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Paris : Un rassemblement «contre les exécutions politiques en Iran» prévu demain à 14h interdit par la préfecture en raison de "risques sérieux d'affrontements"

Un rassemblement contre les exécutions d'opposants en Iran, qui était prévu ce samedi à Paris, a été interdit, selon un arrêté de la préfecture de police de Paris (PP).

Cette dernière justifie cette interdiction par un «contexte national et international particulièrement tendu» et le «risque sérieux qu'à l'occasion de cette manifestation aient lieu des affrontements entre des militants aux opinions antagonistes de nature à troubler gravement l'ordre public».

La manifestation était prévue autour de l'Hôtel des Invalides dans le VIIe arrondissement de Paris devait passer «à proximité de plusieurs bâtiments publics et représentations diplomatiques».

Cette décision a provoqué la colère des organisateurs qui ont dénoncé une interdiction «sous des prétextes sans fondement» et prononcée «quelques heures après un entretien téléphonique» entre les ministres des Affaires étrangères français Jean-Noël Barrot et iranien Abbas Araghchi.

Jean-Noël Barrot «n'a pas évoqué cette manifestation ou demandé son annulation», s'est défendu le Quai d'Orsay. «Cette motivation extraordinairement tardive est la traduction de l'absence de tout bien-fondé de cette mesure d'interdiction et de son caractère arbitraire», a dénoncé Me Vincent Brengarth, un avocat de l'association NDH (Nouveaux droits de l'Homme), co-organisatrice du rassemblement.

Avec Me William Bourdon, ils ont assuré avoir déposé une requête en urgence auprès du tribunal administratif de Paris afin d'obtenir l'annulation de la décision, en raison de «l'atteinte manifestement illégale portée à la liberté de manifester». 

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Vos réactions

Portrait de kylun2004
20/juin/2026 - 10h23

comme si le gouvernement iranien en avait quelque chose a foutre

Portrait de Touché01
19/juin/2026 - 13h46

Ces mêmes personnes ont probablement applaudi aux bombardements américains sur l'iran ces derniers mois.

N'oublions pas les 159 écolières de 7 à 12 ans déchiquetées à Minab par les bombes de trump dans les premiers jours du conflit.