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Les images des féministes qui ont interrompu, hier soir, la pièce de Patrick Bruel au Théâtre Édouard VII à Paris, aux cris de : "Bruel violeur ! Bruel, les sales connes te lâcheront pas” - Vidéo

Comme on pouvait s'y attendre, des associations féministes ont décidé de perturber les représentations de Patrick Bruel au théâtre et si jusque là, celui-ci avait été épargné ce n'est plus le cas depuis hier soir. Des membres du collectif "Nous Toutes", qui portaient un masque à l’effigie du chanteur, ont crié «Bruel ! Violeur !», entraînant l’allumage des lumières dans la salle et l’intervention de la sécurité qui les a évacuées du théâtre Édouard VII.

Patrick Bruel est actuellement visé par quatre plaintes pour viols en France et une enquête judiciaire pour agression sexuelle en Belgique. Il conteste l’ensemble des faits qui lui sont reprochés.

«La pièce avait commencé depuis quinze minutes quand Patrick Bruel est apparu sur scène et, là, ça a été interrompu, les acteurs sont retournés dans les coulisses», a raconté à l’AFP Lisa Desprez, 30 ans, à l’issue de la représentation. «Ça a repris au bout de dix minutes», a-t-elle précisé.

«Ce sont plusieurs militantes qui ont voulu faire passer un message très clair : “Bruel violeurs ! Bruel, les sales connes te lâcheront pas”», a expliqué à l’AFP une membre du collectif - qui n’a pas participé à l’action - sous couvert d’anonymat.

«Depuis des semaines, c’est un raz de marée de témoignages de violences sexuelles. Pourtant, le Théâtre Édouard VII et Samuel Benchetrit maintiennent l’acteur sur scène et les spectateur.ice.s l’applaudissent chaque soir», regrette Nous Toutes dans un communiqué. «L’artiste à la carrière brisée est décidément un mythe.

Le vaste monde de la culture comme ses spectateur.ice.s déroulent le tapis rouge à Patrick Bruel. Qu’attendent les salles de spectacles ?

En maintenant sa programmation, elles mettent en danger toutes les femmes qui côtoient de près ou de loin un agresseur présumé, dénoncé par des dizaines de femmes», insiste encore le collectif, tout en précisant que «le principe de précaution s’impose».

Puis d’ajouter : «Les salles de spectacles envoient comme message à toutes les victimes : les agresseurs sont protégés par les puissants, ils jouiront toujours de leur impunité.»

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Vos réactions

Portrait de Jubty
28/mai/2026 - 07h27

On sent les spectateurs dans leurs petits souliers.

Honteux probablement.