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Reza Pahlavi, le fils du dernier chah d'Iran, appelle l'Australie à assurer la sécurité de l'équipe iranienne féminine de football, qui avait refusé de chanter l'hymne national avant un match de la Coupe d'Asie

Reza Pahlavi, le fils du dernier chah d'Iran, a appelé l'Australie à assurer la sécurité de l'équipe iranienne féminine de football, qui avait refusé de chanter l'hymne national avant un match de la Coupe d'Asie.

Les 26 membres de la délégation iranienne sont arrivés dans le pays quelques jours avant le début des frappes américano-israéliennes, qui ont notamment entraîné la mort de l'ancien guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.

«Les membres de l'équipe nationale féminine de football d'Iran subissent de fortes pressions et sont menacées par la république islamique», a écrit le fils du chah déchu sur X. «Elles risquent de graves conséquences si elles retournent en Iran. J'appelle le gouvernement australien à assurer leur sécurité et à leur apporter tout le soutien nécessaire», a-t-il ajouté.

Il se joint au nombre croissant de personnes, dont des militants et personnalités politiques, demandant à l'Australie d'accorder l'asile aux joueuses. Devant le stade de Gold Coast (est de l’Australie), où l'équipe a disputé son dernier match ce week-end, une foule s'est réunie, scandant «changement de régime pour l'Iran», «laissez-les partir» et «sauvez nos filles».

Selon Zaki Haidari, militant d'Amnesty International, les footballeuses risquent d'être persécutées si elles sont renvoyées chez elles. «Certaines des membres de l'équipe ont probablement déjà vu leur famille menacée», a-t-il déclaré à l'AFP.

Les footballeuses iraniennes sont restées silencieuses alors que retentissait l'hymne iranien avant leur premier match du tournoi, contre la Corée du Sud. Elles l'ont ensuite chanté lors des rencontres suivantes. Cette attitude a été interprétée comme un acte de rébellion et un présentateur de la télévision d'État a désigné les joueuses comme des «traîtres en temps de guerre» représentant le «summum du déshonneur». Le ministère australien de l'Intérieur a déclaré à l'AFP qu'il «ne pouvait pas commenter les situations individuelles». Sollicitée, l'ambassade d'Iran en Australie n'a pas répondu à ce stade.

Les Iraniennes avaient fait leurs débuts en Coupe d'Asie en 2022 en Inde et étaient devenues des héroïnes nationales dans un pays où les droits des femmes sont sévèrement restreints.

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Vos réactions

Portrait de Touché01
9/mars/2026 - 12h45

Puisque lors des matchs suivants (contre l'Australie le 5 mars et les Philippines le 8 mars), les joueuses ont chanté et salué militairement, ce refus de chanté le 2 mars etait peut-être tout simplement une forme de deuil après la mort du guide suprême quelques heures plus tôt