rachida dati Le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, a estimé lundi que les documents reçus dans le cadre du litige opposant Rachida Dati et "Complément d'enquête" fournissaient la preuve de la "bonne foi" de chacune des parties.
"Les documents que j'ai, en l'occurrence des e-mails, leur donne à tous les deux le bénéfice du doute, en tous cas de la bonne foi", a déclaré sur RTL le député, qui avait reçu fin février des éléments preuves demandés à l'ancienne ministre et à l'émission de France Télévisions.
Devant la commission d'enquête, Rachida Dati, alors ministre de la Culture et candidate à la mairie de Paris, avait accusé le 5 février ce magazine d'avoir "proposé, via un tiers (un journaliste indépendant, NDLR), auprès d'un membre de (s)a famille, de pouvoir le payer" pour recevoir des informations la concernant.
Auditionnés à leur tour, les responsables de "Complément d'enquête" avaient réfuté: "Nous n'avons évidemment pas donné d'argent ou proposé d'argent à quiconque dans l'entourage de Mme Dati, fût-ce par un tiers", avait assuré le présentateur de l'émission Tristan Waleckx.
Les auditions se déroulant sous serment, Jérémie Patrier-Leitus avait dit vouloir faire la lumière sur ces accusations, soulevant l'hypothèse de saisir la justice pour soupçon de parjure.
Démarrée fin novembre, la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la "neutralité" et le "financement" de l'audiovisuel public doit achever ses auditions mercredi.
Vos réactions
Il y en a forcément une qui ment.
Des arguments très différents puisque les uns et les autres s'accusant mutuellement, et pourtant à la fin du compte, tout le monde a raison, tout le monde est de bonne foi. Est-ce qu'on peut penser que cette commission d'enquête, qui n'en a peut-être que le nom, fait aussi du "en même temps" ?
Cela ressemble curieusement à du renvoi dos à dos, sans prendre de réelle décision, du classement de l'affaire en bonne et due forme, du "circulez y'a rien à voir", en somme beaucoup de temps perdu juste pour du blablabla, et toujours le manque de courage ou de volonté de voir plus loin au risque de faire des découvertes très embarrassantes. Et justement, mettre la poussière sous le tapis semble être la fonction profonde de ces "tribunaux". Ce ne sont que des fonctionnaires qui produisent du papier, sans jamais aucune vraie décision pour changer les choses.
Les commissions d'enquête parlementaire servent avant tout à enterrer les problèmes (ici les dérives du financement public) en évitant ainsi la justice et ses condamnations pénales.
A la fin un rapport est rédigé et l'on passe à autre chose, le sentiment du devoir accompli alors que rien n'a changé, rien n'a été sanctionné.
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