14/05/2012 16:36

Le Comité International de la Croix-Rouge insiste pour une libération "rapide" de Roméo Langlois

Un responsable du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en Colombie s'est déclaré lundi "optimiste" en vue de la 
libération par les Farc du journaliste français Roméo Langlois, exhortant la guérilla à le relâcher "le plus tôt possible".
"Nous sommes très optimistes et nous sommes parés dès maintenant pour que cela se produise le plus tôt possible", a déclaré à l'AFP Daniel Muñoz, le chef de la délégation du CICR dans le département de Caqueta (sud), fief des Farc, situé à la lisière de la forêt amazonienne, où a été enlevé le journaliste.
"Comme nous l'avons dit depuis le début, nous pensons que cela ne doit pas durer, que Roméo Langlois est blessé et doit être relâché et remis à sa famille au plus vite", a ajouté le délégué du CICR, au lendemain d'un message des Farc annonçant son intention de libérer M. Langlois.
"C'est pourquoi nous insistons pour que ce processus se déroule le plus tôt et le plus rapidement possible", a-t-il poursuivi.
Correspondant de la chaîne France 24, le journaliste âgé de 35 ans a été capturé le 28 avril par la guérilla marxiste lors d'un combat avec une brigade militaire qu'il filmait lors d'une opération anti-drogue. Blessé à un bras, il s'est rendu aux assaillants en se présentant comme civil.
Afin d'accéler sa libération, le CICR a souligné qu'il ne demandait pas de "preuve de vie" du journaliste, comme cela a parfois été le cas pour des otages détenus depuis longtemps par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).
"Sur la base de l'information publique et de l'information que nous avons reçue directement, nous avons suffisamment confiance dans le fait que Roméo Langlois est aux mains des Farc et qu'il est, comme ils l'ont déclaré, en vie, blessé au bras mais en bonne santé", a précisé M. Muñoz.
"Nous ne souhaitons donc pas demander d'autre information", a-t-il souligné.
Le responsable du CICR a également averti que l'opération de libération serait plus rapide par la route ou la rivière que par hélicoptère, un moyen de transport utilisé lors des dernières remises d'otages des Farc.
"Evidemment, tout le processus logistique et opérationnel serait plus simple si cela a lieu par voie fluviale ou terrestre", a-t-il insisté, assurant que l'organisme avait déjà à sa disposition des "voitures" et des "embarcations" pour aller récupérer M. Langlois.
Fondée en 1964, la guérilla des Farc, la principale du pays, compte encore 9.200 combattants, repliés dans des régions de montagne et de forêt. Elle s'était engagée en février dernier à renoncer à la pratique des enlèvements contre rançon.

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