audiences 16h28: Le rappeur Booba ne s'est pas présenté aujourd'hui à son procès devant le tribunal correctionnel de Paris où il doit répondre d'injures racistes et sexistes et du cyberharcèlement visant une journaliste de France Télévisions, Linh-Lan Dao. Il est également jugé pour des injures contre l'essayiste Tristan Mendès France, également absent à l'audience.
L'avocate de Booba, Me Marie Roumiantseva a invoqué des raisons de santé qui, selon elle, ont également empêché l'artiste de se produire samedi avant le match entre le Sénégal et le Pérou au Stade de France, en raison d'une blessure contractée en faisant du sport. Le président du tribunal a déploré cette absence du chanteur qui sera donc jugé en son absence.
08h21: Le rappeur Booba, déjà aux prises avec la justice dans un dossier de cyberharcèlement, est attendu, une nouvelle fois aujourd'hui, devant le Tribunal correctionnel de Paris pour des faits similaires et injures racistes envers deux journalistes. Initialement prévue en décembre dernier, ce procès avait été reporté.
En septembre 2025, Booba s’était vu remettre par un magistrat du parquet une convocation à une audience devant le même tribunal. Depuis, le rappeur âgé de 49 ans avait été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'entrer en relation avec les victimes. Alors qu’initialement, le procès était prévu le 3 décembre de l’année dernière, ce dernier avait été reporté à la demande de la défense, alors que Booba, qui vit aux États-Unis, n'était pas présent.
Son avocate, Marie Roumiantseva, avait fait valoir qu'il était «souffrant», sans préciser la nature de la pathologie, et a assuré qu'«il aimerait pouvoir être entendu et être présent».
Durant ce procès, Booba devra répondre de plusieurs chefs d’accusation. Concernant la journaliste de France Télévisions, le rappeur originaire des Hauts-de-Seine est principalement poursuivi pour cyberharcèlement aggravé et injures publiques discriminatoires, après des propos publiés sur le réseau X en janvier 2024, faisant référence à ses origines.
En accord avec la demande de report, Ilana Soskin, l’avocate de la plaignante, avait expliqué qu’il était «important que les prévenus assistent à leur procès pour qu'ils comprennent que ce qu'ils ont commis est grave».
À propos de l'essayiste Tristan Mendès France, Booba devra répondre de messages, encore une fois, publiés sur X en janvier 2024 dans lesquels il avait écrit à son sujet : «Il est nez avant la honte», accompagné d'une photographie de la victime accolée à une autre du tueur en série Francis Heaulme, ou encore d'avoir écrit «nezfaste».
«Avec son empreinte sur X, ses messages ont déclenché un flot spectaculaire de commentaires antisémites », avait déclaré celui qui est par ailleurs spécialiste de la «complosphère».
«Il faut avoir une culture historique lamentable pour ne pas se rappeler des attaques antisémites contre le nom Mendès France et particulièrement Pierre Mendès France», l'ancien chef du gouvernement (1954-1955) dont il est le petit-fils, et «dont l'effigie avait été brandie lors de l'exposition pétainiste sur les juifs», avait-il rappelé.
Booba, de son vrai nom Elie Yaffa, est par ailleurs mis en examen dans deux autres dossiers de harcèlement moral en ligne.
Un depuis octobre 2023 contre l'ex-reine des influenceurs Magali Berdah et un autre depuis octobre 2025, contre Demdem, l’ancienne compagne de son rival, Gims.
Vos réactions
Très bon rappeur, qu'ils lui foutent la paix
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?