lycée L’Union européenne s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la protection des mineurs en envisageant un âge minimum commun pour accéder aux réseaux sociaux. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen doit dévoiler ses orientations mercredi 16 septembre, lors de son discours sur l’état de l’Union devant le Parlement européen.
« L’Europe a le pouvoir d’agir », assure-t-elle, estimant que les Européens ne doivent pas accepter que l’enfance soit façonnée par les algorithmes et les technologies addictives. Bruxelles étudie plusieurs scénarios, avec une majorité numérique qui pourrait être fixée entre 13 et 15 ans, mais aucun seuil définitif n’a encore été officiellement annoncé.
Une piste envisagée consisterait à interdire l’accès autonome aux réseaux sociaux aux plus jeunes, avant d’autoriser progressivement davantage d’usages à mesure qu’ils avancent en âge. Cette réflexion s’appuie sur les conclusions d’un groupe d’experts européens créé en 2025 pour examiner les effets des plateformes sur la santé, le développement et la sécurité des enfants.
Selon les données recueillies par la Commission, les jeunes Européens passent en moyenne 4,5 heures en ligne pendant une journée d’école et 6,1 heures le week-end. Un adolescent européen sur trois déclare par ailleurs que les réseaux sociaux le font parfois se sentir stressé, triste ou exclu, renforçant les inquiétudes de Bruxelles.
La future réglementation devra cependant résoudre une difficulté majeure : vérifier réellement l’âge des utilisateurs sans porter atteinte à leur vie privée. L’Union européenne a déjà développé une solution technique permettant à un internaute de prouver qu’il a atteint un âge requis sans communiquer directement son identité aux plateformes.
La France pousse Bruxelles à aller plus loin : Emmanuel Macron a demandé à Ursula von der Leyen une interdiction européenne des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Cette solution permettrait aussi de contourner les difficultés juridiques rencontrées par Paris, dont le dispositif national a été censuré avant son entrée en vigueur prévue à la rentrée 2026.
Mais le projet européen ne fait pas l’unanimité, certains États, dont l’Estonie, estimant qu’il faut surtout imposer des règles plus strictes aux plateformes plutôt qu’interdire leur accès aux adolescents.
L’Europe s’inscrit ainsi dans un mouvement international déjà engagé par plusieurs pays, avec des modèles allant de l’interdiction à une surveillance renforcée des fonctionnalités susceptibles de créer une dépendance.
Le discours d’Ursula von der Leyen mercredi devrait donc préciser jusqu’où Bruxelles veut aller face aux géants du numérique et si une véritable majorité numérique commune aux 27 peut devenir une nouvelle règle européenne.
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We do not have to accept childhoods shaped by algorithms.
— Ursula von der Leyen (@vonderleyen) September 10, 2026
We do not have to accept a system that fails our children.
Europe has the power to act.
To give children the time they need in the real world.
I will detail our proposal in my upcoming State of the Union address. pic.twitter.com/IvP2RJ3TkG
Vos réactions
La gauche a besoin de fliquer, surveiller et censurer tout le monde.
En effet.
Le seul moyen de savoir qui est un jeune pour appliquer ces mesures sera de savoir qui sont TOUS LES GENS sur les réseaux. Tout le monde devra s'identifier !
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