas à la place de Libération je ne m'en réjouirais pas bêtement..que ces ignares qui n'ont dû jamais lire ce canard s'étouffent avec leurs vomissures .!!

t'énerves pas pépere, retournes à ta bouteille et ta perversion ! beurk

Portrait de Dostolor84
8/février/2014 - 18h56
saepho a écrit :

Anti-France, alors qu'ils veulent que les entreprises françaises soient renationalisés pour être de nouveau la propriété de la nation française, tandis que l'umps vend nos entreprises aux américains et aux arabes.Ne vous trompez-vous pas un peu...beaucoup ?

Renationaliser les grandes entreprises françaises?! Je ne sais pas si c'est un programme anti-france mais ça revient à organiser la faillite immédiate du pays. Un bon résumé du programme FN.

L'hypocrite menteur et gravement incompétent Moi Président fait naufrage. MLP quant à elle avec son programme hyper socialiste et national se fracasserait sur la réalité économique en quelques semaines.

Pour info, l'Etat américain ne rachète pas des entreprises françaises, mais ce sont des grands groupes qui font des OPA.  

Portrait de RS Siebzehn
8/février/2014 - 17h58
Bifidus1 a écrit :

L'argument choc de mes deux... smiley

meme à trouville, on n'emballe pas le poisson avec...smiley

Portrait de Dape
8/février/2014 - 16h16

Libération n'a jamais été un journal mais seulement un organe de propagande gauchiste et anti-France.

Portrait de Guybrush
8/février/2014 - 16h10 - depuis l'application mobile

Je vais pas pleurer si c'est ce journal de merde ferme. Plus personne n'achète, c'est des colleurs d'affiches

Portrait de phfr
8/février/2014 - 16h06

Une solution pour calmer les salaries : virer DEMORAND

Et mettre un vrai journaliste a la place pas un gauchiste absurde !!!!!