police Le trafic de traitements anti-obésité et de peptides vendus illégalement sur internet s’intensifie, avec des risques importants pour la santé, alertent les autorités.
«On en intercepte toutes les semaines et on constate une demande grandissante», explique à l’AFP un analyste des douanes.
Des sites proposent notamment des produits présentés comme de l’Ozempic ou du Wegovy, ainsi que du Retatrutide, une molécule encore expérimentale.
«C’est malheureusement extrêmement facile de se procurer ces produits», déplore le commandant Hugo Rodrigues, de l’OCLAESP, qui constate une augmentation difficile à quantifier.
L’Agence du médicament a pris «une dizaine de décisions de police sanitaire» contre ces ventes ou leur publicité et indique saisir systématiquement la justice.
Le phénomène «reste difficile à endiguer», reconnaît l’ANSM, tandis que les sites se multiplient et que le statut réglementaire de certains produits complique les saisies.
L’agence rappelle que leur composition «est inconnue» et que «leur utilisation peut entraîner de graves problèmes de santé».
Une dizaine de cas d’effets indésirables liés à des GLP-1 obtenus hors des circuits légaux ont été signalés en France en 2025, un nombre jugé «très fortement sous-estimé» par le pharmacologue Jean-Luc Faillie.
Parmi eux, un homme de 33 ans a subi un coma hypoglycémique après l’injection d’un produit présenté comme de l’Ozempic, mais qui aurait été de l’insuline.
Alors qu’une dizaine de signalements concernent aussi le Retatrutide depuis le printemps, les spécialistes appellent à renforcer l’information du public et «la lutte contre la désinformation».
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