02/05/2012 12:35

Les répliques marquantes des débats présidentiels du second tour

Ce soir, les deux candidats au second tour de l'élection présidentielle, François Hollande et Nicolas Sarkozy, débattront lors de l'émission "2012, le débat". Depuis 1974, les débats présidentiels de l'entre-deux-tours sont devenus une tradition avec, à chaque fois, des répliques cultes. 

En 1974, c'est François Mitterrand et Valéry Giscard d'Estaing qui sont au second tour de l'élection présidentielle. Les deux candidats vont inaugurer les débats présidentiels du second tour. Au cours du débat, Valéry Giscard d'Estaing lâchera cette phrase devenue culte face à son adversaire: "Vous n'avez pas le monopole de coeur". 

Sept ans plus tard, Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand seront une nouvelle fois au second tour de l'élection présidentielle. Une phrase va ressortir du débat. Elle est signée François Mitterrand. "Vous avez tendance un peu à reprendre le refrain d'il y a sept ans, “l'homme du passé”. Il est quand même ennuyeux que vous soyez devenu, vous, dans l'intervalle, l'homme du passif. Je n'aime pas beaucoup ces manières, je ne suis pas votre élève et vous n'êtes pas le président de la République ici, vous êtes simplement mon contradicteur" déclare François Mitterrand. 

1988: François Mitterrand est opposé à Jacques Chirac lors du second tour. Jacques Chirac, alors Premier ministre de François Mitterrand, va déclarer: "Ce soir, je ne suis pas le Premier ministre et vous n'êtes pas le président de la République, nous sommes deux candidats... Vous me permettrez donc de vous appeler Monsieur Mitterrand".

Réponse du président de la République: "Mais vous avez tout à fait raison Monsieur le Premier Ministre". 

Sept ans plus tard, Jacques Chirac se retrouve au second tour face à Lionel Jospin. "Il vaut mieux cinq ans avec Jospin que sept ans avec Jacques Chirac" va lancer Lionel Jospin à son adversaire au cours du débat. 

En 2002, Jacques Chirac refusera de débattre face à son adversaire du second tour: Jean-Marie Le Pen. Pour la première fois depuis 1974, les Français ne pourront pas assister à un débat de l'entre-deux-tour.

En 2007, face à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal s'énervera en plein débat provoquant la stupéfaction de son adversaire. "Pour être président de la République, il faut être calme" déclare Nicolas Sarkozy. "Quand il y a des injustices. Il y a des colères qui sont parfaitement saines. Je ne perds pas mes nerfs ! Je suis en colère" lui répond la candidate du Parti Socialiste. 

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