23/03 17:19

Le ministère des Affaires étrangères iranien dément l'existence de discussions avec les Etats-Unis, après les déclarations de Donald Trump : "Ces déclarations visent à manipuler les marchés financiers et pétroliers"

17h18: Le ministère des Affaires étrangères iranien dément l'existence de discussions avec les Etats-Unis, après les déclarations de Donald Trump.

Selon le président du Parlement iranien sur X, "la diffusion de fausses informations vise à manipuler les marchés financiers et pétroliers et à sortir de l'impasse dans laquelle les États-Unis et Israël sont embourbés". 

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17h11: En plus de trois semaines de guerre au Moyen-Orient, ni les Etats-Unis, ni l’Iran n’avaient évoqué publiquement des négociations.

Les frappes prévues sur les infrastructures faisaient planer une menace dangereuse d’escalade, alors que Donald Trump avait fixé à 23H44 GMT lundi un ultimatum exigeant de l’Iran qu’il rouvre le détroit d’Ormuz.

A défaut, il menaçait « d’anéantir » le réseau électrique iranien, composé de plus de 90 centrales, dont certaines situées sur le Golfe. Il est exploité via un système décentralisé, avec de multiples sites de production et des centaines de postes à travers le territoire.

Le bras de fer stratégique de la guerre se concentre, encore et toujours, autour du détroit d’Ormuz, une voie stratégique pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures que l’Iran bloque en représailles aux attaques israélo-américaines.

En réponse à l’ultimatum, l’Iran avait menacé de fermer complètement le détroit et de cibler « toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l’information et de dessalement d’eau appartenant aux Etats-Unis », a prévenu l’armée iranienne, selon l’agence Fars.

16h51: Le Premier ministre britannique Keir Starmer a salué les informations sur des négociations entre les États-Unis et l'Iran, après que le président Donald Trump a annoncé que Washington avait eu des discussions "productives" avec Téhéran pour une cessation des hostilités.

"Je salue les informations sur les négociations entre les États-Unis et l'Iran", a déclaré Keir Starmer lors d'une audition devant une commission parlementaire, ajoutant que le Royaume-Uni "était au courant de ces discussions". Le dirigeant travailliste a eu un entretien téléphonique dimanche avec le président américain, selon Downing Street.

15h24: Donald Trump a assuré qu’un « changement de régime » était en cours en Iran, tout en menaçant de « continuer à bombarder allègrement » si les négociations en cours avec un groupe de dirigeants iraniens non identifiés échouaient.

« Il y a automatiquement un changement de régime » parce que « tous les représentants du régime ont été tués », a dit le président américain aux journalistes, avant de quitter la Floride pour un déplacement à Memphis (sud).

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14h53: "Nous voulons la paix au Moyen-Orient. Nous voulons que le nucléaire soit complètement anéanti. (...) Ce serait un très bon départ pour l'Iran pour se reconstruire et c'est tout ce que nous voulons", déclare Donald Trump. 

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14h33: Le chancelier allemand Friedrich Merz a exprimé lundi sa reconnaissance envers le président américain, après sa décision de reporter des frappes contre les centrales électriques iraniennes et d’ouvrir la voie vers des discussions directes avec Téhéran.

« Je suis reconnaissant que (Donald Trump) ait déclaré aujourd’hui qu’il reportait cela de cinq jours, et qu’il ait désormais aussi ouvert la possibilité de contacts directs et immédiats avec la direction iranienne », a déclaré le chancelier, lors d’une conférence de presse.

M. Merz, qui avait parlé dimanche au locataire de la Maison Blanche, a dit avoir alors exprimé à M. Trump sa « préoccupation » après que ce dernier eut fixé à 23H44 GMT lundi un ultimatum exigeant de l’Iran qu’il rouvre le détroit d’Ormuz, faute de quoi les centrales électriques du pays seraient bombardées.

Donald Trump a finalement fait état lundi, dans un spectaculaire volte-face, de « très bonnes et productives discussions pour une cessation totale » des hostilités avec l’Iran. Mais les médias locaux ont démenti peu après de telles négociations.

M. Merz a pour sa part déclaré avoir proposé à M. Trump d’utiliser les contacts de l’Allemagne au Moyen-Orient pour « parvenir le plus rapidement possible à un cessez-le-feu dans la région ».

13h17: Le point sur la situation

Dans un changement de ton spectaculaire, Donald Trump a annoncé lundi que les Etats-Unis et l’Iran avaient eu de « très bonnes et productives discussions pour une cessation totale » des hostilités.

Le président américain a précisé sur son réseau Truth Social que les discussions « continueraient cette semaine » et a fait part d’un report « de cinq jours » de toute frappe sur des centrales électriques ou des infrastructures énergétiques en Iran.

Ce message écrit intégralement en lettres capitales, publié avant l’ouverture de Wall Street, a fait chuter immédiatement et fortement les cours du pétrole, tout en faisant rebondir les bourses européennes.

« JE SUIS CONTENT DE RAPPORTER QUE LES ETATS-UNIS D’AMERIQUE ET LE PAYS DE L’IRAN ONT EU, CES DEUX DERNIERS JOURS, DE TRES BONNES ET PRODUCTIVES DISCUSSIONS POUR UNE CESSATION TOTALE ET COMPLETE DE NOS HOSTILITES AU MOYEN-ORIENT », a annoncé Donald Trump, qui se trouve en Floride.

La volte-face, au moins rhétorique, est abrupte de la part du dirigeant républicain.

Il avait donné samedi à l’Iran un ultimatum de 48 heures pour rouvrir le détroit d’Ormuz avant de frapper les infrastructures énergétiques iraniennes, et n’avait pas fait état récemment de négociations.

Il a précisé que le moratoire de cinq jours sur des frappes sur les sites énergétiques dépendait « DU SUCCES DES REUNIONS ET DES DISCUSSIONS EN COURS », en concluant son annonce par sa formule habituelle: « MERCI DE VOTRE ATTENTION ».

Les dernières annonces venues du Moyen-Orient ne laissaient pas présager d’un apaisement. Défiant l’ultimatum du président américain, l’Iran a menacé lundi de poser des mines navales dans le Golfe et de frapper les installations électriques américaines en cas d’attaque de ses côtes.

Tôt lundi, l’armée israélienne a elle annoncé mener « une large vague d’attaques » à Téhéran, où des agences iraniennes ont signalé des explosions. D’après Fars, les frappes ont touché le nord, le centre, l’est et l’ouest de la capitale.

12h37:Des explosions ont retenti en début d'après-midi à Téhéran, a constaté un journaliste de l'AFP, sans qu'il soit possible dans l'immédiat de déterminer la ou les cibles.

Ces explosions ont été ressenties dans le centre de la capitale iranienne, faisant trembler les fenêtres dans le quartier, selon la même source.

12h22: Donald Trump évoque "des discussions très fructueuses" avec l'Iran "en vue d'un règlement complet et définitif de nos hostilités au Moyen-Orient"

Le président américain indique sur son réseau Truth Social avoir eu "ces deux derniers jours" des "discussions très fructueuses et constructives en vue d'un règlement complet et définitif de nos hostilités au Moyen-Orient".

"J'ai donné instruction au Département de la Guerre de reporter toute frappe militaire contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes pour une période de cinq jours, sous réserve du succès des réunions et discussions en cours", poursuit-il.

11h47: La Chine a annoncé limiter les hausses de prix des carburants dans le pays, afin d'alléger la charge pesant sur les utilisateurs suite à l'envolée des cours du brut avec la guerre au Moyen-Orient.

Les augmentations de l'essence et du gazole seront respectivement de 1.160 yuans (146 euros) et de 1.115 yuans (140 euros) la tonne, soit environ moitié moins que ce qu'elles auraient dû être en application du mécanisme chinois de fixation des prix, a indiqué la Commission nationale du développement et de la réforme, le principal organisme de planification économique.

10h48: Ultimatum de Trump contre l'Iran: le Kremlin plaide pour la seule "voie politique et diplomatique"

Le Kremlin a estimé lundi que seule la «voie politique et diplomatique» pouvait aboutir à une désescalade au Moyen-Orient, après les menaces du président américain Donald Trump de détruire les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvre pas le détroit d’Ormuz d’ici à la nuit prochaine.

«La situation aurait dû passer il y a déjà longtemps à une voie de règlement politique et diplomatique. C’est la seule chose qui puisse contribuer efficacement à désamorcer la situation catastrophiquement tendue qui règne actuellement dans la région», a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

10h18: La Bourse de Paris recule à nouveau à cause de la guerre au Moyen-Orient

La Bourse de Paris a ouvert dans le rouge lundi, plombée par la flambée des prix du pétrole et la guerre au Moyen-Orient, qui ravive les craintes d'inflation et provoque une hausse du taux d'intérêt de la dette française, à un sommet depuis 2009.

Vers 9H30, le CAC 40 perdait 1,44% à 7.556,44 points, en recul de 109,18 points. Vendredi, l'indice vedette parisien avait déjà perdu 1,82%. Depuis début mars, il perd près de 12%.

"Le conflit entre dans une nouvelle phase d'escalade et les marchés commencent enfin à prendre conscience de la gravité de ses répercussions potentielles à long terme sur le marché de l'énergie", selon Neil Wilson, analyste de Saxo Markets.

Les prix du pétrole poursuivent leur hausse. Le baril de West Texas Intermediate, référence américaine, prenait 1,68% à 99,88 dollars et le baril de Brent de la mer du Nord 1,66% à 114,05 dollars.

Ils flambent depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par les frappes américaines et israéliennes sur l'Iran, en raison de la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz, point stratégique pour l'approvisionnement mondial du pétrole.

"La situation s'est encore aggravée avec l'ultimatum de Trump exigeant de l'Iran l'ouverture du détroit d'Ormuz", selon Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets.

Sans réouverture totale et inconditionnelle du détroit au plus tard lundi soir, les Etats-Unis "frapperont et anéantiront" les centrales électriques iraniennes, a en effet prévenu le président américain Donald Trump samedi soir.

Le gouvernement iranien a assuré lundi qu'il fermerait entièrement le détroit d'Ormuz, si les Etats-Unis mettaient à exécution leur menace.

Téhéran a aussi menacé un peu plus tôt de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient, en réaction à l'ultimatum lancé par Donald Trump, après des frappes iraniennes particulièrement destructrices dans le sud d'Israël.

-Le taux français à 1à ans au plus haut depuis 2009 -

"La remontée du pétrole ravive les craintes inflationnistes", explique Antoine Andreani, responsable marchés pour XTB. Cela provoque une hausse des taux d'intérêt des dettes souveraines partout en Europe depuis le début du conflit.

Le rendement de la dette française à échéance dix ans a ainsi bondi lundi à son plus haut niveau depuis juillet 2009, à 3,81%, peu après l'ouverture de la séance. Vers 9H50 il restait à un haut niveau, à 3,78%, contre 3,75% vendredi.

Avant le début de la guerre en Iran, il évoluait autour de 3,20%.

Le taux d'intérêt de la dette allemande, référence en Europe, a dépassé le seuil des 3%. Lundi, il atteignait 3,06%, niveau comparable à 2011.

Une inflation plus élevée réduit la valeur réelle des sommes versées par un emprunteur à ses créanciers. Ces derniers exigent par conséquent des taux d'intérêt plus élevés pour compenser cette perte.

Les investisseurs tablent en outre sur une politique monétaire des banques centrales plus restrictive, avec des hausses potentielles des taux directeurs pour combattre cette inflation, ce qui a un impact direct sur le coût de la dette des Etats.

09h56: Le Japon n'envisage pas de discuter avec l'Iran 

Le Japon "n’envisage pas" de demander à l’Iran l'autorisation pour les pétroliers nippons de traverser le détroit d’Ormuz, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, alors que Téhéran s’est dit prêt à l'aider.

Le Japon dépend des importations de pétrole brut en provenance du Moyen-Orient, dont la majeure partie transite par ce détroit, une voie commerciale cruciale pour l'approvisionnement mondial en carburant.

En pratique, l'Iran a bloqué l'accès au détroit en réponse aux frappes menées par Israël et les Etats-Unis, laissant les pays tributaires de cette voie maritime trouver des moyens de substitutions et puiser dans leurs réserves.

09h55: Golfe: l'Iran menace de poser des "mines navales" si ses côtes ou îles sont attaquées (conseil de défense)

«Toute tentative de l’ennemi d’attaquer les côtes ou les îles iraniennes conduira naturellement, et conformément aux pratiques militaires établies, à ce que toutes les voies d’accès et les lignes de communication dans le Golfe persique et les zones côtières soient minées avec divers types de mines navales, y compris des mines dérivantes déployables depuis les côtes», a affirmé le conseil de défense iranien, dans un communiqué relayé par les médias d’État.

08h11: Des explosions ont retenti dans la capitale iranienne, ont signalé les agences de presse Fars et Mehr ce matin, tandis que l'armée israélienne a annoncé avoir lancé "une large vague d'attaques" contre Téhéran. D'après Fars, les frappes ont touché le nord, le centre, l'est et l'ouest de la capitale. Un épais panache de fumée noire se dégageait toujours dans le ciel d'au moins un point plus d'une heure après l'explosion, a constaté un journaliste de l'AFP.

08h03: L’Iran annonce une riposte à toute attaque contre son secteur électrique en prenant à son tour pour cible les centrales électriques israéliennes ainsi que celles qui alimentent en électricité les bases américaines dans les pays de la région, a déclaré lundi un communiqué des Gardiens de la Révolution.

Ce communiqué semble revenir sur les menaces précédentes visant les usines de dessalement de la région, qui sont essentielles pour l’approvisionnement en eau potable des pays du Golfe. «Le menteur […] président américain a affirmé que les Gardiens de la révolution avaient l’intention d’attaquer les usines de dessalement et de causer des difficultés aux populations des pays de la région», indique le communiqué diffusé par les médias d’État.

07h25: La région de Ryad en Arabie saoudite a été visée par deux missiles balistiques, a annoncé lundi le ministère de la Défense du royaume, au 24e jour de la guerre au Moyen-Orient. Un des missiles a été intercepté et l’autre est tombé dans une zone inhabitée, a précisé le ministère.

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06h50: Le monde pourrait connaître sa pire crise de l’énergie depuis des décennies en raison de la guerre au Moyen-Orient, a averti lundi Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), décrivant une situation «très grave». «À ce jour, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit plus que les deux crises pétrolières majeures réunies», a-t-il affirmé au National Press Club à Canberra, faisant référence aux crises des années 1970.

«À l’époque, pour chacune de ces crises, le monde a perdu environ cinq millions de barils par jour, soit, en ajoutant les deux, 10 millions de barils par jour», a expliqué M. Birol.

 

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Vos réactions

Portrait de Touché01
23/mars/2026 - 17h04

Les iraniens ont été clairs : il n'y a aucune négociations.

Portrait de Touché01
23/mars/2026 - 12h46

Trump lève son ultimatum quelques heures seulement avant l'echeance.

La menace iranienne de destruction des centrales israéliennes a t'elle fait mouche ?

Israel a t'il ordonné à Trump de gagner du temps pour que tsahal essaie de protéger les centrales en y deployant de la défense anti aerienne ? 

Portrait de Touché01
23/mars/2026 - 10h44
onluidira a écrit :

la russie aux manoeuvres, comme toujours ....

il n'y a pas pire aveugles que ceux qui ne veulent pas voir.

Ce sont les israéliens et leur pions américains poussés par les lobbies israéliens de Washington tel l'aipac qui sont à la manoeuvre. A se demander s'il existe encore une politique américaine défendant les intérêts américains.

Portrait de onluidira
23/mars/2026 - 10h22

la russie aux manoeuvres, comme toujours ....