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Comme vous l'a rapporté jeanmarcmorandini.com ce matin, le Figaro est absent des kiosques ce vendredi à la suite de mouvements sociaux dans ses impimeries.
Sur le site Internet du quotidien, Alexis Brézet, le directeur des rédactions du Figaro, a publié un message destiné aux lecteurs.
Dans son billet il explique la "non parution" du journal aujourd'hui.
Voici la lettre qu'il a publiée:
"Dans la nuit de jeudi à vendredi, une poignée de syndicalistes du Livre CGT a pénétré par la force dans les imprimeries du Figaro et bloqué l’impression de nos journaux. Ce matin, nos lecteurs - abonnés postaux, abonnés portés, acheteurs au numéro - ont donc une fois encore été privés de leur Figaro - qu’ils peuvent retrouver ici, dans son intégralité, en édition numérique. Nous en sommes profondément désolés et les prions de nous en excuser.
Ils doivent savoir que ce «mouvement social» qui, curieusement, n’a touché que Le Figaro ( on n’ose imaginer, derrière ce «ciblage», un quelconque motif politique) n’est en rien le fait des journalistes, des employés ou des ouvriers du groupe Figaro et de ses imprimeries qui, jour après jour, s’attachent à vous proposer le meilleur journal.
La cause du conflit ? Presstalis, le système coopératif qui depuis la Libération assure la distribution de la presse française, est aujourd’hui à bout de souffle, victime de ses rigidités et de l’aveuglement d’un syndicalisme de monopole qui l’a conduit au bord de la faillite. Pour survivre, et continuer de faire vivre la liberté de l’information, ce système doit mener à bien une vigoureuse restructuration - qu’un syndicat hostile à tout dialogue, refuse obstinément d’envisager. Ce sont ces «dockers de la presse» qui nous prennent en otage et vous prennent en otage, qui envahissent les usines, bloquent les camions, jettent dans le caniveau des journaux tout juste imprimés. Dans l’industrie automobile, au moins, on n’abime pas le «produit»…
Quel manque de respect ! Pour vous, nos lecteurs. Pour nous, journalistes et salariés du groupe Figaro. Pour les marchands de journaux et pour tous les acteurs de la filière qui affrontent avec courage des conditions économiques extraordinairement difficiles.
Quel scandale pour la démocratie ! Pour la liberté d’opinion ! Pour le pluralisme de l’information !
La presse va mal. Elle se réforme. Mais des naufrageurs s’acharnent à la couler… Face à de telles actions, qui piétinent l’éthique syndicale, il est urgent que chacun - et notamment les pouvoirs publics, étrangement silencieux - prenne conscience de la gravité de la situation, et assume enfin ses responsabilités."
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Ce n'est pas grave je ne lis pas le Figaro
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