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Guerre au Moyen-Orient: Le conflit "peut avoir un effet direct en matière de terrorisme" en France, alerte le Premier ministre Sébastien Lecornu

18h17: Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG) a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à donner son feu vert à l'usage de la force pour libérer le détroit d'Ormuz, alors qu'un projet de résolution divise le Conseil.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé Jassem Al-Budaiwi lors de la première réunion du Conseil de sécurité sur la coopération avec le CCG qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté.

17h33: Le conflit au Moyen-Orient "peut avoir un effet direct en matière de terrorisme sur le territoire national", a prévenu le Premier ministre Sébastien Lecornu, estimant qu'il pouvait générer y compris "une nouvelle forme de terrorisme".

"Ce serait mentir de dire qu'il n'y a pas d'impact sur le territoire national. Et c'est un sujet de préoccupation majeure, évidemment, pour les services de l'Etat", a-t-il ajouté, en rappelant que le ministre de l'Intérieur avait donné des instructions aux préfets pour "réhausser la sécurité" sur "l'ensemble des lieux de culte" pour le weekend de Pâques qui coïncide cette année avec la Pâque juive.

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16h53: Le point sur la situation

De nouvelles explosions ont secoué l’Iran jeudi après les menaces de bombardements massifs du président américain Donald Trump, Téhéran promettant en retour des attaques « dévastatrices » contre les Etats-Unis et Israël.

Après plus d’un mois de conflit qui a fait des milliers de morts à travers le Moyen-Orient, l’armée israélienne a, elle, contré des tirs de missiles venus d’Iran et de son allié libanais, le Hezbollah, en pleine Pâque juive.

Le commandant opérationnel de l’armée iranienne a assuré dans une vidéo que la guerre se poursuivrait jusqu’à l’« humiliation » de ses ennemis, promettant des opérations « encore plus dévastatrices ».

Il réagissait au discours de Donald Trump qui a promis mercredi encore « deux à trois » semaines de frappes et de renvoyer l’Iran « à l’âge de pierre ».

Cette première allocution du président des Etats-Unis depuis le début de l’assaut israélo-américain le 28 février a douché les espoirs de désescalade des marchés boursiers et pétroliers, alors que la guerre déstabilise l’économie mondiale du fait notamment du blocage du détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le pétrole du Golfe.

A Téhéran, des frappes ont fortement endommagé l’Institut Pasteur d’Iran, et des explosions ont fait trembler plusieurs quartiers.

Et les deux plus grandes aciéries iraniennes ont annoncé cesser leurs activités en raison des attaques. Un responsable de la Khuzestan Steel Company a estimé qu’une remise en service de son site prendra de « six mois à un an ».

L’Iran a de son côté continué de viser des alliés des Etats-Unis, les Emirats arabes unis disant jeudi avoir contré 19 missiles et 26 drones.

Malgré tout, des Téhéranais profitaient du dernier jour des festivités de Norouz, le Nouvel an persan, se retrouvant par exemple au parc Mellat pour un barbecue ou fumer une chicha, selon un photographe de l’AFP.

Continuant d’affirmer être « proche de remplir » ses objectifs, le président américain a une fois encore justifié cette guerre par la nécessité d’empêcher l’Iran d’avoir l’arme nucléaire.

L’ambassadeur iranien auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Reza Najafi, a répliqué, auprès de l’AFP, que Téhéran n’avait pas repris l’enrichissement d’uranium après les frappes israélo-américaines de juin 2025 contre certaines installations.

Il a ainsi qualifié les accusations américaines de « très gros mensonge ».

Le président français Emmanuel Macron a lui estimé que la question du nucléaire ne pourra être réglée que par une « négociation approfondie ».

Régulièrement critiqué par Donald Trump, comme d’autres alliés, pour son refus de participer au conflit, M. Macron a aussi jugé « irréaliste » une réouverture par la force du détroit d’Ormuz, largement verrouillé par l’Iran depuis le début de la guerre, alimentant l’envolée des cours du pétrole et la crainte d’une spirale inflationniste.

15h55: Le président russe Vladimir Poutine et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane ont appelé à « intensifier les efforts » pour mettre fin rapidement au conflit au Moyen-Orient, lors d’un entretien téléphonique, a indiqué le Kremlin.

« Les deux parties ont souligné la nécessité de mettre fin rapidement aux hostilités et d’intensifier les efforts politico-diplomatiques pour parvenir à un règlement durable du conflit », selon la présidence russe.

Le président russe et le prince héritier saoudien ont également constaté « les répercussions négatives sur la sécurité énergétique mondiale » causées par la guerre au Moyen-Orient, après notamment la fermeture par l’Iran du détroit d’Ormuz par lequel transite un cinquième du pétrole et gaz mondiaux.

Ils ont souligné « l’importance du travail conjoint mené avec la participation de la Russie et de l’Arabie saoudite au format OPEP+ pour stabiliser le marché pétrolier mondial ».

14h24: La ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper a évoqué « l’urgente nécessité » de rouvrir le détroit d’Ormuz, en débutant une réunion virtuelle des représentants de « plus de 40 pays » prêts à se mobiliser pour sécuriser cette voie maritime stratégique.

« Nous avons aujourd’hui des ministres des Affaires étrangères et des représentants de plus de 40 pays réunis pour discuter du détroit d’Ormuz, des conséquences de sa fermeture, de l’urgente nécessité de rétablir la liberté de navigation pour le transport maritime international et de notre ferme détermination internationale à voir le détroit rouvrir », a déclaré la cheffe de la diplomatie britannique, qui préside cette réunion.

Annoncée la veille par le Premier ministre britannique Keir Starmer, elle est organisée alors que le président américain Donald Trump exhorte les pays dépendants du transport maritime dans le détroit à se mobiliser pour le débloquer.

13h10: L’ambassadeur iranien auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Reza Najafi, a affirmé que son pays n’avait pas repris l’enrichissement nucléaire après les frappes israéliennes et américaines de juin 2025 contre certaines de ses installations nucléaires, dans un entretien avec l’AFP.

« Nous n’avons pas relancé l’enrichissement, et c’était un mensonge, un très gros mensonge, comme les autres mensonges », a affirmé M. Najafi, interrogé sur les accusations américaines ayant mené au conflit actuel au Moyen-Orient.

La guerre de 12 jours en juin a vu Israël et les Etats-Unis lancer des frappes contre des installations nucléaires iraniennes clés, notamment Natanz.

« Ils ont dit que l’Iran voulait relancer son programme d’armes nucléaires, alors qu’il n’y a jamais eu de programme nucléaire en Iran, et cela a été confirmé à de nombreuses reprises par l’AIEA et même par les services de renseignement américains eux-mêmes », a affirmé M. Najafi.

Les puissances occidentales et Israël accusent depuis longtemps l’Iran de chercher à acquérir l’arme nucléaire, une accusation toujours démentie par Téhéran.

Selon l’AIEA, l’Iran est le seul pays sans armes nucléaires à enrichir de l’uranium à 60%, seuil proche des 90% nécessaires pour fabriquer une arme nucléaire.

Par ailleurs, l’ambassadeur iranien a dénoncé jeudi les attaques contre la centrale nucléaire de Bouchehr, dans le sud de l’Iran, comme « une violation manifeste du droit international, du droit international humanitaire ».

« Même en temps de guerre, il est interdit de viser des installations utilisées par des civils, et une telle attaque serait un crime extrêmement grave, un crime contre l’humanité, un crime de guerre », a-t-il ajouté, soulignant qu’en cas de fuite radioactive, l’eau serait contaminée et la population devrait évacuer.

L’AIEA avait indiqué samedi que l’Iran lui avait rapporté trois attaques en dix jours contre cette centrale.

« Aucun dégât sur le réacteur actif et aucune émission de radiation n’ont été signalés, et les conditions de la centrale sont normales », avait ajouté sur X cette agence de l’ONU chargée de promouvoir l’usage pacifique de l’énergie nucléaire, citant des responsables iraniens.

11h43: L’ambassade américaine à Bagdad met en garde contre des attaques

L’ambassade des États-Unis à Bagdad a averti ce jeudi, dans un communiqué diffusé sur X, que des groupes armés irakiens pro-iraniens pourraient mener des attaques dans le centre de la capitale au cours des deux prochains jours.

L’Irak a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par l’offensive américano-israélienne contre l’Iran qui dispose d’alliés chez son voisin à travers des groupes armés.

«Des milices terroristes irakiennes alliées de l’Iran pourraient mener des attaques dans le centre de Bagdad dans les prochaines 24 à 48 heures», a déclaré l’ambassade, appelant une nouvelle fois les Américains présents en Irak à quitter le pays immédiatement.

L’ambassade se trouve dans le centre de Bagdad dans une zone ultra-sécurisée et a été la cible d’attaques répétées depuis le début de la guerre.

Dans son communiqué publié jeudi, elle regrette que le gouvernement irakien n’ait «pas empêché les attaques terroristes perpétrées sur ou depuis le territoire irakien». «Des milices terroristes alliées de l’Iran peuvent se réclamer du gouvernement irakien», a-t-elle déploré.

L’ancienne alliance paramilitaire du Hachd al-Chaabi - également connue sous le nom de Forces de mobilisation populaire (FMP) - fait désormais partie de l’armée régulière irakienne mais comprend des factions pro-iraniennes connues pour agir de manière indépendante.

Une journaliste américaine, Shelly Kittleson, avait été enlevée mardi à Bagdad. Un suspect a été arrêté dans le cadre de cette affaire, et un responsable de la sécurité irakienne a indiqué à l’AFP que cet homme était lié au groupe Kataëb Hezbollah, soutenu par Téhéran.

11h24: L’Iran annonce l’exécution d’un homme condamné pour collaboration avec Israël dans les manifestations de janvier

"Amir-Hossein Hatami a été pendu à l'aube aujourd'hui" pour avoir commis des actes "portant atteinte à la sécurité nationale pour le compte du régime sioniste et des États-Unis", a indiqué le site Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire iranien.

10h46: Des frappes ont fortement endommagé l’Institut Pasteur à Téhéran

"L'agression contre l'Institut Pasteur d'Iran, un pilier centenaire de la santé mondiale et membre de l'International Pasteur Network, constitue une attaque directe contre la sécurité sanitaire internationale", a affirmé le porte-parole du ministère de la santé, Hossein Kermanpour, dans un message publié sur X. Il a publié des images du site montrant le bâtiment fortement endommagé, certaines parties étant réduites à des ruines.

 

 

09h47 : Pékin a réitéré ce matin son appel à un arrêt immédiat des hostilités au Moyen-Orient et affirmé qu’il n’y avait pas de solution militaire au conflit, après les propos du président américain, Donald Trump, promettant de continuer à frapper durement l’Iran encore plusieurs jours.

«Le problème ne peut fondamentalement pas être résolu par des moyens militaires et une escalade des hostilités n’est dans l’intérêt d’aucune des parties», a dit une porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Mao Ning. «Nous exhortons une fois de plus les parties concernées à cesser immédiatement les opérations militaires, à entamer au plus vite un processus de pourparlers de paix», a-t-elle dit au cours d’un point presse régulier à Pékin.

08h55: « La France n'est pas une puissance amicale », déclare l'ambassadeur israélien en France. Refusant de qualifier la France de pays hostile, Joshua Zarka, ambassadeur d’Israël en France, interrogé sur BFMTV, parle cependant de l’Hexagone comme d’un pays « qui n’est pas une puissance amicale ». Il prend l'exemple du refus du survol du territoire par des avions transportant du matériel militaire.

08h11: L'armée iranienne promet des attaques "écrasantes" contre les États-Unis et Israël, après que le président américain Donald Trump a menacé de ramener l'Iran à l'"âge de pierre" avec des bombardements massifs dans les semaines à venir. "Avec la confiance en Dieu Tout-Puissant, cette guerre se poursuivra jusqu'à votre humiliation, votre déshonneur, vos regrets définitifs et votre capitulation", a déclaré le commandant opérationnel de l'armée, Khatam al-Anbiya, dans un communiqué diffusé par la télévision d'État. "Attendez-vous à des actions encore plus écrasantes, plus vastes et plus destructrices."

07h48: L'armée israélienne indique avoir dû contrer, en quelques heures, quatre salves de tirs de missiles venus d'Iran, dont deux survenues après le discours de Donald Trump. Quatre personnes ont été légèrement blessées, selon les médias, qui citent des secouristes. Les dégâts peuvent concerner des zones particulièrement étendues en raison de l'utilisation de munitions à fragmentation, qui explosent en vol.

07h01: Les forces israéliennes "ont identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction de l'Etat d'Israël" et les "systèmes de défense sont à l'oeuvre pour intercepter la menace", selon un communiqué de l'armée publié alors que les sirènes d'alerte ont retenti dans plusieurs zones du nord d'Israël. Aucune victime n'a été signalée, selon les secours israéliens.

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06h38: Les cours du pétrole sont remontés jeudi, tandis que les marchés asiatiques viraient au rouge, leurs espoirs d'une sortie rapide du conflit au Moyen-Orient douchés par de nouvelles déclarations du président américain Donald Trump. Orienté précédemment à la baisse, le Brent a tout de suite grimpé de plus de 4 %, repassant au-dessus de 105 dollars le baril, juste après que Donald Trump ne déclare que l'Iran sera frappé "extrêmement durement" pendant encore deux à trois semaines.

Portées par un espoir d'une désescalade, les Bourses européennes et Wall Street avaient terminé en hausse mercredi.

L'optimisme sur les marchés asiatiques, qui évoluaient dans le vert lors des premiers échanges, a été balayé après l'allocution présidentielle.

L'indice vedette Nikkei à Tokyo décrochait de 1,45 % à 52 958,21 points vers 02 h 20 GMT, tandis qu'à Séoul le Kospi chutait de 3,62 %. Sydney abandonnait 0,7%. À Hong Kong, l'indice Hang Seng lâchait 1,45 %. De nombreux pays d'Asie sont très dépendants des hydrocarbures du Golfe.

05h58: "Les défenses aériennes des Émirats arabes unis (...) interviennent activement contre les menaces liées aux missiles et aux drones", a indiqué tôt jeudi le ministère de la Défense des Émirats arabes unis sur X, sans préciser d’où provenaient ces engins. Un Bangladais a été tué la veille par des débris de drones interceptés, près du détroit d'Ormuz. 

 

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Vos réactions

Portrait de La Gifle
2/avril/2026 - 13h32

La France du mauvais coté de l'Histoire. Encore. 

Portrait de tomy
2/avril/2026 - 10h56

J'ignorais qu'il fallait être amis avec des gens qui assassinent les peuples du moyen orient, qui assassinent les soldats de la Finul, qui colonisent le liban, et qui intimident les soldat Français présent au Liban, en quoi ces gens sont nos amis ?