14/01/2014 17:09

La France comptait 66 millions d'habitants au 1er janvier

La population de la France a augmenté l’an dernier pour atteindre les 66 millions d’habitants, mais la croissance démographique a été la plus basse depuis l’an 2000, en raison notamment d’une baisse de la fécondité, selon les chiffres publiés mardi par l’Insee.

Au 1er janvier 2014, 66 millions d’habitants vivaient en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer, 280 000 de plus qu’un an auparavant (+0,4%), a précisé l’Institut national de la statistique. Précisément, 63,9 millions de personnes vivaient en France métropolitaine et 2,1 millions dans les cinq départements d’outre-mer (dont 0,2 million à Mayotte, devenu département en 2011).

«La croissance démographique française reste supérieure à la moyenne de l’Union européenne, mais c’est la plus basse depuis l’an 2000», a commenté Pascale Breuil, chef de l’unité des études démographiques et sociales de l’Insee.

«On est sur une tendance de ralentissement due principalement à une légère baisse du nombre d’enfants par femme en 2013, et à une tendance d’augmentation du nombre de décès, malgré les progrès d’espérance de vie», a-t-elle ajouté. Il y a un an déjà, la croissance de la population avait marqué le pas.

En 2013, le taux de fécondité (hors Mayotte) a reculé à 1,99 enfant par femme contre 2,01 en 2012 et 2,03 en 2010, année où le nombre de naissances avait atteint un pic. Le recul s’explique notamment par une baisse du nombre de femmes en âge de procréer, mais la France reste le pays le plus fécond de l’Union européenne avec l’Irlande. L’âge moyen à l’accouchement est resté à 30,1 ans.

Comme par le passé, la croissance de la population est principalement portée par le «solde naturel», c’est-à-dire l’excédent des naissances (810 000) sur les décès (572 000). Maisn en 2013, cet excédent (238 000) est le plus bas enregistré depuis 2003 (année de la canicule), avec des naissances moins nombreuses et des décès en augmentation.

Le vieillissement de la population est plus rapide depuis 2011, année au cours de laquelle les premiers baby-boomers ont atteint 45 ans. Au 1er janvier 2014, la France comptait 18% d’habitants âgés d’au moins 65 ans (+3,4 points en vingt ans). Les 75 ans et plus représentaient 9,1% de la population (+3 points en vingt ans).

Le vieillissement des générations nombreuses du baby-boom (nées entre 1946 et 1974) devrait continuer d’augmenter le nombre de décès à l’avenir. En 2013, l’augmentation des décès s’explique aussi par une mortalité particulièrement importante sur les quatre premiers mois, février et mars ayant été froids et l’épidémie de grippe ayant duré treize semaines.

Le «solde migratoire», soit l’excédent des entrées par rapport aux sorties du territoire, a pour sa part contribué de manière plus marginale à la croissance de la population. Après avoir marqué le pas en 2012, l’espérance de vie a augmenté à 85 ans pour les femmes et 78,7 ans pour les hommes.

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Vos réactions

Portrait de Clément Oliver
14/janvier/2014 - 20h36

66 millons dont quelques français, blancs, goy, de classe moyenne, non parisien, non bobo gauchiste... si si, il doit bien en rester un ou deux. Les médias trouveront bien un jour à force de chercher...

Portrait de maxibibi
14/janvier/2014 - 17h55 - depuis l'application mobile

Par contre ce n'est pas du au fait que les gens paye trop de facture et ne gagne pas assez d'argent et préfère attendre plutôt que de faire un enfant et ne pas pouvoir assumer, c'est dingue que ce ne soit pas évoquer alors qu'un bon pourcentage de personne ne le font pas à cause de cette raison. Redonner du pouvoir d'achat au français et ils se remettront à faire des enfants