16/08/2012 10:13

L'Equateur n'a pas pris de décision concernant l'extradition du fondateur de Wikileaks

Le président équatorien Rafael Correa a démenti mardi que son pays s'apprêtait à accorder l'asile au fondateur de WikiLeaks Julian Assange, comme l'avait annoncé un peu plus tôt le site internet du quotidien britannique The Guardian.

"La rumeur d'un asile accordé à M. Assange est fausse. Aucune décision n'a encore été prise à ce sujet. J'attends un rapport du ministère des Affaires étrangères", a écrit M. Correa sur son compte Twitter.

Un peu plus tôt, le Guardian avait annoncé que l'Equateur allait accorder l'asile à Julian Assange, citant un "responsable à Quito (...) familier des discussions gouvernementales", non identifié par le journal.

Le président équatorien avait déclaré lundi soir à la télévision nationale "espérer" qu'il y aurait "cette semaine une décision à ce sujet", précisant qu'il avait prévu de s'entretenir mercredi à ce sujet avec les diplomates équatoriens en poste à Londres.

Julian Assange est réfugié depuis près de deux mois à l'ambassade d'Equateur à Londres.

Dans un communiqué publié mercredi après-midi à Londres, l'ambassade d'Equateur insiste sur le fait que le président Correa a démenti "vigoureusement" avoir pris sa décision, citant in extenso les propos du chef de l'Etat.

L'ambassade rappelle que le président a ajouté: "Cependant, quand nous aurons pris notre décision, nous expliquerons tous les arguments légaux (qui ont abouti à) accorder ou pas cet asile".

La représentation diplomatique voit dans cette offre d'explication du président "une réitération de son engagement à être transparent sur le processus de décision", "une fois que celle-ci aura été prise".

Julian Assange, un Australien de 41 ans, est accusé par la justice suédoise de viol et d'agression sexuelle. Depuis le 19 juin, il est réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il a déposé une demande d'asile politique, pour éviter son extradition vers la Suède.

Le fondateur de WikiLeaks dit redouter d'être transféré dans un second temps aux Etats-Unis pour y répondre d'espionnage après la divulgation par son site de 250.000 télégrammes diplomatiques américains, notamment par le Guardian.

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