féminicide L'une des victimes du double féminicide perpétré dimanche dans la Vienne par son ex-compagnon, décédé par la suite, avait déposé une main courante contre lui en février, a-t-on appris auprès du parquet de Poitiers.
Les deux femmes tuées à coups de fusil à Montmorillon (Vienne) étaient des sœurs nées en 1955 et 1958, et non des jumelles comme l'avait indiqué à l'AFP le maire de la commune.
L'auteur des faits, né en 1960 et présenté comme un ancien militaire, résidait dans la même rue et "avait entretenu une relation amoureuse avec la cadette jusqu'en décembre 2023 mais sans communauté de vie", a précisé dans un communiqué la procureure Rachel Bray.
Selon la même source, c'est lui qui avait mis fin à leur relation et ils n'avaient plus eu de contact durant de nombreux mois, avant de reprendre "une relation amicale" à compter d'octobre 2025.
Depuis peu, l'ex-compagne avait un nouveau partenaire, "suscitant la jalousie du mis en cause". Face à son insistance pour "maintenir un lien avec elle", la sexagénaire avait déposé une main courante à la gendarmerie le 25 février dernier. Les militaires avaient alors rencontré l'auteur des faits "afin de lui imposer de ne plus prendre contact avec son ex-amie", a ajouté la procureure.
Dimanche en début d'après-midi, selon le témoignage d'une tante des victimes présente sur les lieux, l'homme s'est présenté chez elles armé d'un fusil et leur a tiré dessus, avant de regagner son domicile. Alertés, les gendarmes l'y découvraient grièvement blessé et l'interpellaient sans heurt. Hospitalisé entre la vie et la mort, il est décédé dans la soirée à l'hôpital de Poitiers.
En l'état de l'enquête, "le mis en cause ne présentait aucun antécédent judiciaire et n'apparaissait sous aucun fichier en qualité de détenteur d'arme", selon la procureure. Les différents protagonistes étaient "inconnus des services de justice et nullement suivis par le pôle violences intra-familiales du parquet de Poitiers".
Cent-sept femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, contre 96 en 2023, selon les dernières données de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof).
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