06/05/2013 09:55

François Hollande réunit son gouvernement pour lancer l'an II de son quinquennat

François Hollande réunit son gouvernement en séminaire lundi matin à l'Elysée pour commencer à écrire un nouveau chapitre de son quinquennat, toujours critiqué à droite comme à gauche, un an jour pour jour après son l'élection.

Les 37 ministres et Jean-Marc Ayrault seront réunis à partir de 10H30 autour du chef de l'Etat pour un exercice de "bilan et perspectives", selon Matignon.

Dans un contexte de chômage record et de crise économique, pas question pour l'exécutif de se prêter à une quelconque célébration. Les ministres, qui ont participé ce week-end à une rencontre des Jeunes socialistes à Soustons (Landes), avaient déjà donné le ton en refusant toute auto-satisfaction.

"Il faut encore accélérer, accentuer, impulser davantage", a ainsi fait valoir Jean-Marc Ayrault dimanche soir sur TF1. Admettant quelques "couacs" au sein de l'équipe gouvernementale, notamment à Bercy, le Premier ministre a assuré qu'en dépit des critiques, le "cap est fixé". "Ce cap est tenu même s'il peut y avoir de petites maladresses", a-t-il assuré.

Un meilleur fonctionnement ministériel passe-t-il par une équipe resserrée autour d'une vingtaine de ministres? "Chaque chose en son temps", a répondu, énigmatique, M. Ayrault, rappelant toutefois qu'il s'agissait d'une prérogative du chef de l'Etat. Pour stimuler l'investissement, il a annoncé que l'Etat était prêt à céder une partie de ces participations dans des entreprises publiques.

La promotion de l'action gouvernementale n'est pas pour autant négligée. Comme il y a quelques jours avec un tour d'horizon sur le site internet de Matignon des 60 engagements de M. Hollande, le gouvernement devait aussi mettre en ligne dimanche soir une infographie "grand public" pour promouvoir son action depuis un an.

Toujours malmenés dans les sondages, MM. Hollande et Ayrault, restent aussi les cibles des critiques des autres formations politiques.

Plus des trois-quarts (76%) des Français jugent le bilan de l'action de François Hollande plutôt négatif un an après son élection à la présidence de la République, selon un sondage TNS Sofres pour ITélé publié lundi. Plus spécifiquement, ils sont 56% ayant voté pour François Hollande au premier et second tour de l'élection présidentielle de 2012, à juger négativement son bilan.

Par ailleurs, 76% des personnes sondées se déclarent déçues par l'action du président de la République depuis son élection en mai 2012.

Le Front de gauche (FG) et Jean-Luc Mélenchon ont ainsi mobilisé, dimanche à Paris, "contre l'austérité, contre la finance et pour une VIe République", des dizaines de milliers de déçus de la gauche pour dire haut et fort que "le compte n'y est pas" et réclamer "que ça change vraiment".

L'ancien socialiste s'est vertement opposé au gouvernement, et en particulier au ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, au sujet du comptage de la manifestation parisienne. M. Mélenchon a ainsi estimé que le nombre de 30.000 manifestants évalué par la préfecture de police pour la "marche citoyenne" du Front de gauche était "une ridicule provocation" et que M. Valls était "aux abois".

"Je ne suis pas le Premier ministre de l'incantation, ni le chef d'un gouvernement de la parole contestataire", a pour sa part attaqué M. Ayrault sur TF1.

Au centre-droit, c'est le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, qui avancera lundi ses pions en proposant "un programme républicain national de redressement" en dix points "sur lesquels les Français sont d'accord et toutes les forces politiques peuvent être d'accord". L'ancien ministre a souligné que ce programme porterait sur la manière de "relancer l'emploi", "arrêter la dégradation industrielle", "réduire les déficits" et "donner une deuxième chance à ceux qui sont en grande précarité".

Alors que la Commission européenne a accordé un délai de deux ans, jusqu'à la fin 2015, à la France pour ramener ses déficits publics à 3% du PIB, M. Borloo est sceptique quant à la capacité du gouvernement à y parvenir.

Après le lancement d'une campagne fustigeant "l'échec" de M. Hollande, le président de l'UMP, Jean-François Copé, tiendra un meeting à Nîmes au cours duquel il devrait dégainer de nouvelles attaques.

L'ancien candidat souverainiste Nicolas Dupont-Aignan célèbrera lui le premier anniversaire de l'élection de M. Hollande en se rendant lundi à 10H00 au palais de l'Elysée pour remettre un "cadeau-surprise" au président.

"Constatant les difficultés flagrantes de François Hollande à connaitre les problèmes des Français et surtout son incapacité à les résoudre, ce cadeau, simple et pas cher, lui sera utile ainsi qu'à la France", a affirmé M. Dupont-Aignan.

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Vos réactions

Portrait de Koro
9/mai/2013 - 12h07
emilie2 a écrit :

faut virer tout ce beau monde

+5

Portrait de Koro
9/mai/2013 - 12h06

Je crains le pire avec ce gouvernement

Portrait de lili
6/mai/2013 - 13h27
pleasure a écrit :

C qui ?

hi hi je ne sais pas !!!

mais tous sont en dress-code

"blanc / beige / bleu ciel / bleu marine / noir / gris" 

 

 

ps - je n'en reconnais qu'une douzaine (et heureusement il n'y a pas les ministres délégués sur la photo qui n'auront jamais le bonheur d'être connus !!!)

Portrait de pleasure
6/mai/2013 - 11h41
lili a écrit :

en rouge orangé à gauche     smiley

C qui ?

Portrait de lili
6/mai/2013 - 11h16
lefilou02 a écrit :

au vu de la photo , chercher l intru smiley

en rouge orangé à gauche     smiley

Portrait de lili
6/mai/2013 - 11h00

une belle brochette de vainqueurs

Portrait de Thomaskowalski

J'espere qu'a l'an III , il démissionnera !

Portrait de varach
6/mai/2013 - 09h57

Apres l'an Un , il faut s'attendre à L'an PIRE !!