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"Nazi sans prépuce": Un nouveau procès sur la légalité du licenciement par France Inter de Guillaume Meurice aura lieu faute d'accord entre les juges des prud'hommes

13h45: Les conseillers prud'hommes chargés de se prononcer sur la légalité du licenciement de l'ex-humoriste de France Inter, Guillaume Meurice, n'ont pas réussi à s'accorder sur un jugement et l'affaire devra être tranchée lors d'une nouvelle audience, a annoncé lundi à l'AFP son avocat.

Limogé par Radio France en 2024 pour avoir qualifié à deux reprises le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, de "nazi sans prépuce", Guillaume Meurice conteste la légalité de son licenciement et réclame quelque 400.000 euros de dommages et intérêts à Radio France. L'affaire doit désormais être examinée par un juge professionnel à une date qui n'a pas été déterminée, selon Me Hugues Dauchez.

06h50: La justice se prononce aujourd'hui sur la légalité du licenciement de l'ancien humoriste de France Inter Guillaume Meurice, limogé en juin 2024 pour avoir qualifié à deux reprises le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de "nazi sans prépuce".

Cette affaire avait provoqué des turbulences au sein de la première radio de France et ravivé le débat sur les limites de la liberté d'expression, qui s'est prolongé lors de l'audience devant les prud'hommes de Paris début décembre.

Par la voix de son avocat, l'ancienne figure de France Inter y a défendu une "blague" semblable à celles que la station "lui demandait de faire tous les jours" et dénoncé un "prétexte" pour justifier son éviction.

Me Hugues Dauchez a réclamé l'annulation du licenciement et quelque 400.000 euros de dommages et intérêts.

Son ancien employeur Radio France a, lui, tenté de convaincre que Guillaume Meurice avait enfreint son "devoir de loyauté" en réitérant cette formule polémique malgré un avertissement de sa direction, sa suspension de l'antenne et une mise en garde du gendarme de l'audiovisuel.

"Il a fait la politique de la terre brûlée", a estimé l'avocat du groupe public, Eric Manca. La décision est attendue à la mi-journée. L'origine de l'affaire remonte au début de novembre 2023, quand Guillaume Meurice suggère dans un sketch sur Halloween un "déguisement" de Benjamin Netanyahu, "sorte de nazi mais sans prépuce".

Ces propos, tenus quelques semaines après l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023 en Israël et le début de la guerre à Gaza, provoquent une tempête médiatique et lui valent des accusations d'antisémitisme.

L'humoriste est alors entendu par la police dans le cadre d'une enquête pour provocation à la haine, ultérieurement classée sans suite faute d'infraction suffisamment "caractérisée".

S'estimant blanchi, Guillaume Meurice reprend l'expression à l'antenne en avril 2024 et déclenche une nouvelle et ultime tempête. Mi-juin, la direction de Radio France le licencie pour faute grave, malgré l'opposition des syndicats et de la rédaction de France Inter qui dit redouter un "précédent grave" pour la liberté d'expression.

Hasard du calendrier, le jugement des prud'hommes lundi intervient quelques jours après le départ de la tête de France Inter d'Adèle Van Reeth, qui dirigeait la station pendant l'affaire Meurice.

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Vos réactions

Portrait de delorsgilles
9/février/2026 - 19h07

moi je suis favorbale pour tout le monde  a ce qu'il n'y eat pas  trop de limite a la liberte d'expression    citoyen ordinaire et  humorite compris mais ce n'est pas le choix qu'a fait la france   en droit  les mots sont dans le dictionnaire ils sont fait pour etre utilises mais la majorite de sgens  vous diront qu'on a pas le droit de dire  ce q'on veut   d'injurier  d'insulter  ce qui est une erreur  de choix de societe la verbalisation jusu'au bout permet bien souvent d'eviter  d'en venir a la violence physique  quand aux  humoriste  caricaturistes il est de tradition qu'il est le droit de tout dire   mais encore une fois ce qui rend le dossier ici  tres complique et qui fera jurisprudence     c'est u'il a eus un avertisement de la radio  un plainte    classsee elle ausis sans suite et  malgre cele  il n'en reste pas la puisqu'il reitere  sa blague  c'est ça  qui rend la question juridiquement tres compliquee car c'est une question   fondamentale qui se pose en droit et il faudra atttendre la cassation  pour connaitre cette poition juridique

Portrait de delorsgilles
9/février/2026 - 18h58
Touché01 a écrit :

Presque 2 ans pour étudier cette affaire très claire, puisque tout a été dit à l'antenne.

Par contre  on classe en quelques jours l'examen du rôle du proviseur dans le suicide de la lycéenne de 17 ans !

quand a  l'affaire de l'humoriste elle et particulierement compliquee et croyez moi ça ira  au minimum en cassation tellement la question est ardue un humoriste a t'il le droit de tout dire   de plus la  il s'agit d'un licenciement pour recidive  france inter  licencie car malgre son avertissement il  reitere une 2eme fois sa blague  ça complique  le dossier et la preuve les juges non pro des prudhomme ne sont pas arrives a se mettre d'accord et  atrancher le dossier 

Portrait de delorsgilles
9/février/2026 - 18h54
Touché01 a écrit :

Presque 2 ans pour étudier cette affaire très claire, puisque tout a été dit à l'antenne.

Par contre  on classe en quelques jours l'examen du rôle du proviseur dans le suicide de la lycéenne de 17 ans !

il n'y avait pas de plainte  contre le proviseur comme vous l'ecrivez  mais plainte pour harcelement scolaire les mineurs sont sous la responabilite de leurs parents qui doivent s'occuper d'eux  y'a pas  d'elements  suddisants donc le procureur classe c'est un des problemes de notre justice les procureurs  ont le pouvoir de classes ou de poursuivre  car  c'est  une orte de jugement alors que les procureurs nont pas qualite de magistrat ile ne sont pas independnat ils appliquent la politique penale du gouvernement   bon on peut toujours allez plus  joint avec  une contitution de partie  civile et une plainte devant le doyen des juges  d'intructions mais si y'a pas  d'element importants  ça n'ira pas loin harcelement c'est vague

 

Portrait de Touché01
9/février/2026 - 13h38

Presque 2 ans pour étudier cette affaire très claire, puisque tout a été dit à l'antenne.

Par contre  on classe en quelques jours l'examen du rôle du proviseur dans le suicide de la lycéenne de 17 ans !

Portrait de titus75
9/février/2026 - 12h44

c est lui qui va donner400000€ ! en appel tu gagnes jamais 

 

Portrait de GLGD
9/février/2026 - 12h30

Est-ce que Meurice aurait dit la même chose des chefs terroristes du Hamas et du Hezbollah "nazis sans prépuces"? Eux sont assurément circonscrits, assurément antisémites, donc répondre à cette question détermine si Meurice avait un positionnement militant et politique, ou s'il faisait de l'humour pouvant viser invariablement n'importe quelle personne ou entité. Dans le 1er cas, son licenciement aura été un moindre mal puisque Netanyahu pouvait directement le poursuivre judiciairement en plus.

Portrait de Guynemer
9/février/2026 - 08h48

Et bien sûr, payé avec nos impots! 

Portrait de babaorohm
9/février/2026 - 08h19

400000€.Pour donner aux pauvres j'espère.    

Portrait de Touché01
9/février/2026 - 08h14

Je pense qu'il va perdre.