26/03 20:08

L'armée israélienne annonce la mort d'un autre soldat dans le sud du Liban - "Il existe des signaux forts que l’Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, assure l’émissaire américain Steve Witkoff

20h06: Tsahal annonce la mort du sergent Aviaad Elchanan Volansky, 21 ans, tombé au combat dans le sud du Liban, tandis que quatre autres soldats ont été légèrement blessés lors du même incident. 

L’armée israélienne a autorisé ce jeudi soir la publication du nom d’un soldat tombé au combat, après notification de sa famille. Il s’agit du sergent Aviaad Elchanan Volansky, âgé de 21 ans, originaire de Jérusalem, engagé au sein du 77e bataillon de la 7e brigade. Selon les informations communiquées par Tsahal, le jeune militaire a été tué lors d’affrontements dans le sud du Liban, où les forces israéliennes sont engagées dans des opérations intensives contre le Hezbollah.

Sa mort intervient dans un contexte de combats particulièrement soutenus le long de la frontière nord, marqués par des échanges de tirs réguliers et des opérations terrestres ciblées.

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18h09: Le point sur la situation

Donald Trump a exhorté jeudi l’Iran à « devenir sérieux très vite avant qu’il ne soit trop tard », alors qu’un média officiel iranien affirme que Téhéran a répondu au plan américain de cessation des hostilités et attend un retour. L’émissaire américain Steve Witkoff a dit voir des « signaux forts » quant à un possible accord, après presque quatre semaines d’une guerre dont les conséquences économiques mondiales se font sentir chaque jour un peu plus.

L’un d’eux pourrait être l’autorisation par Téhéran du passage de dix pétroliers dans le détroit d’Ormuz, bloqué de facto depuis plusieurs semaines et par lequel transite en temps normal 20% des approvisionnements mondiaux en pétrole et gaz naturel liquéfié. Téhéran a laissé passer « dix navires », a assuré le président américain en conseil des ministres, jugeant que ce geste montrait que son administration « négociait avec les bonnes personnes » en Iran.

Depuis le début de la semaine, des initiatives diplomatiques se sont développées pour faire taire les armes. Si Téhéran refuse d’utiliser à ce stade le terme de « discussion », des échanges de messages ont lieu en coulisses. « La réponse de l’Iran au plan en 15 points proposé par les Etats-Unis a été officiellement transmise (mercredi) à travers des intermédiaires et l’Iran attend un retour de l’autre partie », a déclaré jeudi une source anonyme, citée par l’agence de presse Tasnim.

Ni Donald Trump ni Téhéran n’ont divulgué l’identité des négociateurs iraniens. Islamabad s’est imposé comme le médiateur majeur de la crise, de par ses bonnes relations avec Washington et Téhéran, en assurant la transmission des « messages » d’une capitale à l’autre.

« Des pays frères comme la Turquie et l’Egypte, entre autres, apportent également leur soutien à cette initiative », a ajouté le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar.

A défaut d’accord, « ça ne va pas être joli », a une fois encore menacé le président, qui avait promis la veille « l’enfer » à l’Iran en cas d’échec des discussions. « La conviction de Washington qu’il peut parvenir à un accord avec un "modéré" iranien masque, et peut-être ignore, à quel point les extrémistes (...) monopolisent désormais l’appareil du pouvoir », avertit cependant le Soufan Center, basé à New-York.

Alternant entre agressivité et offre de conciliation, le chef de l’Etat a assuré que l’opération militaire était « extrêmement » en avance sur son calendrier initial.

« Nous estimons que cela prendrait environ quatre à six semaines pour accomplir notre mission », a-t-il déclaré, décrivant l’offensive débutée le 28 février comme un « petit détour » qui « finirait bientôt ». Prendre le contrôle du pétrole iranien est aussi une « option » à sa disposition, a-t-il fait valoir.

16h11: Il existe des « signaux forts » que l’Iran veut passer un accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré l’émissaire américain Steve Witkoff.

« Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible », a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison-Blanche. Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran « une liste de 15 points » via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur.

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16h00: Le vice-président américain, JD Vance, a pour sa part dit que les Etats-Unis avaient désormais « la capacité d’utiliser tous les outils à leur disposition pour assurer que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire », en évoquant à la fois des options « diplomatiques » et « militaires. »

Le chef du Pentagone, Pete Hegseth, après avoir critiqué le traitement de la guerre au Moyen-Orient par les médias américains, a lui assuré que pour l’instant les Etats-Unis continuaient à « négocier avec des bombes ».

Le chef de la diplomatie, Marco Rubio, a de son côté jugé que les alliés des Etats-Unis devraient être « reconnaissants » envers Donald Trump d’avoir engagé cette opération militaire, menée en coordination avec Israël.

15h41: Donald Trump a assuré jeudi que l’opération militaire en Iran était « extrêmement » en avance sur le calendrier initial et qu’elle finirait « bientôt ».

« Nous avions estimé que cela prendrait environ quatre à six semaines pour accomplir notre mission », a dit le président américain pendant un Conseil des ministres à la Maison Blanche, en décrivant ensuite l’offensive, débutée le 28 février, comme un « petit détour » qui « finirait bientôt ».

« Après 26 jours », a-t-il déclaré, « nous sommes extrêmement, vraiment, très en avance sur le calendrier ». Donald Trump a répété que l’Iran le « suppliait » de conclure un accord.

« Nous verrons où ça nous mènera, si nous pouvons convaincre l’Iran que nous sommes arrivés à un point de rupture où il n’y a plus d’alternative pour eux autre que plus de morts et de destructions », a déclaré Steve Witkoff quant à l’éventualité d’un règlement diplomatique du conflit.

« Nous avons des signaux forts que c’est une possibilité », a-t-il ajouté, sans préciser avec qui les Etats-Unis négociaient. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, maintenait encore mercredi que l’Iran comptait « continuer à résister ». La République islamique veut « mettre fin à la guerre à ses propres conditions », soulignait-il, relevant que la seule transmission de messages ne pouvait « en aucun cas être qualifiée de dialogue ni de négociation ».

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15h35: L'Iran a répondu à la proposition annoncée par Donald Trump visant à mettre fin à la guerre, qu'il avait reçue via le médiateur pakistanais, a affirmé une source citée par l'agence de presse Tasnim. "La réponse de l'Iran au plan en 15 points proposé par les États-Unis a été officiellement transmise hier soir (mercredi) à travers des intermédiaires et l'Iran attend un retour de l'autre partie", a déclaré cette source sans plus de précisions.

14h17: Les cours du pétrole montent jeudi après que Donald Trump a qualifié les négociateurs iraniens de « différents et "bizarres" » et alors que l’Iran dément toujours toutes discussions avec les Etats-Unis, faisant craindre une nouvelle escalade du conflit.

Le président américain a aussi exhorté l’Iran à « devenir sérieux avant qu’il ne soit trop tard », sur son réseau Truth Social. Lundi il avait repoussé de cinq jours l’ultimatum visant à frapper des installations énergétiques iraniennes.

Mais publiquement l’Iran nie discuter avec Washington. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé à la télévision d’Etat que l’Iran n’avait « pas l’intention de négocier » mais de « continuer à résister ».

Vers 12H20 GMT (13H20 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 4,66% à 106,98 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 4,14% à 94,06 dollars.

13h29: Les Etats du Golfe veulent être impliqués dans toute discussion entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre en cours, a affirmé jeudi Jassem Al-Budaiwi, le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

« Nous soulignons la nécessité d'associer les pays du CCG à tout pourparler ou accord visant à résoudre cette crise, de manière à contribuer au renforcement de leur sécurité et de leur stabilité », a déclaré, dans un discours télévisé, le chef de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

Il a également indiqué que l'Iran réclamait aux navires des sommes d'argent pour traverser le détroit d'Ormuz.

13h02: Le point sur la situation

Israël a affirmé jeudi avoir "éliminé" le chef de la marine des Gardiens de la Révolution en Iran, qui continue de défier Donald Trump et revendique pouvoir choisir les termes et conditions de la fin des hostilités. Le ministre israélien de la Défense Israël Katz a annoncé la mort d'Alireza Tangsiri, "directement responsable du minage et du blocage du détroit d'Ormuz", promettant aux chefs de l'armée idéologique d'Iran de "continuer à les traquer un par un".

Téhéran n'a pas immédiatement confirmé. Depuis le début de la semaine, les initiatives diplomatiques se sont multipliées pour tenter de mettre un terme à une guerre dont les conséquences économiques planétaires sont chaque jour un peu plus lourdes. Les cours du pétrole remontent et les Bourses européennes ont ouvert dans le rouge.

La conséquence de la volatilité du conflit et de l'acrimonieuse joute verbale entre Washington et Téhéran, qui a douché les premiers espoirs d'accord mercredi. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a maintenu que l'Iran n'avait "pas l'intention de négocier" et comptait "continuer à résister", après avoir reçu du médiateur pakistanais le projet américain en 15 points.

L'Iran veut "mettre fin à la guerre à ses propres conditions", a-t-il souligné. "Parfois, des messages peuvent être transmis (...) mais ça ne peut en aucun cas être qualifié de dialogue ni de négociation". Téhéran témoigne, ce faisant, de la confiance de ses dirigeants, après presque quatre semaines de conflit et la décapitation de sa hiérarchie - dont le guide suprême Ali Khamenei, tué le premier jour de la guerre le 28 février.

"En remplaçant ses pertes par un vaste vivier de dirigeants subalternes, l'Iran a non seulement été en mesure de poursuivre ses représailles face aux attaques américaines et israéliennes, mais aussi d'élargir la liste de ses cibles", note le Soufan Center, basé à New York. "A de rares exceptions près, l'ensemble des dirigeants du régime qui ont survécu insistent pour utiliser les atouts stratégiques de l'Iran pour dissuader les Etats‑Unis de l'attaquer à l'avenir".

Donald Trump, lui, assure l'inverse: sans révéler avec quel responsable iranien il est censé discuter, il assure que l'Iran veut discuter. "Ils négocient, et ils veulent absolument conclure un accord, mais ils ont peur de le dire" par crainte de "se faire tuer par les leurs", a affirmé le président américain mercredi soir.

"Ils ont aussi peur qu'on les tue", a-t-il lancé, au 27e jour d'un conflit qui embrase le Moyen-Orient et menace l'économie mondiale. La Maison Blanche a prévenu auparavant que le président américain était "prêt à déchaîner l'enfer" si Téhéran faisait "encore un mauvais calcul". Mais pour le Soufan Center, "la conviction de Washington qu'il peut parvenir à un accord avec un +modéré+ iranien masque, et peut-être ignore, à quel point les extrémistes (...) monopolisent désormais l'appareil du pouvoir".

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est alarmé d'un conflit "hors de contrôle". Et aucune ouverture diplomatique claire n'apparaît, même si Pékin affirme voir "des signaux en faveur de négociations" de part et d'autre. Le sujet sera au menu jeudi d'une réunion en France des chefs de la diplomatie du G7, rejoints vendredi par l'Américain Marco Rubio.

"Ce qui m'inquiète le plus dans cette guerre, c'est qu'il n'y a pas eu de consultation, (...) pas de stratégie, (...) pas d'objectif clair et (...) pas de stratégie de sortie", a lâché le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius.

11h55: Des pourparlers indirects en cours entre les États-Unis et l’Iran, annonce le chef de la diplomatie du Pakistan

"En réalité, des discussions indirectes entre les États-Unis et l'Iran ont lieu par le biais de messages transmis par le Pakistan. Dans ce contexte, les États-Unis ont transmis 15 points, qui sont actuellement examinés par l'Iran", précise le ministre pakistanais.

 

"Des pays frères comme la Turquie et l'Égypte, entre autres, apportent également leur soutien à cette initiative", ajoute-t-il sur X.

 

 

11h23: Le gouvernement israélien annonce avoir "éliminé" le chef de la marine des Gardiens de la Révolution iraniens

Le ministre israélien de la Défense Israël Katz a annoncé jeudi que l’armée avait «éliminé» le commandant de la marine des Gardiens de la Révolution iraniens, dans une vidéo publiée par son bureau.

 

L’armée israélienne «a éliminé le commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, partie directement responsable du minage et du blocage du détroit d’Ormuz», a déclaré M. Katz, promettant aux responsables des Gardiens, armée idéologique de la République islamique, de «continuer à les traquer un par un».

10h56: « Pas de stratégie », selon le ministre allemand de la Défense

«Nous ne voulons pas être aspirés dans cette guerre », a déclaré le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius, en visite en Australie. « Ce qui m'inquiète le plus dans cette guerre, c'est qu'il n'y a pas eu de consultation, il n'y a pas de stratégie, il n'y a pas d'objectif clair et, le pire de mon point de vue, c'est qu'il n'y a pas de stratégie de sortie », a-t-il lâché.

09h44: L’armée israélienne a annoncé ce matin la mort «au combat» d’un soldat au Sud-Liban. «Le sergent-chef Ouri Grinberg, 21 ans, de Petah Tikva, combattant dans l’unité d’élite de reconnaissance de la brigade Golani, (est) tombé au combat dans le sud du Liban» annonce le communiqué de l’armée.

Ce décès porte à trois le nombre de soldats israéliens tués au Sud-Liban depuis le 2 mars, date de la reprise des hostilités avec le Hezbollah libanais. Israël a annoncé son intention de réoccuper la zone au sud du fleuve Litani dans le sud du Liban pour y rétablir une zone tampon sécuritaire.

09h31: Deux personnes ont été tuées par la chute de débris d'un missile intercepté, dans la périphérie de la capitale émiratie, Abou Dhabi. "L'incident a entraîné la mort de deux personnes non identifiées, fait trois blessés et endommagé plusieurs voitures", ont rapporté les autorités d'Abou Dhabi sur X.

07h48: Plusieurs personnes ont été blessées dans une ville arabe du centre d'Israël à la suite du tir d'un ou plusieurs missiles iraniens, informent les services de secours israéliens. Le Magen David Adom, équivalent israélien de la Croix-Rouge, a fait état de deux quinquagénaires "blessés par le souffle de l'explosion" à Kafr Qassem (centre), précisant que les victimes, "légèrement atteintes", ont été soignées sur place. Après une accalmie de près de 14 heures, Israël a été visée à deux reprises ce matin par des tirs de missiles en provenance d'Iran, précise l'armée israélienne.

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07h01: Donald Trump a affirmé une nouvelle fois que l'Iran discutait d'un accord de paix avec Washington, une affirmation niée par Téhéran en raison de la crainte, selon le président américain, des dirigeants iraniens chargés de "négocier" de se faire "tuer par les leurs".

"Ils négocient, ils veulent vraiment conclure un accord. Mais ils ont peur de le dire, parce qu'ils pensent que sinon, ils vont se faire tuer par les leurs", a déclaré Donald Trump devant des élus républicains du Congrès. L'Iran n'a "pas l'intention de négocier" mais "de continuer à résister", a affirmé de son côté le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi à la télévision d'État.

06h28: Les Émirats arabes unis ont indiqué répondre à des attaques de drones et de missiles venus d'Iran, au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient. "Les défenses anti-aériennes sont en train de répondre à des menaces de missiles et de drones en provenance d'Iran", a indiqué, sur le réseau X, le ministère émirati de la Défense.

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05h58: L'armée israélienne a affirmé ce matin avoir mené des "frappes à grande échelle" sur plusieurs zones d'Iran, dont Ispahan, dans le centre du pays, au 27e jour la guerre au Moyen-Orient déclenchée fin février par une offensive israélo-américaine. "Il y a peu, l'armée israélienne a achevé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien dans plusieurs endroits du pays", a-t-elle indiqué dans un court communiqué.

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