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Espagne: Le Premier ministre Pedro Sánchez a promis que l’Etat rendrait "justice" si "nécessaire" dans les enquêtes sur les deux accidents ferroviaires qui ont fait 47 morts en janvier

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a promis mercredi que l’Etat rendrait « justice » si « nécessaire » dans les enquêtes sur les deux accidents ferroviaires qui ont fait 47 morts en janvier dans le pays, et défendu le réseau ferroviaire national, « pas parfait » mais « sûr ».

« Je veux que vous sachiez que l’État tout entier fait et fera tout ce qui est en son pouvoir pour accompagner (les blessés et les proches des victimes, ndlr), pour les aider à comprendre les causes de l’accident et, si cela s’avérait nécessaire et approprié, pour rendre justice », a-t-il déclaré face aux députés devant lesquels il s’exprimait pour la première fois sur ces catastrophes.

« Nous enquêterons avec rigueur, nous informerons avec transparence », a poursuivi Pedro Sánchez dans l’hémicycle, assurant également que son gouvernement « prendr(ait) les mesures nécessaires pour que des accidents comme celui que nous pleurons aujourd’hui ne se reproduisent plus ».

Sous pression de l’opposition de droite et d’extrême droite, qui appellent au départ de son ministre des Transports, Oscar Puente, mais aussi à sa propre démission après ces deux accidents survenus coup sur coup, Pedro Sánchez a défendu le système ferroviaire espagnol et ses « 15.700 km » de long, dont « 4.500 (de voies) à grande vitesse ».

« Ce système n’est pas parfait - malheureusement nous avons subi une terrible tragédie -, mais il est sûr », a affirmé le dirigeant socialiste.

« Depuis 2018, nous avons pratiquement triplé l’investissement dans les infrastructures ferroviaires », a-t-il encore déclaré, accusant notamment la droite, qui gouvernait avant son arrivée au pouvoir il y a près de huit ans, d’avoir sous-investi dans le réseau ferroviaire national, qui transporte désormais « chaque semaine plus de 12 millions » de passagers.

Dans ce contexte tendu, lundi, au premier jour d’une grève des cheminots, les syndicats majoritaires et le gouvernement sont parvenus à un accord pour améliorer l’entretien et la sécurité des voies ferrées et des trains.

Le gouvernement s’engage notamment à investir 1,8 milliard d’euros pour améliorer la maintenance, créer 3.650 emplois et renforcer la sécurité ferroviaire, selon le ministère des Transports.

« Il reste du travail à faire, sans aucun doute, et aussi beaucoup à améliorer », a toutefois reconnu Pedro Sánchez face aux députés.

Avant de conclure son discours en promettant: « Si une fois leur enquête achevée, les experts et expertes (...) nous disent que nous devons en faire davantage, nous le ferons ».

Prenant la parole après lui, le patron du Parti populaire (droite) Alberto Núñez Feijóo a accusé les autorités d’avoir « joué à la roulette russe avec (la) sécurité » des Espagnols.

« C’était un accident évitable, pas une catastrophe imprévisible, et ce qu’ils auraient dû faire, c’est venir demander pardon et assumer les conséquences », a-t-il ajouté, évoquant en particulier la catastrophe d’Adamuz (sud), qui avait fait 46 morts.

Deux jours plus tard, un autre accident avait fait un mort en Catalogne.

 

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