Emmanuel Macron Emmanuel Macron s'est adressé aux Français afin d'évoquer ce conflit et ses répercussions au Proche et Moyen-Orient mardi 3 mars, depuis le palais de l'Élysée. La France va redéployer le porte-avions Charles-de-Gaulle et son groupe aéronaval en Méditerranée face à la "situation instable" au Moyen-Orient et "aux incertitudes des jours à venir", a annoncé mardi soir Emmanuel Macron.
Lors d'une allocution radiotélévisée de huit minutes, le président français a annoncé en outre qu'une opération de rapatriement des quelque 400.000 Français résidant ou de passage dans la région avait débuté, pour "ceux qui le souhaitent", les "plus vulnérables" étant prioritaires. Deux premiers vols étaient attendus dans la soirée en France.
Il a également fait état du déploiement à titre défensif dans la région, "ces dernières heures", de chasseurs Rafale et de systèmes de défense antiaérienne et radars aéroportés, en vertu des accords qui lient la France au Qatar, au Koweït, aux Émirats arabes unis d'une part, à l'Irak et à la Jordanie d'autre part.
Ces renforts viennent s'ajouter aux moyens militaires déjà sur place dans les deux bases françaises en Jordanie et aux Émirats arabes unis, respectivement. "Nous continuerons autant que de besoin cet effort", a dit Emmanuel Macron.
"Face à cette situation instable, aux incertitudes des jours à venir, j'ai donné ordre que le porte-avions Charles-de-Gaulle, ses moyens aériens, son escorte de frégates, fassent route vers la Méditerranée", a-t-il dit.
Une rumeur du redéploiement du groupe aéronaval avait circulé dimanche, mais elle avait été démentie par l'état-major. Il se trouve actuellement en Atlantique Nord.
Emmanuel Macron a précisé que les forces armées françaises stationnées dans la région avaient "réagi immédiatement" au lancement de l'opération "Fureur épique" et avaient "abattu en légitime défense des drones dès les premières heures du conflit pour défendre l'espace aérien de nos alliés qui savent pouvoir compter sur nous".
Le président français a concédé que les bombardements "devraient continuer" avec l'objectif d'"affaiblir l'Iran" et de "détruire ses capacités de riposte". Mais, a-t-il poursuivi, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni (E3) ont "clairement dit qu'un arrêt au plus vite des frappes est souhaitable".
Il a exhorté Israël "à respecter le territoire libanais et son intégrité", alors que les hostilités ont repris entre le Hezbollah et Tsahal. Un déploiement terrestre de l'armée israélienne serait "une erreur stratégique", a considéré Emmanuel Macron.
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