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L’Arcom rappelle à l’ordre BFMTV après une interview d’Apolline de Malherbe d’un géopolitologue, Frédéric Encel, sur le conflit irano-israélien en juin dernier - VIDEO

Dans une décision rendue sur son site Internet, l'Arcom indique être intervenue auprès de BFMTV à la suite d'une séquence qui a été diffusée le 16 juin dernier sur l'antenne.

Ce jour-là, Apolline de Malherbe recevait, sur son plateau, Frédéric Encel, géopolitologue et maître de conférence à Sciences-Po, pour évoquer le conflit irano-israélien, alors que des missiles iraniens avaient touché le sol israélien quelques jours après une attaque d’Israël sur des sites de production nucléaire iranien.

"Sur le dossier iranien, je pense que le gouvernement israélien est à peu près dans le droit international. La politique du gouvernement israélien, dont une partie est constituée de gens d’extrême droite et de véritables fanatiques, est éminemment critiquable. D’ailleurs entre parenthèses, ce gouvernement sur le dossier de Gaza, il est extrêmement critiqué, sinon condamné par un peu plus des deux tiers, selon les derniers sondages, de la population israélienne elle-même", affirmait à l'époque Frédéric Encel.

Alerté par des téléspectateurs, l'Arcom s'est donc exprimée dans une décision publiée sur son site Internet. "Elle a estimé que, replacée dans son contexte, la déclaration concernant les frappes israéliennes en Iran n’engageait que son auteur dans le cadre d’un exposé sur les stratégies en présence, sans vocation à en démontrer la légalité, de sorte qu’un manquement caractérisé à l’exigence d’honnêteté et de rigueur dans la présentation de l’information qui incombe à la chaîne n’apparaissait pas constitué", écrit le régulateur de la communication audiovisuelle et numérique.

Et d'ajouter : "En revanche, les résultats des sondages mentionnés par l’invité, selon lesquels un peu plus des deux tiers de la population israélienne seraient critiques envers la politique gouvernementale à Gaza, sont dénués de sources".

"L’Arcom a appelé l’attention de l’éditeur du service sur la nécessité de veiller, à l’avenir, à ce que les sources de l’information soient indiquées aux téléspectateurs", conclut la décision.

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