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L’actuel président du château de Versailles, Christophe Leribault, prend la tête du musée du Louvre après la démission de Laurence des Cars

Au lendemain de la démission de Laurence des Cars, Christophe Leribault, président du château de Versailles, a pris mercredi la tête du musée le plus visité au monde, dans la tourmente depuis le spectaculaire cambriolage du 19 octobre. Ce conservateur général du patrimoine de 62 ans a été nommé à la présidence du Louvre en Conseil des ministres.

Il « aura à conduire des chantiers majeurs pour l’avenir de l’institution » comme « la sécurisation et la modernisation », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Il devra également « restaurer un climat de confiance », a ajouté le ministère de la Culture, son autorité de tutelle.

Cet historien d’art arrive au Louvre dans un climat très lourd. Sa présidente depuis fin 2021, Laurence des Cars, a démissionné mardi, emportée par les dysfonctionnements mis au jour par le vol de joyaux de la Couronne et la grève perlée des personnels qui grippe le musée parisien depuis la mi-décembre.

Dans ce contexte, Christophe Leribault aura pour mission de « sécuriser » et « moderniser » le musée, a indiqué la source.

Pour cela, le nouveau patron pourra s’appuyer sur sa forte expérience de la gestion d’institutions culturelles: avant Versailles, il a dirigé plusieurs musées parisiens, notamment le Petit Palais et le musée d’Orsay.

« Tenir la barre ne suffit pas. Il faut aussi pouvoir avancer. Et les conditions pour avancer ne sont plus réunies », a déclaré au quotidien Le Figaro Mme des Cars, à qui M. Leribault avait déjà succédé à la tête du musée d’Orsay fin 2021.

La pression était devenue trop forte pour la dirigeante, mise en très grande difficulté par une série de rapports ayant pointé la « sous-estimation chronique » des risques de vol au Louvre, l’obsolescence des dispositifs de sûreté et la priorisation donnée à des « opérations visibles et attractives » au détriment de la sécurité.

Laurence des Cars avait également dû admettre n’avoir découvert qu’après le cambriolage l’existence d’un audit alarmant sur la vulnérabilité de la galerie Apollon, dans laquelle les cambrioleurs se sont introduits en plein jour le 19 octobre pour s’emparer de huit bijoux d’une valeur de 88 millions d’euros.

 

 

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