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EN DIRECT - Quentin Deranque: La préfecture annonce cet après-midi que la marche prévue demain à Lyon est autorisée, avec une sécurité renforcée - La famille du jeune homme n'y prendra pas part

14h59: «Toute action violente, toute perturbation, salirait la mémoire de Quentin», confie sur Cnews Aliette Espieux, l'organisatrice de la marche en mémoire au jeune homme tué à Lyon.

14h50: La famille du jeune homme ne prendra pas part à la marche prévue ce samedi à Lyon, rapporte Cnews

14h14: La préfecture annonce cet après-midi que la marche prévue demain à Lyon est autorisée, avec une sécurité renforcée. La marche en hommage à Quentin Deranque sera "autorisée" mais "encadrée strictement par la mobilisation d'un dispositif de sécurité important", annonce la préfecture du Rhône.

« Dans la recherche d’un équilibre entre liberté d’expression et prévention des troubles à l’ordre public, cette manifestation autorisée sera encadrée par la mobilisation d’un dispositif de sécurité important », annonce la préfecture.

Il comprendra « l’engagement à un haut niveau des effectifs de la direction interdépartementale de la police nationale du Rhône, le renfort accordé par le ministre de l’Intérieur de plusieurs compagnies républicaines de sécurité, dont la CRS 83, des escadrons de gendarmerie mobile, ainsi que de policiers nationaux déployés depuis différents départements de la région », détaille la préfecture.

« Au côté des policiers nationaux qui patrouilleront dans les transports en commun, la sûreté ferroviaire a également été associée pour la sécurisation des gares, ainsi que la police municipale dans le cadre de la protection des édifices publics », précise le communiqué.

Un arrêté préfectoral interdit « toute manifestation » à un autre endroit que le parcours autorisé et un autre autorise la « captation d’images par drone » durant la marche, conclut la préfecture pour s’assurer ainsi que tout débordement sera documenté.

La préfecture exhorte les participants de cette marche, prévue à partir de 15h00, à respecter le « caractère pacifique » et sans « aucune expression politique » souhaitée par la famille de la victime.

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10h43: Le point sur ce que l'on sait

Une marche devrait bien avoir lieu samedi à Lyon en hommage à Quentin Deranque: Laurent Nuñez a annoncé vendredi, au lendemain des mises en examen de sept personnes, qu’il ne s’opposerait pas à cette manifestation.

Le ministre de l’Intérieur a assuré sur RTL que ce rassemblement serait encadré par un « dispositif policier extrêmement important ». Prévoyant 2.000 à 3.000 participants, il a estimé que « pour l’instant, la liberté est plus importante que l’inquiétude ».

Cette décision contrecarre la volonté du maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, qui réclamait l’interdiction de l’événement en raison de « risques avérés de troubles à l’ordre public ».

Dans ce climat très tendu, le président du Rassemblement national Jordan Bardella, toujours en quête de dédiabolisation de son parti, a recommandé vendredi à ses cadres de ne pas se rendre aux hommages ni d’y associer le Rassemblement national. Dans une lettre consultée par l’AFP, il a souligné que les organisateurs sont « multiples, incertains ».

Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a lui appelé à l’interdiction de la marche, une « véritable démonstration fasciste dans les rues » et une « menace pour les habitants », a-t-il écrit sur X.

« Plus de 1.000 néonazis de toute l’Europe sont annoncés dans une volonté de vengeance mortifère », a-t-il mis en garde.

La famille de Quentin Deranque ne participera pas non plus à l’événement, appelant au calme. L’avocat de la famille, Me Bastien Brajon, a appelé sur BFMTV à un rassemblement « sans expression politique ».

Ces tensions éclatent au lendemain d’une importante étape judiciaire: six hommes soupçonnés d’avoir frappé à mort le militant nationaliste ont été mis en examen pour « homicide volontaire » et un assistant du député LFI Raphaël Arnault pour « complicité ».

Ce collaborateur, Jacques-Elie Favrot, 25 ans, a été placé en détention provisoire. Le chef retenu à son encontre confirme qu’il « n’a pas donné de coups directs susceptibles d’avoir causé le décès », a réagi son avocat, Me Bertrand Sayn.

Au juge d’instruction, le jeune homme a redit « qu’il ne s’agissait absolument pas d’un guet-apens, mais bien d’un affrontement avec un groupe de militants d’extrême droite », a poursuivi l’avocat.

Parmi les suspects mis en examen pour homicide volontaire, et également écroué, figure un autre proche de Raphaël Arnault, Adrian Besseyre, 25 ans, qui travaillait dans l’équipe du député jusqu’à quelques jours avant les faits, a expliqué à l’AFP son avocat Me Benoît Courtin.

Quentin Deranque, 23 ans, a été frappé le 12 février par des individus encagoulés en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan, alors qu’il assurait la sécurité des militantes identitaires de Némésis, et est décédé samedi.

Sur RTL, M. Nuñez a déclaré avec certitude ne pas croire au guet-apens, y voyant « une rixe entre deux groupes qui s’est terminée par un homicide volontaire (...) par un lynchage qui est absolument abominable ».

Depuis l’Inde, Emmanuel Macron a exhorté « les extrêmes à faire le ménage dans leurs rangs ».

De son côté, LFI refuse d’exclure M. Arnault. Pour le coordinateur Manuel Bompard, il ne saurait être « tenu responsable des actes de ses salariés ».

Dans ce contexte, à trois semaines du premier tour des élections municipales, cinq médias de gauche lancent un hors-série contre l’extrême droite. Le co-rédacteur en chef de StreetPress Mathieu Molard a regretté que « la temporalité nous a empêchés de traiter » la mort de Quentin Deranque.

La polémique s’invite également dans les municipales. L’ex-patron de l’OL Jean-Michel Aulas, crédité de 42% d’intentions de vote contre 31% pour M. Doucet, a demandé dans une tribune qu’un portrait de la victime soit affiché sur l’Hôtel de Ville. Une démarche qualifiée d’« indécente » par le maire de la Ville, M. Doucet.

09h34: Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a recommandé de ne pas se rendre aux rassemblements d’hommage au militant nationaliste Quentin Deranque prévus samedi ni « d’y associer » le parti, en raison du profil des organisateurs et du risque d’« affrontement », selon une lettre à ses cadres consultée par l’AFP vendredi.

« Les organisateurs de ces rassemblements sont multiples, incertains, quand ils ne sont pas inexistants en relevant de la mobilisation spontanée sur les réseaux sociaux », écrit-il dans ce message, ajoutant que les proches de Quentin Deranque ne sont a priori « à l’initiative d’aucun d’entre eux ».

« La volonté de confrontation de l’extrême gauche avec ces rassemblements semble intacte », ajoute-t-il.

L’agression mortelle de Quentin Deranque, le 12 février à Lyon, a provoqué une tempête politique, un collaborateur du député LFI Raphaël Arnault étant mis en cause et placé en détention provisoire.

« Certains organisateurs, indéniablement liés à l’ultradroite et que nous refusons de côtoyer par cohérence avec notre ligne réaffirmée cette semaine, recherchent également l’affrontement », continue Jordan Bardella.

« Nous vous demandons, sauf situation locale très particulière et strictement encadrée (hommage rendu par une municipalité, par exemple), de ne pas vous rendre à ces rassemblements ni d’y associer le Rassemblement National », dit-il.

L’organisation de rassemblements samedi provoque des inquiétudes dans ce climat sous haute tension. Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a réclamé l’interdiction d’une marche dans sa ville, en évoquant « des risques avérés de troubles à l’ordre public ».

08h44: Le cortège doit s'élancer de la place Jean Jaurès, dans le 7ème arrondissement de Lyon, à 15h pour arriver sur les lieux de l'agression de Quentin Deranque à 1 km de là. Pour cette marche à laquelle ils ne participeront pas, les parents de la victime appellent au calme, à la retenue et à l’absence d’expression politique.

L'affiche de cette marche vise l'ultra gauche, en demandant "justice pour Quentin tué par les antifas", pouvant laisser craindre des affrontements entre bandes.

Si le tracé de la manifestation n'a pas été annoncé, la demande des organisateurs de terminer la marche sur le lieu de l'agression présente également des risques. "C'est une petite rue, qui est contre la voie ferrée, pour moi, ça met en danger tout le monde, et notamment les habitants de cette rue".

Des tracts et messages circulent dans le 7ᵉ arrondissement appelant à « tenir tête aux racistes et à la police qui les protègent » ou à « l’autodéfense populaire ». Ces appels suscitent l’inquiétude des autorités quant à de possibles contre-mobilisations samedi.

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08h02: Laurent Nuñez «ne demande pas l’interdiction» de la marche samedi à Lyon dit-il ce matin chez nos confrères de RTL. «Je ne demande pas l’interdiction de cette manifestation. La marche fera 1,4 km encadrée par les forces de l’ordre. On mobilise un dispositif policier très important, composé d’effectifs locaux et de forces mobiles : il y aura des renforts en nombre conséquent», a informé le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez au micro de RTL ce vendredi matin au sujet de la marche d’hommage à Quentin qui se déroulera à Lyon ce samedi.

Entre 2.000 et 3.000 personnes sont attendues au cours de cette marche, a encore indiqué le locataire de la place Beauvau.

«Il y aura des militants d’ultra-droite, et certains appels à venir perturber cette manifestation, et nous les empêcherons», a encore informé Laurent Nuñez.

07h11: La famille de Quentin Deranque a appelé «au calme et à la retenue» et dénoncé «toute forme de violence politique», à deux jours d’une marche prévue en hommage à leur fils à Lyon, à laquelle ils ne comptent pas participer. Ils «souhaitent que si des personnes veulent s’agréger à cette initiative, qu’elles le fassent dans le calme, dans la retenue et sans expression politique», a déclaré leur avocat sur BFM Bastien Brajon.

05h02: Sept individus suspectés d’avoir porté les coups mortels ont été déférés devant un juge à l’issue de 48 heures de garde à vue, a indiqué jeudi le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, lors d’une conférence de presse. Au cours de leur audition, trois d’entre eux ont reconnu appartenir à la mouvance d’ultragauche.

Six personnes ont été mises en examen pour «homicide volontaire». Jacques-Élie Favrot, le collaborateur parlementaire du député Insoumis Raphaël Arnault, a été mis en examen pour «complicité par instigation» et placé en détention provisoire.

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Vos réactions

Portrait de Exmona
20/février/2026 - 12h19

Bardella c'est surtout qu'il y aura des extrêmes gauche cagoulé qui risque de foutre la merde et faire porter ça pour l'extrême droite

Portrait de annifrance
20/février/2026 - 11h22

Manuel Bompard demande l'interdiction de cette marche. Si mes souvenirs sont bons, pour Naël, il n'a pas eu ce discours. 

Portrait de djelloul
20/février/2026 - 11h11

y en a certains ,a qui la manif etait interdite et pourtant ils sont venus ...Enfin je dis ca je dis rien