belgique
L'industrie du cinéma a écrit au Premier ministre, à la ministre de la Culture et au ministre du Budget pour prendre la défense du Centre national du cinéma (CNC) face aux menaces pesant sur les ressources de cet établissement public, a appris vendredi l'AFP.
Le Bureau de liaison des organisations du cinéma (Bloc), qui regroupe différents syndicats de producteurs, distributeurs, réalisateurs ou artistes, a écrit à Jean-Marc Ayrault, Aurélie Filippetti et Bernard Cazeneuve, après avoir "constaté avec la plus vive surprise l'offensive née actuellement contre le CNC, et plus généralement contre le cinéma et l'audiovisuel de notre pays".
L'industrie du cinéma dénonce dans ces courriers, dont l'AFP a eu copie, le rapport Queyranne qui préconise notamment de plafonner les taxes affectées au CNC à 550 millions d'euros ou suggère la fin du crédit d'impôt international pour les tournages.
Le Bloc ne "comprend pas" non plus le "changement de position de la Cour des comptes qui recommande de réformer le CNC et son système de financement alors que le rapport Queyranne lui-même reconnaît la difficulté de réformer un seul des éléments du CNC sans risquer de fragiliser son modèle global".
Depuis 2011, "plus de 230 millions d'euros ont été prélevés sur le budget du CNC (dont 150 millions d'euros en 2013)", rappellent les professionnels du cinéma.
"De nouvelles ponctions de l'Etat dans le budget du CNC auraient pour impact de mettre en péril son autonomie budgétaire et l'efficacité de son action", est-il écrit dans ces lettres signées des coprésidents du Bureau, Eric Altmayer et Malik Chibane.
Le prélèvement exceptionnel de 150 millions d'euros sur le fonds de roulement 2013 du CNC a eu "pour effet de réduire drastiquement la nouvelle aide à la numérisation des oeuvres de patrimoine et d'abandonner d'importants investissements", soulignent les deux coprésidents qui demandent un rendez-vous à chacun des trois destinataires du courrier.
La ministre de la Culture a déjà déclaré que le CNC, qui gère les aides publiques, n'était pas "une vache à lait", alors que le ministère des Finances lorgne sur les réserves de cet organisme public de soutien à l'économie du cinéma et de l'audiovisuel.
Vos réactions
Ha parce qu'il croit que le gouvernement va se bouger !!!
Certains rêvent complètement
Doublon
Fallait faire ça avant qu'Hollande soit au pouvoir
Certains perdent leurs temps !!!
À quoi sert la cour des comptes, sinon à parler dans le vide vu que toute réforme est impossible ? Quand on sera dans la situation de l'Italie avec les dettes à payer, on verra que la France ne peut plus continuer avec un tel train de vie... Alors que les impôts sont à un niveau record...
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?