30/03 13:27

Blocage du périphérique Parisien : Près de 200 camions et autocars manifestent ce matin pour protester contre la hausse des prix des carburants

13h26: Le point sur la situation

A leurs yeux, le compte n'y est pas: le plan gouvernemental d'environ 70 millions d'euros pour les agriculteurs, pêcheurs et transporteurs, en première ligne face à la flambée des carburants, n'a pas apaisé leur colère, illustrée lundi par une première opération escargot sur le périphérique parisien.

Vers 10H00, une cinquantaine de camions et gros cars de tourisme, bientôt rejoints par d'autres véhicules, se sont ébranlés en klaxonnant depuis la porte de Vincennes, en direction du périphérique pour y perturber la circulation, a constaté une journaliste de l'AFP.

L'opération a été lancée à l'appel de l'Organisation des transporteurs routiers européens (Otre), qui avait jugé samedi l'aide de l'Etat "pas à la hauteur", rappelant le plan de 400 millions d'euros après le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022.

Pour les transporteurs, une aide de quelque 50 millions d'euros est prévue en avril pour les entreprises de transport en difficulté, qui recevront l'équivalent de 20 centimes d'euros par litre de carburant.

"Il faudrait 50 centimes. Sinon ce sera des faillites, on ne peut pas continuer à travailler à perte", a assuré à l'AFP la trésorière de la Fédération ds autocaristes indépendants et gérante de la société de location de cars Ulysse Cars, Sarah Bahezre.

Même inquiétude chez Mélik, chauffeur de la société de tourisme VIC Paris, qui avait garé son gros car noir le long du cours de Vincennes, tout comme une dizaine de collègues, avant le départ de l'opération escargot, sous la surveillance de plusieurs voitures de police.

"Nous faisons des voyages dans toute l'Europe, nous roulons beaucoup, au gazole, qui est passé de 1,60 euro à 2,30 euros, vous imaginez !", lance-t-il, expliquant ne pas encore pouvoir répercuter cette hausse sur les tarifs, "car ce sont des trajets que nous avions déjà négociés".

11h47: Lundi, les prix des carburants restaient orientés en légère hausse, selon les chiffres du gouvernement analysés par l'AFP. Le gazole, carburant le plus consommé, se vendait 2,23 euros le litre en moyenne (sur 8.809 stations recensées), contre  1,720 euro le 27 février. 

11h46: À 11h, la circulation est très ralentie mais pas interrompue sur le périphérique. Le cortège avance au pas, à environ 15 km/h, en laissant la voie de droite libre, comme exigé par la préfecture de police.

 

 

10h42: Carburants: le plan d'aides du gouvernement "ne suffit pas", selon le patron d'Intermarché

Le plan d'aide de près de 70 millions d'euros annoncé vendredi par le gouvernement pour soutenir les secteurs les plus touchés par la flambée des prix des carburants "ne suffit pas", a estimé lundi le patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché, Thierry.

"La méthode qui est prise de traiter le problème à la source est la bonne méthode, mais je pense que l'enveloppe ne suffit pas", a déclaré Thierry Cotillard sur RMC/BFMTV.

Le plan, ciblé sur les secteurs de la pêche, l'agriculture et les transports, est limité à ce stade au mois d'avril.

"Si on prend l'exemple de l'agriculteur, ok, ça va payer une partie du gazole, mais il va vous dire que l'engrais qui arrive du détroit d'Ormuz, qui est en train d'exploser en termes de prix d'achat, va lui coûter plus cher. Donc ça va venir prendre sur ses marges", a-t-il illustré.

Thierry Cotillard redoute que la pression inflationniste qui pèse sur "les premiers acteurs de la chaîne alimentaire" ne se répercute "dans quelques semaines" sur les industriels.

Ces derniers pourraient, selon lui, venir leur dire "+écoutez, Intermarché, Carrefour, Leclerc, je ne peux pas continuer à vous vendre à ce prix-là+".

Les négociations sur les prix en rayons entre industriels et grande distribution se sont achevées le 1er mars, avant la hausse des prix liées à la guerre en Iran. Prévues pour fixer les prix en rayon durant le reste de l'année, elles contiennent cependant des clauses de revoyure.

Selon M. Cotillard, "les probabilités de faire actionner les clauses de revoyure sont moindres" qu'après le déclenchement du conflit en Ukraine, car il n'y a "pas un problème sur le coût de l'électricité" ni de "problème sur les matières premières comme le blé qui n'arrivait pas d'Ukraine".

En revanche, si le conflit dure, "il y aura une décision politique à prendre, pas immédiatement, mais probablement en septembre, (...) si les agriculteurs, les routiers et surtout les industriels avaient leurs comptes d'exploitation en danger", a-t-il estimé.

10h32: Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, indique sur X que la campagne des chèques énergie débutera le 1er avril.

Et de rappeler que 3,8 millions de foyers recevront automatiquement cette aide, "dès cette semaine".

Avant d'annoncer que "700 000 foyers supplémentaires recevront le chèque à partir du 1er mai", dans un message posté sur la plateforme X.

Un guichet est ouvert pour permettre de se faire connaître.

 

 

09h53: Les aides aux entreprises face à la hausse des prix des carburants seront "peut-être reconductibles si la situation perdure, en mai, en juin", a affirmé lundi le ministre des Transports, Philippe Tabarot.

"Là, on parle on parle d'un mois. Quand je vous parle de 50 millions (d'euros), c'est un mois", a affirmé M. Tabarot sur CNews et Europe 1.

Il était interrogé sur les critiques des entreprises de transport, qui ont déploré la faiblesse des aides par rapport à celles accordées après le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022.

"Ces 50 millions seront peut-être reconductibles si la situation perdure, en mai, en juin... Voilà, j'espère que les choses s'arrêteront", a indiqué le ministre.

"Mais on ne peut pas comparer encore avec ce qui s'est fait pendant la période de l'Ukraine. Et puis il est vrai que la situation budgétaire de notre pays n'est pas la même", a poursuivi M. Tabarot.

Il s'exprimait alors que l'Organisation des transporteurs routiers européens (Otre) lançait une opération escargot sur le boulevard périphérique de Paris.

Vendredi soir, le gouvernement a annoncé une aide de quelque 50 millions d'euros en avril pour les entreprises de transport en difficulté, touchées de plein fouet par la hausse des prix des carburants, qui ont flambé ces dernières semaines du fait de la guerre au Moyen-Orient.

09h28: Une quinzaine de gros cars de tourisme ont commencé à se rassembler près de la porte de Vincennes à Paris, pour une opération escargot organisée par l'Organisation des transporteurs routiers européens (Otre) pour réclamer des aides face à la hausse du carburant.

08h10: Des chauffeurs routiers et d'autocars entendent manifester de nouveau aujourd'hui, cette fois en Ile-de-France, pour réclamer à l'Etat une aide plus importante pour les protéger de la hausse des prix des carburants. Quelque 110 cars et 70 camions doivent prendre part à une opération escargot, susceptible de ralentir le trafic du périphérique parisien entre 10h00 et 11h00 du matin, a indiqué Bruce Aiglehoux, secrétaire général du syndicat OTRE Ile-de-France.

Ils se réuniront entre 09h00 et 10h00, près de la porte de Vincennes, avant de se mettre en branle pour le périphérique, sans blocage, "mais effectivement, de 10h à 11h, ça va être compliqué" d'avancer, a indiqué Bruce Aiglehoux, qui doit ensuite rencontrer le préfet de région, pour transmettre les revendications du secteur.

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Vos réactions

Portrait de stylo07
1/avril/2026 - 09h06

Revoyez la vidéo où le ministre de l'économie Roland Lescure explique et veut justifier la hausse du carburant et bien il est incapable il ment il ne connaît pas son dossier 

et il a été  désigné  "ministre de l'économie " !!!!!   

Portrait de Le tonton de pignon
30/mars/2026 - 14h15
Mâle aimé a écrit :

Faudrait encore les subventionner pour qu'ils continuent à polluer et à bousiller les routes ?

Fuck off !

Le pire, c'est qu'ils crament du gasoil et en font cramer inutilement aux gens bloqués dans leur manif.

Mais oui, c'était donc bien simple... arrêtons toutes les livraisons par camion, plus de pollution et de magnifiques routes ... que tu es drôle, vraiment ! Merci pour le fou rire 

Portrait de Mâle aimé
30/mars/2026 - 12h57

Faudrait encore les subventionner pour qu'ils continuent à polluer et à bousiller les routes ?

Fuck off !

Le pire, c'est qu'ils crament du gasoil et en font cramer inutilement aux gens bloqués dans leur manif.

Portrait de KawahIjen
30/mars/2026 - 11h43

vivement le litre 3-4 euro , plus personne sur les autoroute , j e pourrai partir en vacances tranquille !! 

Portrait de Touché01
30/mars/2026 - 09h59

Pourquoi les protéger ?

Qu'ils reportent la hausse de leurs frais sur leurs clients, comme le font les compagnies aériennes par exemple

Quant aux 200 qui bloquent le periph..  en fourrière quelques jours avec une belle amende à la clef et des points en moins.