21/03/2013 07:19

L'Union des étudiants juifs porte plainte contre Twitter qui refuse toujours d'identifier les auteurs de tweets antisémites

L'Union des étudiants juifs de France (UEJF) a annoncé qu'elle attaquait au pénal Twitter et son président Dick Costolo pour ne pas avoir répondu à la demande de la justice française d'identifier les auteurs de tweets antisémites.

"Twitter joue la carte de l'indifférence en ne respectant pas la décision du 24 janvier" du tribunal de grande instance de Paris qui avait donné deux semaines au réseau social pour identifier les auteurs de tweets antisémites, a expliqué Jonathan Hayoun, le président de l'UEJF.

"Ils ne se sont aucunement exécutés (...) En protégeant l'anonymat des auteurs de ces tweets, ils se rendent complices et offrent un boulevard aux racistes et aux antisémites", selon le responsable.

Son association réclame quelque 38,5 millions d'euros qu'elle s'engage à reverser au Memorial de la Shoah, selon le texte de la citation directe à comparaître devant le tribunal correctionnel.

Selon l'avocat de l'UEJF, Me Stéphane Lilti, la citation directe a été déposée mercredi.

L'UEJF avait lancé son combat judiciaire après la diffusion en octobre 2012 de très nombreux tweets reprenant les mots-clés #unbonjuif et #unjuifmort.

Selon la citation directe, "c'est en toute connaissance de cause, et en application de sa politique commerciale affichée que la société Twitter Inc s'est refusée" à identifier les auteurs des tweets illégaux.

L'UEJF s'en prend également au refus de Twitter de mettre en place une plateforme permettant aux utilisateurs de signaler tout message illégal, comme peuvent le faire d'autres réseaux sociaux. Selon l'UEJF, c'est "de façon délibérée, avec une parfaite mauvaise foi et dans un but totalement étranger au respect affiché du droit américain" que Twitter n'a pas réagi aux demandes de la justice française.

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