30/07/2013 11:50

L'éditeur Robert Lafont très en colère contre le groupe Le Figaro, et menace de lancer une procédure judiciaire

Le patron de Lafont Presse, éditeur du magazine féminin et people "Jour de France", est vent debout après l'annonce par le groupe Le Figaro d'une parution test d'un "Jours de France" (avec un "s") pour début août.

"Il n'est pas question que nous puissions laisser relancer un titre qui aujourd'hui est sérieusement exploité, qui nous appartient et cela depuis 10 ans", écrit Robert Lafont dans un courrier à Serge Dassault, propriétaire du Figaro.

Le groupe Figaro a annoncé le 22 juillet le lancement début août d'une version expérimentale de "Jours de France", hebdomadaire disparu en 1989 et fondé par Marcel Dassault, père de Serge, actuel propriétaire du groupe de presse. "Si vous le lancez je procéderai immédiatement au lancement de la procédure nécessaire afin que les tribunaux jugent qui, aujourd'hui, a le droit sur ce titre", a averti M. Lafont.

Lafont Presse a lancé "Jour de France" (sans "s") en novembre 2010 après en avoir déposé le titre à l'Institut national de la propriété industrielle (Inpi) en 2003. "Aujourd'hui Le Figaro entend s'accrocher au wagon, après que nous ayons investi et relancé le titre, alors qu'ils ne peuvent pas non plus ignorer que +Jours de France+ - du fait de sa non-exploitation - était tombé en désuétude, et de ce fait que tout le monde pouvait le relancer", s'est insurgé M. Lafont. Le groupe Le Figaro considère pour sa part que le titre est à lui.

"La marque +Jours de France+ nous appartient", a déclaré aux Echos de mardi Marc Feuillée, directeur général du groupe. Le mensuel "Jour de France", vendu 2,90 euros, a enregistré en 2012 une diffusion France payée (DFP) de 22.122 exemplaires en moyenne, en hausse de 22,76% par rapport à l'année précédente. Le "Jours de France" envisagé par le Figaro sera vendu 4,90 euros, et une diffusion payée de 40.000 exemplaires "serait un bon signal", selon Marc Feuillée.

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