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Le nombre d’enfants et d'adolescents suivis par l’Aide sociale à l’enfance a légèrement progressé, ce sont majoritairement des garçons, selon un rapport

Les garçons et les adolescents sont sur-représentés parmi les quelque 392.600 mineurs et jeunes majeurs qui bénéficient d'une mesure de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) à fin 2024, un nombre en hausse de 1,5% sur un an, selon des données de la Drees. Parmi les enfants, adolescents et jeunes adultes suivis par l'ASE, 57%, soit 224700, bénéficient d'un placement hors du domicile familial et 46%, soit 180800, d'une action éducative au sein de leur foyer, indique la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques. Certains bénéficient des deux types de mesures simultanément.

Ces enfants et jeunes représentent 2,4% de la population française des moins de 21 ans. Il s'agit le plus souvent de garçons, qui sont 54% des bénéficiaires d'une action éducative et 60% des jeunes placés, précise le service statistique des ministères sociaux. Les adolescents sont également sur-représentés : les jeunes de 11 à 17 ans constituent la majorité des bénéficiaires d'une action éducative et de ceux accueillis (51% dans les deux cas), alors qu'ils représentent 36% de l'ensemble des moins de 21 ans.

Dans le détail, en ce qui concerne les placements, 35% des enfants sont accueillis en famille d'accueil, 40% en établissement et 25% selon d'autres modalités, par exemple l'hébergement autonome en foyer de jeunes travailleurs ou d'étudiants. La répartition différencie toutefois selon l'âge: les plus jeunes sont accueillis plus fréquemment chez une assistante familiale, tandis que les adolescents sont davantage orientés vers un établissement.

Ainsi, 63% des enfants de trois à cinq ans et 54% de ceux de six à dix ans sont placés en famille d'accueil. L'accueil en établissement concerne 40% des 11-15 ans et 56% des 16-17 ans. Gérée par les départements, l'Aide sociale à l'enfance (ASE, ex-Ddass) a pour mission de protéger de leur naissance à leur 21 ans les enfants les plus vulnérables, en situation de danger, de maltraitance ou dont les parents ne sont plus en mesure de s'occuper. Les besoins sont en hausse depuis 2011 mais le secteur pâtit d'un manque de budget et d'une pénurie de professionnels.

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