carburant 16h25: Le point sur ce que l'on sait
Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé jeudi qu’il allait « maintenir son initiative de plafonnement du prix des carburants dans l’ensemble de ses stations-service en France, »tant que la crise au Moyen-Orient durera« .
»Dans un contexte où le prix du pétrole s’apprécie jour après jour, le niveau des plafonnements en vigueur depuis le 8 avril (essence à 1,99 euro/L ; diesel à 2,25 euros/L) sont maintenus pour le mois de mai« , a précisé le groupe dans un communiqué.
Le groupe annonce également »une opération spéciale prix unique pour les ponts du 1er mai, du 8 mai et de l’Ascension, avec un prix de l’essence de 1,99 euro/L et un prix du diesel à 2,09/L sur l’ensemble de son réseau hexagonal« .
Ces annonces surviennent au lendemain de la publication des résultats trimestriels du groupe, qui a profité à plein de la flambée des prix du pétrole provoquée par la guerre au Moyen-Orient, engrangeant un bénéfice net de 5,8 milliards de dollars au premier trimestre (4,96 milliards d’euros), en hausse de 51% sur un an, représentant un doublement par rapport au dernier trimestre 2025.
Dans la foulée de la publication de ces résultats, qui ont suscité des réactions ulcérées de la gauche et des ONG, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait appelé jeudi le groupe à »se positionner d’une manière ou d’une autre sur une manière de redistribuer" ses résultats exceptionnels.
TotalEnergies avait rétorqué qu’il contribuait déjà, avec cette politique de plafonnement en faveur du pouvoir d’achat des automobilistes, qui existe depuis février 2023.
15h32: TotalEnergies "maintiendra" le plafonnement des prix à la pompe "tant que la crise durera". "Dans un contexte où le prix du pétrole s’apprécie jour après jour, le niveau des plafonnements en vigueur depuis le 8 avril (essence à 1,99 €/L ; diesel à 2,25 €/L) sont maintenus pour le mois de mai", explique l'entreprise dans un communiqué.
"En cas d’évolution favorable des cours internationaux, la Compagnie s’engage à répercuter sans délai toute fluctuation à la baisse des cours du diesel et de l’essence", ajoute TotalEnergies.
"Durant ce mois de mai, traditionnellement propice aux déplacements routiers, la Compagnie déclenche une opération spéciale prix unique pour les ponts du 1er mai, du 8 mai et de l’Ascension, avec un prix de l’essence de 1.99 €/L et un prix du diesel à 2,09€/L sur l’ensemble de son réseau hexagonal", poursuit l'entreprise.
.
Prix des carburants :
— TotalEnergies (@TotalEnergies) April 30, 2026
TotalEnergies maintiendra sa politique de plafonnement des carburants en France tant que la crise au Moyen-Orient durera et déclenche une opération spéciale prix unique partout en France pour les ponts du 1er mai, 8 mai et de l’Ascension.
Pour tous les…
.
14h58: Le point sur la situation
Le guide suprême iranien a affirmé jeudi que les Etats-Unis avaient subi une « défaite honteuse » face à son pays, en pleine remontée des tensions qui ont fait brièvement bondir les cours du pétrole à 126 dollars le baril, un niveau inédit depuis 2022.
Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des navires iraniens en représailles au verrouillage par Téhéran du détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.
Alors qu’un haut responsable américain a évoqué une possible prolongation de cette mesure « pendant des mois si nécessaire », la République islamique a durci le ton et affiché son mépris pour son ennemi.
« Deux mois après le plus grand déploiement militaire et l’agression menés par les tyrans de ce monde dans la région, et après la défaite honteuse des Etats-Unis, un nouveau chapitre s’ouvre » pour le Golfe et le détroit d’Ormuz, a lancé le guide suprême, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, dans un message écrit. Blessé dans des frappes, il n’a pas été vu en public depuis sa nomination.
Le président iranien avait auparavant adopté le même ton de défi. « Toute tentative d’imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l’échec », a lancé Massoud Pezeshkian.
La veille, Donald Trump avait jugé le blocus « un peu plus efficace que les bombardements », dans un entretien avec le site américain Axios. Selon le même média, le président américain devait être briefé jeudi par l’armée sur de possibles nouvelles actions militaires.
La guerre, déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine, a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. Malgré la trêve et de premières discussions le 11 avril à Islamabad, la diplomatie n’a pas retrouvé ses droits.
11h45: "Le monde est confronté à la plus grave crise énergétique de son histoire", estime sur France Inter le patron de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol, qui prévoit que "les marchés du pétrole et du gaz vont connaître de graves difficultés" dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient.
11h36: Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l’échec»
Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les États-Unis était «voué à l’échec» et ne ferait qu’aggraver les perturbations dans le Golfe. «Toute tentative d’imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l’échec», a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu’un haut responsable de la Maison Blanche a évoqué une prolongation de ce blocus «pendant plusieurs mois». Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage «non seulement ne permettaient pas d’améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe».
09h51: Washington n’abandonne pas l’idée d’une coalition pour sécuriser le détroit d’Ormuz
L'administration américaine a demandé à ses ambassades de tenter de convaincre ses alliés de rejoindre une coalition internationale chargée de sécuriser le détroit d'Ormuz, affirme jeudi le Wall Street Journal . Citant un télégramme du département d'État américain, le quotidien révèle l'existence d'un projet appelé «Mécanisme de liberté maritime», par lequel une coalition dirigée par les États-Unis partagerait des informations, coordonnerait son action diplomatique et ferait appliquer les sanctions.
Le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde, reste soumis à un double blocus iranien et américain. Et un haut responsable américain a indiqué mercredi que la Maison-Blanche envisageait de «poursuivre le blocus actuel pendant des mois si nécessaire», alors que les négociations sont au point mort.
«Votre participation renforcera notre capacité collective à rétablir la liberté de navigation et à protéger l'économie mondiale», assure le télégramme cité par le journal, jugeant «essentielle» une action collective pour notamment «imposer des coûts significatifs à l'obstruction iranienne du transit par le détroit». Donald Trump avait pressé ses alliés européens d'intervenir fin mars, avant de se plaindre abondement de leur refus d'envoyer des forces dans la région.
«Il est assez triste que l'Otan ait tourné le dos aux Américains au cours des six dernières semaines, quand ce sont les Américains qui financent leur défense», avait notamment estimé la Maison-Blanche. Le pétrole a bondi à plus de 125 dollars le baril jeudi, après que les États-Unis ont évoqué la perspective d'un long blocus des ports iraniens.
09h32: Les prix de l'énergie, et en particulier ceux des produits pétroliers, ont augmenté de 14,2% en avril sur un an, après +7,4% en mars, dans un contexte d'envolée des prix du pétrole en raison de la guerre au Moyen-Orient, explique l'Insee, alors que les prix à la consommation sont en hausse pour le troisième mois consécutif.
08h14: Le Pentagone évalue le coût de la guerre en Iran jusqu'à présent à 25 milliards de dollars, a déclaré son responsable financier au cours d'une audition parlementaire, aux côtés du ministre de la Défense Pete Hegseth. «Nous dépensons environ 25 milliards de dollars dans l'opération Fureur épique.
La plupart en munitions», a évalué Jules Hurst, un ordre de grandeur réutilisé plus tard par Pete Hegseth au cours de cette audition, sa première depuis le début de la guerre fin février.
Les États-Unis et Israël ont lancé une vaste offensive contre Téhéran le 28 février. Un cessez-le-feu - prolongé par Donald Trump sans date butoir - est en vigueur depuis trois semaines mais les négociations entre les deux pays visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient sont actuellement au point mort.
07h01: Donald Trump a assuré hier que le blocus contre l'Iran pourrait bien durer encore plusieurs mois, jusqu'à ce que l'Iran accepte de négocier sur le détroit d'Ormuz, mais aussi sur le nucléaire. Le baril de Brent s'envole sur fond de crainte d'un blocus prolongé du détroit d'Ormuz. La référence de brut de la Mer du Nord s'établit désormais à plus de 125 dollars, sans perspective d'amélioration.
06h11: Figé depuis le cessez-le-feu du 8 avril, le conflit pourrait s'éterniser, les Américains semblant se préparer à un long blocus des ports iraniens, en réponse au blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde. Lors d'une réunion mardi à la Maison Blanche avec des dirigeants du secteur pétrolier, les participants ont évoqué "les mesures prises par le président Trump pour soulager les marchés internationaux du pétrole et les mesures que nous pourrions prendre pour poursuivre le blocus actuel pendant des mois si nécessaire et minimiser son impact sur les consommateurs américains", a rapporté mercredi un haut responsable de l'administration.
"Le blocus est un peu plus efficace que les bombardements", a commenté Donald Trump lui-même dans un entretien avec le site américain Axios. Alors que les perspectives de tractations avec l'Iran sont au point mort, les cours du pétrole ont réagi au quart de tour, le baril de Brent de la mer du Nord grimpant en séance à plus de 119 dollars, au plus haut depuis 2022 et l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

05h58: Lors d'un coup de fil, le président russe Vladimir Poutine a mis en garde Donald Trump contre les "conséquences dommageables" qu'aurait une nouvelle action militaire contre l'Iran, "non seulement pour l'Iran et ses voisins, mais aussi pour l'ensemble de la communauté internationale". Alors que ne se dessine aucune issue au conflit, le ministre américain de la Défense a eu droit à une volée de bois vert de la part des démocrates lors de sa première audition à la Chambre des représentants depuis le début du conflit.
Vos réactions
Total est attaqué mais c'est le seul à faire des efforts dès le début !
a qui profite le crime...
125 $ le baril! Quel As!
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?