16/10/2008 18:04

Retour en prison pour JM Rouillan suite à une interview

Jean-Marc Rouillan, cofondateur du groupe armé d'extrême gauche Action directe, a vu jeudi son régime de semi-liberté révoqué par le tribunal d'application des peines (TAP) siégeant à Marseille, a annoncé à l'AFP son avocat, Me Jean-Louis Chalanset.

"Ils (les trois juges du TAP, NDLR) ont estimé sans motivation qu'il y avait lieu à révoquer la semi-liberté", a déclaré Me Chalanset devant la prison des Baumettes, où s'est tenue l'audience du TAP sur le fond, en présence de M. Rouillan. Les trois magistrats, venus de Paris, ont suivi le parquet de Paris qui avait réclamé l'incarcération à temps plein de M. Rouillan.

Au lendemain de la diffusion d'une interview controversée au magazine l'Express, son régime d'aménagement de peine avait été suspendu le 2 octobre par le juge d'application des peines (JAP), dans l'attente de l'audience sur le fond.

"Comme leur a dit Jean-Marc Rouillan, c'est la première fois de sa vie qu'il donne une interview où il estime qu'il y a lieu de s'engager dans un parti politique légaliste et c'est pour cela qu'il retourne en prison", a ajouté Me Chalanset.

L'avocat a précisé que Jean-Marc Rouillan avait exposé sa défense pendant quarante minutes et que les juges avaient pris leur décision après dix minutes de délibéré. Condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 18 ans, pour les assassinats du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986 et de l'ingénieur général de l'armement René Audran en 1985, M. Rouillan, 55 ans, bénéficiait d'un régime de semi-liberté depuis décembre 2007 après 20 ans de prison.

Dans ce cadre, il travaillait pour l'éditeur marseillais Agone la journée mais passait ses nuits et fins de semaine à la prison des Baumettes. La décision du TAP annule la mesure de libération conditionnelle de Jean-Marc Rouillan prévue en décembre, a précisé son avocat car pour en bénéficier, a-t-il dit, il aurait dû passer douze mois en semi-liberté.

Dans son interview à l'Express, interrogé sur d'éventuels regrets après les actes d'Action directe et notamment l'assassinat de Georges Besse, M. Rouillan avait répondu: "Je n'ai pas le droit de m'exprimer là-dessus... Mais le fait que je ne m'exprime pas est une réponse. Car il est évident que si je crachais sur tout ce qu'on avait fait, je pourrais m'exprimer. Mais par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique".

Pour le parquet de Paris, le cofondateur d'Action directe avait ainsi enfreint l'obligation de s'abstenir de toute intervention publique relative aux infractions pour lesquelles il a été condamné.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de youpi83
16/octobre/2008 - 20h04

ça risque pas ! la belle soeur du beauf:lol: a plaidé en sa faveur pour cause humanitaire :roll:
deux poids deux mesures ...

Portrait de ENOMISS54
16/octobre/2008 - 19h52


ce type est un ASSASSIN ! A t-il eu lui de la pitié pour ses victimes ? NON ! Quand je pense que Besancenot copinait avec ce type, ça me fait gerber !! :mrgreen: :mrgreen:

Portrait de kany
16/octobre/2008 - 19h51

Sur la photo, j'ai cru que c'était Corbier (du Club Dorothée, pour ceux qui suivent)....
Ok, je sors (et j'vais m'acheter des lunettes) :shock: :shock: ;)

Portrait de luc21
16/octobre/2008 - 19h08

merci, des neurones, j'en ai suffisamment pour comprendre que certains déversent leur fiel à longueur de commentaires. Là où Sarko, pourtant assez dur en matière de répression, lâche du lest pour des raisons humanitaires (oh le gros mot !! ), d'autres veulent jouer les gros bras et redresseurs de tort.
T'en fais sûrement partie et je te laisse avec ceux de ton espèce (continuez de partager votre unique neurone, ça vous va si bien :mrgreen: )

Portrait de luc21
16/octobre/2008 - 18h56

Pourquoi tant de violence dans les propos ? T'es pas mieux que ceux que tu condammnes :twisted:

Portrait de Macfly
16/octobre/2008 - 18h06

S'il pouvait y ramener petrella avec lui:twisted: