02/09 14:22

Le policier Pierre Picavet violemment agressé en sortant d’un bar gay à Paris réagit dans "24h en France" sur CNews à la remise en liberté de son agresseur: "Je fais des cauchemars et je reste choqué" - VIDEO

Aujourd'hui, à 13h, le policier Pierre Picavet violemment agressé le week-end dernier à Paris en sortant d’un bar gay était l'invité de Nelly Daynac dans "Police, justice : 24h en France" sur CNews. Sur le plateau de l'émission, il a réagi alors que son agresseur, un jeune homme de 20 ans, a été laissé libre sous contrôle judiciaire après sa mise en examen.

"Les premiers mots de l'homme, c'est 'je vais te tuer, sale pédé'. Ça, c'est ses premiers mots. Très rapidement, je me présente à lui et je le fais à trois reprises, où je sors ma carte de police et je lui dis 'arrête, stop, je suis policier'. Rien que ça, déjà, vous voyez, il y a des menaces de mort. Il y a le fait que je sois policier, que je l'annonce", a débuté le policier, qui pourrait perdre un oeil. 

Et d'ajouter : "Je ne sais pas si c'est retenu dans les aggravations, mais en tout cas, de ce que j'ai entendu, ma fonction de policier n'a pas été retenue encore. Il y aurait dû y avoir normalement 'violences volontaires avec arme sur personnes dépositaires de l'autorité publique par personne ivre', puisque l'intéressé avait consommé de l'alcool".

"Il y a eu la nomination aujourd'hui d'un juge d'instruction qui va travailler sur l'affaire. Bien sûr, moi, je ne manque pas de confiance auprès de la justice. On parle quand même d'une tentative d'homicide. Ce n'est pas juste des menaces de violence", a continué le policier.

"J'ai été victime de violences homophobes où j'ai eu toutes ces blessures. Je reste très choqué de ce qui m'est arrivé. Ça me perturbe beaucoup. J'en fais des cauchemars. Je souffre. Je prends des médicaments que je ne suis pas habitué à prendre et qui m'assomme, qui me font paraître très bizarre. C'est très perturbant", a-t-il déclaré.

A la question de savoir comment on lui a justifié cette remise en liberté de son agresseur, Pierre Picavet répond : "Je n'ai pas eu directement le procureur, le juge. Je n'ai pas eu encore les raisons de la décision. Les violences en raison de l'orientation sexuelle réelle ou supposée ont été retenues. Également le vol. Apparemment, il manquerait les violences sur personne dépositaire de l'autorité publique".

"Ma chance, c'est d'avoir un témoin. Parce que si je n'avais pas eu de témoin qui dit qu'effectivement, j'ai annoncé ma qualité de policier, que j'ai montré ma carte, on aurait pu mettre en doute ma parole", a-t-il conclu sur le plateau de "Police, justice : 24h en France" sur CNews. 

 

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Vos réactions

Portrait de fifoustef
3/septembre/2026 - 06h29
bruno.13 a écrit :

La justice n'aimerait-elle pas les policiers en leur préférant les délinquants et criminels ?

que oui... tous les jours sont cortège de preuves que c'est plus facile d'être un brigand que d'être dans le droit chemin...

Portrait de bruno.13
2/septembre/2026 - 14h59

La justice n'aimerait-elle pas les policiers en leur préférant les délinquants et criminels ?