iran 17h19: Le président du Parlement iranien a exigé vendredi une trêve au Liban et le déblocage des actifs de son pays avant toute négociation de paix avec les Etats-Unis, alors que des pourparlers sont censés se tenir samedi au Pakistan.
« Deux des mesures sur lesquelles les parties se sont mises d'accord doivent encore être appliquées: un cessez-le-feu au Liban et le déblocage des actifs de l'Iran, avant le début des négociations », a affirmé Mohammad Bagher Ghalibaf sur son compte X. « Ces deux questions doivent être résolues avant que les négociations commencent ».
Des discussions sont prévues au Pakistan entre l'Iran et les Etats-Unis, dont le vice président JD Vance est attendu samedi à Islamabad.
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Two of the measures mutually agreed upon between the parties have yet to be implemented: a ceasefire in Lebanon and the release of Iran’s blocked assets prior to the commencement of negotiations.
— محمدباقر قالیباف MB Ghalibaf (@mb_ghalibaf) April 10, 2026
These two matters must be fulfilled before negotiations begin.
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16h57: L’association des aéroports d’Europe a mis en garde contre un risque de « pénurie systémique » de kérosène si le trafic maritime n’est pas rétabli dans le détroit d’Ormuz au cours des trois prochaines semaines, dans un courrier consulté par l’AFP vendredi.
Dans cette lettre adressée à la Commission européenne et révélée par le Financial Times, le lobby des aéroports européens ACI Europe affirme qu’une « pénurie systémique de kérosène deviendra une réalité » dans l’Union européenne « si le passage par le détroit d’Ormuz ne reprend pas de manière stable et significative dans les trois prochaines semaines ».
Cette association, qui représente quelque 600 aéroports dans une cinquantaine de pays, réclame à Bruxelles un « suivi urgent de la disponibilité et de l’approvisionnement » dans les six prochains mois, alors que le prix du kérosène s’est envolé avec la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz.
Au passage, ce lobby réclame des assouplissements de la législation européenne, en particulier d’un texte sur la réduction des émissions de méthane dans le secteur de l’énergie.
La guerre au Moyen-Orient a été déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains sur l’Iran. Téhéran a riposté notamment en bloquant le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, par où transite environ 20% du pétrole, du kérosène et du gaz utilisés dans le monde. Un fragile cessez-le-feu est en place depuis mardi soir.
Le conflit a provoqué une flambée du prix du kérosène, plus fortement encore que celui du brut.
Sur tous les continents, nombre de compagnies aériennes ont augmenté leurs tarifs. Et suspendu des vols, par souci de sécurité ou de rentabilité.
15h22: Le vice-président américain JD Vance a dit vouloir des "négociations positives" avec l'Iran, avant d'embarquer à bord d'Air Force Two pour aller au Pakistan, où les pourparlers sont prévus.
"Comme l'a dit le président des Etats-Unis, si les Iraniens sont prêts à négocier de bonne foi, nous sommes tout à fait disposés à leur tendre la main", a-t-il dit, mais "s'ils tentent de se jouer de nous, ils verront que notre équipe de négociation ne se montrera pas très réceptive". "Nous allons donc essayer de mener des négociations positives", a-t-il ajouté.
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Guerre au Moyen-Orient: "Si les Iraniens sont d'accord pour négocier de bonne foi, nous leur tendons la main", déclare J.D. Vance, vice-président des États-Unis pic.twitter.com/cOlBGcYVyl
— BFM (@BFMTV) April 10, 2026
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13h56: Le point sur la situation
L’incertitude règne autour du démarrage à Islamabad de pourparlers entre Iraniens et Américains vendredi, au troisième jour du cessez-le-feu, l’arrivée des délégations n’ayant pas été confirmée, alors que Donald Trump accuse Téhéran de ne pas respecter l’accord.
La trêve est déjà compromise par les frappes israéliennes qui ont fait plus de 300 morts mercredi au Liban, où Israël lutte contre le Hezbollah pro-iranien.
Ce sont les plus meurtrières au Liban depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par une attaque menée conjointement par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran, et qui s’est propagée dans la région, faisant des milliers de morts.
« La tenue de pourparlers visant à mettre fin à la guerre dépend du respect par les Etats-Unis de leurs engagements en matière de cessez-le-feu sur tous les fronts, en particulier au Liban », a indiqué le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, cité par l’agence Isna.
Au moment de l’annonce du cessez-le-feu par M. Trump, le Pakistan, pays médiateur dans ce conflit, avait assuré que la trêve s’appliquait « partout, y compris au Liban ». Ce qu’ont démenti ensuite Israéliens et Américains.
Sous haute sécurité, Islamabad, où le Pakistan a invité les délégations à se retrouver vendredi, s’est transformée en ville fantôme. Les négociations doivent se tenir dans un hôtel de luxe, mais aucune arrivée de délégation n’a été annoncée jusque-là.
Selon la Maison Blanche, les discussions sont attendues samedi, et la délégation américaine sera menée par le vice-président JD Vance, aux côtés de l’émissaire spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner, gendre de Donald Trump.
Autre ombre sur les négociations, le président américain a accusé l’Iran de faire « vraiment du mauvais boulot » pour « permettre au pétrole de traverser le détroit d’Ormuz ».
Le trafic reste grippé dans cette voie maritime stratégique pour le commerce mondial, quasi bloquée par l’Iran depuis le début de la guerre, alors que sa réouverture était une condition du cessez-le-feu.
« Ce n’est pas l’accord que nous avons! », a lancé Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, tempérant l’optimisme qu’il avait auparavant exprimé sur la possibilité de conclure un accord de paix.
A ce stade, la trêve n’a pas engendré de hausse du transit par le détroit d’Ormuz selon les données du site MarineTraffic. Un pétrolier non-iranien, le premier depuis le cessez-le-feu, a néanmoins franchi jeudi ce goulet.
En Iran, le flou règne sur le départ d’une délégation pour Islamabad.
« Les informations relayées par certains médias selon lesquelles une équipe de négociateurs iraniens serait arrivée à Islamabad (...) sont totalement fausses » a rapporté l’agence de presse iranienne Tasnim, martelant que les négociations sont suspendues « tant que les Etats-Unis ne respecteront pas leur engagement de cessez-le-feu au Liban ».
Le premier grand bulletin d’information vendredi matin à la télévision d’Etat n’a fait aucune mention des négociations.
Des Iraniens ont témoigné à l’AFP de leurs doutes, comme Amir, artiste à Téhéran, qui « ne pense pas que cet accord temporaire et ces négociations » tiendront « même une semaine ».
L’ONU, comme nombre de capitales, s’est vivement inquiétée de la poursuite des frappes israéliennes au Liban, entraîné dans le conflit par le Hezbollah qui a attaqué Israël en riposte à l’offensive israélo-américaine en Iran.
13h22: Des pressions sont exercées sur Israël de la part de pays arabes et européens pour empêcher le renouvellement de ses frappes sur Beyrouth, après les raids meurtriers de mercredi, a indiqué un diplomate occidental à l'AFP.
L'armée israélienne a lancé jeudi après-midi un ordre d'évacuation pour de vastes quartiers densément peuplés du sud de Beyrouth, mais n'avait pas mis sa menace à exécution vendredi en milieu de journée.
"Des pressions diplomatiques sont en cours sur Israël de la part de pays européens, d'Etats du Golfe et de l'Egypte pour éviter le renouvellement des frappes israéliennes sur Beyrouth, après le +mercredi noir+", a indiqué ce diplomate qui a requis l'anonymat.
12h35: L’ONU alerte sur la rapide augmentation de l’insécurité alimentaire au Liban
Les Nations unies ont alerté vendredi sur l’accroissement rapide de l’insécurité alimentaire au Liban, entraîné dans la guerre qui a embrasé la région. «Les convois du Programme alimentaire mondial (PAM, ndlr) continuent de circuler, mais l’environnement opérationnel devient de plus en plus complexe», a déclaré la directrice de cette agence de l’ONU au Liban, Allison Oman.
«La sécurité ne peut plus être considérée pour acquise, alors même que les besoins augmentent rapidement», a-t-elle indiqué aux journalistes à Genève, s’exprimant depuis Beyrouth. «Bien que dix convois aient pu partir» depuis le début du conflit vers les populations dans le besoin au Liban, «de très nombreux» autres n’ont pas pu le faire car «la sécurité ne pouvait être garantie», a-t-elle expliqué.
Au-delà des difficultés à acheminer les convois, Allison Oman a expliqué que les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et l’accroissement de l’insécurité alimentaire s’expliquent notamment par l’incapacité de certains agriculteurs à travailler leurs terres dans le sud du Liban et par des difficultés de transport.
10h11: L'Espagne demande à l'Iran de négocier "de bonne foi"
L'Espagne a demandé à l'Iran de participer « de bonne foi » aux négociations de paix avec les États-Unis à Islamabad et de s'abstenir d'attaquer d'autres pays, a indiqué le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares, après un échange avec son homologue iranien Abbas Araghchi.
« J'encourage l'Iran, comme je l'ai communiqué à son ministre des Affaires étrangères, à participer à ces négociations et à y participer de bonne foi », a déclaré à la presse José Manuel Albares, précisant avoir conversé avec son homologue iranien « avant-hier » et lui avoir demandé de s'abstenir de « lancer des missiles et des drones ».
06h38: Des pourparlers entre Israël et le Liban sont prévus la semaine prochaine au département d’Etat à Washington, a appris l’AFP jeudi auprès d’une source proche du dossier sous couvert de l’anonymat.
Le premier ministre israélien a annoncé jeudi avoir ordonné à son cabinet d’engager des «négociations directes» avec le Liban, au lendemain de frappes meurtrières sur le pays voisin menaçant, selon la communauté internationale, la trêve conclue entre les Etats-Unis et l’Iran.
#Liban La France condamne avec la plus grande fermeté les frappes massives menées le 8 avril par Israël sur le Liban, dont de nombreux quartiers de Beyrouth.
— France Diplomatie (@francediplo) April 9, 2026
https://t.co/pOwy6lvL4e pic.twitter.com/MKcw9RXTpn
05h45: Donald Trump met en garde l’Iran contre tout péage pour les navires souhaitant traverser le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale contrôlée par Téhéran qui l’avait bloquée ces dernières semaines. Le président américain a fait état dans un message sur sa plateforme Truth Social «d’informations selon lesquelles l’Iran fait payer des frais aux pétroliers traversant le détroit d’Ormuz».
«Ils ont intérêt à ne pas le faire, et si c’est le cas, ils feraient mieux d’arrêter maintenant!», a ajouté Donald Trump au deuxième jour du cessez-le-feu précaire entre les Etats-Unis et l’Iran.
Dans un second message quelques minutes plus tard, Donald Trump a également affirmé: «Très rapidement, vous allez voir le pétrole commencer à couler à flots, avec ou sans l’aide de l’Iran.»
05h03: Le procès du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, poursuivi pour corruption, reprendra dimanche, a annoncé jeudi le tribunal de district de Jérusalem, après la levée de l’état d’urgence consécutive au cessez-le-feu irano-américain.
«Avec la levée de l’état d’urgence et la reprise du fonctionnement du système judiciaire, les audiences reprennent leur cours», et la prochaine audience du premier ministre «est fixée au dimanche» à 09H30 (8h30 en France), pour une audition avec la défense au tribunal de district de Jérusalem, indique un communiqué du tribunal.
Benyamin Netanyahou est jugé dans trois affaires de corruption, dans lesquelles il nie toute responsabilité. Il est accusé, ainsi que son épouse Sara, d’avoir accepté des produits de luxe d’une valeur de plus de 260.000 dollars (environ 225.000 euros), tels que cigares, bijoux et champagne, de la part de milliardaires, en échange de faveurs politiques.
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04h22: Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a affirmé, dans un message écrit, que l’Iran ne souhaitait pas la guerre contre Israël et les Etats-Unis, mais que le pays défendrait ses droits, a rapporté la télévision d’Etat.
«Nous n’avons pas cherché la guerre et nous ne la voulons pas», a-t-il affirmé dans ce message, lu à la télévision 40 jours après l’assassinat de son père, l’ayatollah Ali Khamenei au premier jour du conflit, le 28 février.
«Mais nous ne renoncerons en aucun cas à nos droits légitimes, et à cet égard, nous considérons l’ensemble du front de la résistance comme un tout», a-t-il ajouté, faisant visiblement référence au conflit au Liban, où Israël est en guerre contre le Hezbollah, allié de Téhéran.
Vos réactions
Donald Trump met en garde l’Iran contre tout péage pour les navires souhaitant traverser le détroit d’Ormuz
Il y a 2 jours, le 8 avril, trump acceptait non seulement l'idée d'instaurer un péage pour les navires traversant le détroit d'Ormuz, mais proposait également que l'Iran crée une « coentreprise » avec les usa pour partager les bénéfices.
Un événement a t-il fait changer d'avis le president américain ou est-il complètement bipolaire ?
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