03/04 12:20

Arrêté anti-expulsion : La préfecture attaque en justice une mesure du nouveau maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, estimant que le texte n’est "pas conforme à la loi"

On apprend aujourd'hui que le 1er avril, la Ville de Saint-Denis par le biais de son maire de la France Insoumis Bally Bagayoko,  a adopté un arrêté « anti-expulsion » qui est loin d'être un poisson d'avril, même si il risque de faire halluciner de nombreux propriétaires. Cet arrêté, signé par le maire, interdit les expulsions locatives lorsqu’aucune solution de relogement n’est proposée, et ce à partir du 1er avril, date de la fin de la trêve hivernale, jusqu’au début de la prochaine, le 31 octobre.

«Toute mesure de nature à priver une personne physique de son lieu de résidence, et notamment toute mesure d’expulsion, doit être précédée d’un relogement préalable de la personne concernée », peut-on lire dans l’arrêté, qui dispose que le préfet est tenu, « au plus tard 24 heures avant toute mesure d’expulsion (…) de transmettre au maire la justification du relogement préalable de la personne concernée ».

Dans un communiqué, l’association Droit au Logement Plaine Commune, qui avait organisé mercredi un rassemblement devant la mairie de Saint-Denis et qui avait été reçu par la première adjointe Cécile Gintrac, se réjouit de cet arrêté.

Mais rebondissement ce vendredi puisque selon le Parisien, les services de l’État considèrent que ce texte n’est « pas conforme à la loi ». De ce fait, le préfet de Seine-Saint-Denis a saisi le tribunal administratif de Montreuil pour suspendre l’arrêté pris par le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko (LFI), selon un communiqué consulté par le Parisien.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de GLGD
3/avril/2026 - 13h58

Est-ce que le maire va ici aussi invoquer le racisme ? Est-ce que les autorités judiciaires doivent craindre des menaces et pressions des membres de réseau du narcotrafic en représailles ?

Portrait de JB62000
3/avril/2026 - 13h18 - depuis l'application mobile

Les lois bananières ne sont pas (encore) les lois de la république

Portrait de moire93
3/avril/2026 - 12h42

Voilà une première mesure anti-propriétaire. Un squatteur s'installe ou bien un locataire ne paie plus son loyer et sous prétexte qu'il n'y a pas de solution de remplacement il a le droit de continuer à occuper le logement. Avec pareil arrêté, l'occupant s'arrangera pour que rien ne lui convienne et pourra ainsi continuer à profiter indûment du logement grâce à LFI.

Espérons que la Justice annulera cet arrêté !

Portrait de Touché01
3/avril/2026 - 12h36

Il serait amusant que la justice lui dise qu'il ne peut pas imposer cette limitation aux propriétaires privés, ils pourront expulser, mais  la mairie a par contre le droit de s'imposer cette limitation à son propre parc immobilier smiley

Portrait de Touché01
3/avril/2026 - 12h32

Bally Bagayoko,  a adopté un arrêté « anti-expulsion »

Faut il comprendre que si les locataires des hlm de la ville de st denis ne paient plus, la ville ne les expulsera pas  ?